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Grâce au test des tâches d'encre que Monbricabrac m'a conseillée sur ce site, j'ai peut-être trouvé le pourquoi du comment de mes rêves invraisemblables :
Tout le monde a besoin d'amour. Mais votre besoin d'aimer est profondément ancré dans
votre subconscient et détermine de nombreuses décisions dans votre vie. C'est peut-être une nouveauté pour vous. Votre énergie émotionnelle est énorme. Vous êtes un vrai gourou de l'amour, une
source d'inspiration pour votre entourage et vous les poussez à être aimables les uns envers les autres.
De cette manière, votre caractère aimable alimente votre réseau et peut provoquer des réactions en chaîne d'expériences positives. Il est possible que votre puissant besoin d'aimer soit une
tentative d'éviter tout ce qui est négatif et donc le contraire de l'amour.
Punaise, Enrico Macias était le mendiant de l'amour, moi, je suis le Gourou de l'Amour... ^_^
Et vous, ça donne quoi ? Prêts à être enfermés avec moi ? ^_^
Il vaut mieux rêver sa vie
que la vivre, encore que la vivre, ce soit encore la rêver.
Marcel Proust
La dernière fois que j’ai rêvé de Gerry, on m’avait fait remarquer que c’était sans doute le fait qu’il s’inscrive comme un mâle dominant (c’est mon chef) qui ne me ferait « aucun mal » ( au sens propre comme figuré puisqu’il est homo) qui avait généré ce rêve pour le moins troublant… Je pense, honnêtement, que l’explication tient la route… Sauf que…
Je suis affligée… Visiblement, dès que je ne vois pas Gerry de quelques jours, il faut que je rêve de lui… Il était venu hanter mes nuits la veille du retour des vacances de février… et là, il est venu encore m’envahir dans la nuit de lundi à mardi, après mes six délicieuses journées sans bosser.
Dans mon dernier rêve, j’en étais restée à de simples avances de la part de mon boss… Et bien plus fort, que les avances, là, on a consommé ; et bien consommé, visiblement… Sauf que je n’ai rien vu… Je m’autocensure. J’ai mon propre décodeur Canal + intégré. Le CSA veille : interdit aux moins de 18 ans. Rien d’érotique. Pas un bout de chair. Pas une once de plaisir. Rien. Mon rêve a commencé le moment juste avant. Le moment où les choses se concrétisent. Et puis trou noir (ahahah). Ellipse temporelle. Cut de la scène au montage. Mon rêve a repris le lendemain matin, au réveil.
Je me suis donc réveillée dans les bras de Gerry. Et bien, je peux vous dire que ça fait drôle de se réveiller à côté de son boss quand on n’est psychologiquement pas préparée à ça… Mais, le pire du pire, c’est que j’étais bien avec lui, ce matin-là. Je me sentais sereine. Il ne lui manquait que la clope au bec et le pitoyable « Alors, heureuse ? » pour que le tableau soit digne d’un mauvais film de série Z.
Là, où ça se complique, c’est que mon rêve s’est télétransporté en région parisienne : Gerry était mon chef dans un lycée ( ?!?) en région parisienne ( ?!?). Et quand je retrouvais à peu près mes esprits, la seule chose qui m’obsédait, c’était : « Oh, mon Dieu ! Qu’est-ce qu’on va dire au travail ? » ( ?!?)… Oui, je viens de coucher avec mon boss et c’est l’avis de mes collègues qui importe… Cherchez l’erreur…
Et c’est là que ça devient du grand n’importe quoi de compétition. Réalisant que je devais aller bosser, je me suis rendue compte que je n’avais pas de mousse coiffante ( ?!?) pour essayer de dompter ma chevelure et cacher à mes collègues ma folle nuit. Et cette mousse coiffante, je ne pouvais la trouver qu’au Monoprix de Boulogne ( ?!?). Oui. Uniquement le Monoprix ( ?!?). Et uniquement celui de Boulogne ( ?!?). C’est comme ça.
Me voilà donc, dans le métro, pas coiffée. Dans la rue, toujours pas coiffée. Quand je tombe sur ami qui me demande ce que je fais là ( ?!?)… et à qui je raconte ma nuit avec Gerry, ma préoccupation sur ce que vont bien pouvoir penser mes collègues de travail et mon problème existentiel : il faut que j’aille à Monoprix acheter de la mousse coiffante pour ressembler à quelque chose et pouvoir aller faire cours. Oui, mes cheveux passent avant mes élèves, et alors ?… Et la seule réaction de cet ami, c’est de me dire que j’aurais pu lui dire, dans un de nos nombreux mails, que j’avais été mutée sur Paris ( ?!?)… Oh, mais ça va, je ne peux pas penser à ma mousse coiffante et à donner ma position géographique, non plus !!!
