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Dans mes mains...

Dimanche 23 août 2009
Orgueil et préjugés de Jane Austen

En quelques semaines, j'ai fait une cure intense de "Orgueil et préjugés" : j'ai vu la série de la BBC, en six épisodes, avec Colin Firth, puis le film de avec Keira Nightley, et pour terminer, j'ai lu le roman qui est à l'origine de tout ça.

Ce qui m'a poussé à m'intéresser à ce livre, c'est... Darcy. Helen Fielding reconnaît s'être inspirée du Darcy de Jane Austen pour créer son Marc Darcy Bridgetien. Et effectivement, on retrouve des traits de caractères communs entre les deux personnages.

Mais les ressemblances ne s'arrêtent pas là. Elizabeth, la protagoniste d'Orgueil et préjugés a une mère qui ressemble à celle de Bridget : un peu fantasque, un peu fofolle, un peu grandiloquente et qui ne pense qu'à une chose : marier ses filles. J'ai retrouvé la même relation empreinte de tendresse et de complicité entre l'héroïne et son père....

Les similitudes s'arrêtent là : Elizabeth Bennet n'est pas une célibattante qui recherche désespérement l'Amour et qui collectionne les Daniel Cleaver. Elle serait plutôt une jeune femme peu pressée de se marier, curieuse et avec un sacré caractère... ce qui dénote particulièrement, dans l'Angleterre du XVIIIème siècle, dont ce livre témoigne. Dans un des nombreux bals donnés, elle rencontre Darcy qui semble être l'incarnation de la prétention. Et puis, le roman essaie de nous démontrer que le personnage qui est orgueilleux est plein de préjugés n'est pas forcément celui qu'on croyait.

J'ai passé un bon moment plongée dans cette société anglaise du XVIIIèle que je ne connaissais pas trop. Je n'ai réussi à me plonger dans le roman qu'après avoir vu la série de la BBC : au départ, j'ai eu beaucoup de mal à m'y retrouver parmi les nombreux personnages du livre. (D'ailleurs, une mention spéciale à la série qui reprend mot pour mot de nombreux passages du livre). Les personnages sont savoureux : la mère de Lizzy et mister Collins m'ont fait sourire à de nombreuses reprises, les jeunes soeurs de l'héroïne ne sont pas moins écervelées que certaines adolescentes du XXIème siècle et j'ai apprécié Elizabeth Bennet.


Ma vie est tout à fait fascinante de Pénélope Bagieu

Je la lis régulièrement sur son blog et j'attendais impatiemment l'édition de son livre en poche. J'ai passé un excellent moment mais... trop court !
J'avais laissé le livre dans mon sac à main pour bouquiner tranquillement au parc, pendant que MiniBri faisait son 729ème tour de toboggan, mais je l'ai dévoré d'une traite.
J'ai souri, j'ai ri intérieurement en voyant certaines planches : je vais finir par croire que Pénélope est une de mes copines...



Je ne souffrirai plus par amour de Lucia Etxebarria

J'ai déjà parlé de ce livre ici et .
Même si l'auteure insiste pour le qualifier d'essai, j'ai plutôt le sentiment qu'il est à mi-chemin entre l'essai et le livre de développement personnel.
La première partie est celle qui  m'a le plus intéressée, et celel qui se rapproche le plus du genre de l'essai : elle s'intéresse à la dépendance émotionnelle, au besoin d'amour, aux raisons, en citant de nombreux auteurs... et de nombreux cas d'exemples.
La seconde partie a vraiment trait au développement personnel et à comment renforcer l'estime de soi. C'est la partie du livre qui m'a le moins captivée.
Enfin, dans la troisième partie, Extebarria passe au crible les représentations de la figure féminine à la télévision, et dans les telenovelas, plus particulièrement. Son analysé en est fort intéressante.
J'aime beaucoup la façon d'écrire de cette femme, mais je reste plus sensible à ses romans : "Un miracle en équilibre", "Amour, Prozac et autres curiosité", "Aime-moi por favor" m'avaient vraiment beaucoup plus... C'est certainement pour ça que j'ai commandé Cosmofobia.


Cosmofobia de Lucia Etxebarria

Dans un tag sur les livres que j'avais fait, on me demandait quel serait mon livre idéal : j'avais répondu que ce serait " Un livre avec plusieurs narrateurs (...) Je crois aussi que pour moi, ce serait un livre écrit par une femme car, en général, j'y suis plus sensible". J'en ai rêvé, la señora Etxebarria l'a fait... et j'ai adhéré. J'aime vraiment la plume de cette femme.
Cosmofobia, c'est l'histoire d'un quartier de Madrid. " Le quartier est grouillant de vie comme une fourmilière, il se contracte et se dilate comme un muscle cardiaque, la vie suit son cours rapide et inexorable, en un combat acharné, et coule comme une source ou un fleuve dont le débit ne cesse de monter. Certains se noient dans ce tourbillon, d'autres apprennent à nager en gardant un oeil sur les vêtements."
Ce roman, c'est un enchevêtrement de personnages qui racontent leur histoire, des relations qu'on voit se tisser au fr et à mesure entre eux, des déceptions, des joies, de l'amour, un brin de "magie", et tout un tas d'autres choses qui en font sa richesse... J'ai vraiment passé un bon moment, totalement immergée dans ce quartier madrilène.
En attendant que le dernier opus d'Etxebarria,  "Ce que les hommes ne savent pas",  sorte en poche, je crois que je vais continuer d'aller fouiner du côté des quelques romans dont elle est l'auteure et que je n'ai pas encore lus.


La prochaine fois
de Marc Levy


Et puis, j'ai lu mon roman Harlequin de l'été, histoire de bien faire le contraste avec la plume de Lucia Etxebarria.
C'est bizarre, à chaque fois que je referme un livre de Levy, je me dis que vraiment, il ne s'est pas foulé. Mais, c'est un peu comme les comédies roses bonbons qu'on se plait à regarder un jour d'hiver pluvieux, sous la couette : on sait très bien ce qui va se passer, comment ça va se passer, mais on va jusqu'au bout...
Et là... comment dire... Je crois que c'est le livre de Lévy où je me suis le plus ennuyée. Absolument rien n'est probable, l'écriture est plate, il n'y a aucune originalité... Bref... Je ne suis vraiment pas sûre relire un autre livre du même auteur. Ce roman aura fini de m'en convaincre.




Et puis, fidèle à moi-même, j'ai avalé tout un tas de magazines féminins. J'ai appris tout un tas de choses avec lesquelles je ne suis absolument pas d'accord, j'ai lu tous les horoscopes possibles et imaginables, j'ai dû refermer un magazine sur deux en disant "pfff, je ne l'achèterai plus"... mais, que voulez-vous, j'aime bien avoir le cerveau d'une dinde qui jacasse, le QI d'un bulot et surtout, lire les horoscopes qui vous annoncent beaucoup de bonnes choses qui n'arriveront jamais, c'est évident !


Et maintenant, j'ai trois livres sur ma table de nuit... et je ne sais pas par lequel commencer...


God save la France de Stephen Clarke



Les tribulations d'une caissière d'Anna Sam


Les déferlantes de Claudie Gallay


Par MamanCelib
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Mardi 28 juillet