Il me semble que c’est là que l’expression sans queue ni tête prend tout son sens… (re ahahah)
Evidemment, quand je me suis réveillée le lendemain matin, que j’ai vu que j’étais seule dans mon lit, dans le sud, et que j’avais de la mousse coiffante pour discipliner mes cheveux, j’ai été plus que soulagée… mais en même temps, un peu déstabilisée d’avoir rêvé de Gerry dans de telles circonstances. Et évidemment, quand j’espère trouver une oreille compatissante auprès de Madame A ou de Nan, ça se finit dans un fou-rire où je suis la première à pleurer… de rire !… Oh, les filles, faites quelque chose, plaignez-moi quand même un peu, je ne sais pas, moi !
Non, mais là, ça suffit de venir squatter mes rêves, Gerry… Il y aurait d’autres hommes que j’y accueillerais bien volontiers (George, si tu nous regardes…). Parce que honnêtement, Gerry, il est super sympa, très gentil, je l’aime beaucoup, mais même si il n’était pas homo, il ne représenterait aucun fantasme pour moi. Mais aucun, aucun, aucun… Brrrr !… Ce qui ne m’a pas empêchée d’être gênée quand j’ai dû aller le voir dans son bureau, le lendemain… Il doit vraiment penser que parfois, je ne suis pas très nette...
Fort heureusement, je m’en vais à la fin de l’année… Mais ce serait sympa que l’année prochaine, j’arrête de rêver de mes chefs, quand même… Parce que là, j’ai quand même presque peur d’aller me coucher, le soir… Maman, doudou !
La plus grande difficulté de l'éducation, c'est de
transformer les idées en
expérience.
Georges Santayana
« Comment va ta fille, MC ? »
« MiniBri ? (comme si j’avais quinze enfants…). Elle va super bien. Et puis, je suis contente, elle est propre maintenant, ça y est ! » (Mais, non, je ne suis pas super fière de ma fille…Non, je ne le dis pas à tout le monde 254 fois…)
« Ah oui ? Et ça s’est bien passé ? »
« Ben… euh… oui ! » (En fait, c’est quoi, mal se passer, dans l’apprentissage de la propreté ?)
« Parce que moi, ça m’a complètement stressée. Quand il a fallu que ma fille soit propre, je m’en suis rendue malade. J’en étais arrivée à ne plus en dormir de la nuit… »
Hein ?
Elle ne dormait plus de la nuit parce sa fille devait être propre ?… C’est une blague, non ?… Je suis une victime d’une caméra cachée, c’est ça ? Non, parce qu’avoir des insomnies parce que son enfant d’à peine deux ans et demi n’est pas encore propre, j’ai peur que ce soit un peu abuser…Ben oui, je ne m’inquiète pas pour des choses aussi futiles que ça. Oui, ma fille devait être propre avant de rentrer à l’école en septembre prochain… Mais, je lui faisais confiance pour que ça vienne d’elle-même avant ses trois ans. Ca m’aurait servi à quoi de lui mettre la pression ? Ca aurait avancé à quoi que je me stresse pour ça ?… Quand j’entends des choses comme ça, je me dis que, vraiment, cette collègue n’a pas dû avoir de gros problèmes dans sa vie pour en arriver à faire des insomnies pour des histoires de couches…
Hier, j’ai encore eu un exemple dans ce goût-là. Grosse journée barbecue chez la marraine de MiniBri : beaucoup de monde, des enfants qui courent partout… Je sais que ces jours-là, MiniBri est ravie de courir dans le jardin dans sa tata préférée, de vivre sa vie de petite fille de bientôt trois ans et qu’elle se salit des pieds à la tête (hier, elle avait de la fraise du front jusqu’aux chaussures). Elle s’éclate. Alors, toujours en gardant un œil sur elle, je la laisse faire un peu ce qui lui chante, tant qu’elle ne met personne en danger. Si il y a d’autres enfants, je suis partisane de les laisser régler leurs conflits d’enfants entre eux : tant qu’il n’y a pas de sang pour savoir qui va monter sur la trottinette, je les laisse apprendre ce que veut dire se sociabiliser et s’imposer sans intervenir. Sauf qu’hier, je suis tombée sur un nid de mamans poules qui tiennent la main de leur enfant pour qu’ils fassent du toboggan avec elles, qui ne laissent pas leur progéniture s’éloigner à plus d’un mètre pour qu’il reste avec elles, qui interviennent au moindre chouinement de leur tête blonde et qui ont déjà un mouchoir à la main avant que leur enfant n’ait fini d’éternuer… Des mamans omniprésentes…
Et là, j’ai presque eu le sentiment d’être une mère indigne… Moi, la maman célibataire, qui devrait compenser l’absence d’un père par une infaillibilité à toute épreuve, je laisse ma fille aller à son rythme et évoluer comme bon lui semble. Je la laisse faire ses propres expériences. Je n’accours pas dès qu’elle se met à râler ou à pleurer (de toute façon, je reconnais les pleurs qui demandent que j’arrive rapidement parce qu’il y a urgence !). Je laisse ma fille s’éloigner à plus d’un mètre de moi. Ben oui…
Est-ce que, pour autant, ça fait de moi une mère laxiste ? Non, je ne crois pas… Je suis de ceux qui croient qu’élever un enfant, c’est lui prendre la main, lui donner la main et… lui lâcher la main. Bien évidemment, tout est relatif selon les âges : je ne vais pas laisser ma fille boire du whisky sous prétexte qu’elle veut goûter ni la laisser se coucher à dix heures du soir parce qu’il y a une rave Dora… Non, évidemment…
Oui, je suis toujours là pour la câliner quand elle a une envie pressante de bisous ; oui, je la serre contre mon cœur quand elle a besoin d’être réconfortée ; oui, je lui tiens la main quand elle apprend quelque chose ; oui, je me fais du souci pour elle quand elle est malade… Mais oui, de la même façon, je la gronde quand c’est nécessaire, je pose des limites (qu’elle teste, évidemment !) pour lui apprendre les règles, je lui impose certaines choses… Mais, je refuse de me transformer en mère hyper couveuse. Non. Ce ne serait pas nous rendre service, ni à elle, ni à moi.
Ma fille est et restera l’élément le plus cher et le plus important de ma vie. Indubitablement. Et c’est parce que je l’aime, parce que je mets tout mon amour pour elle dans chacun de mes choix que je crois que je ne me trompe pas dans l’éducation que je lui donne. Et, plus que tout, je crois que je peux affirmer que ma fille est heureuse… What else ?
Soyez
réalistes : demandez l'impossible
Ernesto Che Guevara
Je ne sais pas pourquoi les gens sont aussi stressés en voiture… Est-ce qu’en fait 95% des gens seraient des claustrophobes qui s’ignorent et qui se retrouveraient en état de panique intense dès qu’ils se retrouvent enfermés dans l’habitacle d’une voiture ? Ou peut-être est-ce la ceinture de sécurité qui leur rappelle de vieux fantasmes inassouvis et qui les frustre ?
Comment expliquer autrement que des abrutis se mettent à klaxonner sans discontinuer au péage ? Ils n’ont pas vu, qu’autour d’eux, des dizaines de voitures attendent depuis aussi longtemps qu’eux ? Ils croient quoi ? Que le fait de klaxonner va faire accélérer les choses ? Que toutes les voitures vont s’écarter pour les laisser passer, eux, le tout sur un air de Carmina Burana ? A moins qu’ils n’espèrent qu’une armée de pompom girls ne vienne leur frayer un chemin au milieu de tout ça ?… En rentrant d’un week-end prolongé, ils trouvent encore le moyen d’être stressés…
Et oui, en prenant la route ce soir, il fallait bien s’attendre à ce qu’il y ait du monde… Est-ce que, pour autant, ça autorise à emprunter la bande d’arrêt d’urgences ? Quelle est l’urgence ? Madame qui va rater « Qui va gagner des millions » ? Monsieur qui ne va pas avoir le temps d’aller consulter son site de résultats sportifs si ils arrivent trop tard ?… Où est ce qu’on appelle le civisme, dans tout ça ?
Et la politesse au volant, n’en parlons même pas… Dire merci à quelqu’un qui vous laisse passer, c’est contraire au code de la route ?… Oui, effectivement, aucun livre de code, aucune question à l’examen ne parle de civilité, mais quand même. Lever la main pour remercier quelqu’un de vous avoir laissé passer, par exemple, je ne crois pas que ça ait provoqué une quelconque tendinite ni déclenché quelque maladie que ce soit… Ne pas le faire, par contre, engendre une bêtise humaine et une impolitesse incurables.
Ben oui, j’étais moi aussi dans ces embouteillages, ce soir, et pourtant, je ne suis pas partie en week-end… Non, ça ne m’amuse pas d’être bloquée au milieu de tous ces gens et d’avancer aussi vite qu’une limace dopée à la verveine. Mais être debout sur mon klaxon ou essayer de gruger tout le monde n’y changerait rien. Alors, je prends mon mal patience. Je mets le cd live des Fatals Picards et je ris toute seule de leurs bêtises pendant que MiniBri dort à l’arrière.
J’observe autour de moi ces huit jeunes hommes déchaînés dans un Chrysler prêt à déborder… Je regarde ce couple qui respire la joie de vivre où chacun fait tout pour ne pas avoir à regarder l’autre ni à lui adresser la parole… Je vois cette famille Ricoré heureuse de rentrer de ce week-end en famille… De l’autre côté, cette jeune femme, pendue à son téléphone en train de pleurer visiblement… Je me prends au jeu d’imaginer ce que chacun fait là, qui ils sont, ce qu’ils font de leur vie… En quelques voitures, on retrouve déjà une bonne représentation de notre société…
Ces atrophiés du bulbe experts en klaxons ininterrompus et dotés d’incivilité première catégorie n’auront pas eu raison de mes six jours de congés : je termine mes six jours de congés dans l’état de sérénité que je voulais trouver… Je me fiche complètement d’arriver chez moi trente minutes plus tôt ou plus tard… J’y arriverai zen, c’est tout ce que je demande… A ce rythme-là, je vais troquer mon monospace contre un combi WW et finir avec un bandeau dans les cheveux, des lunettes de soleil rondes et des fringues totalement vintage en chantant des chansons hippies…
Vous avez dit...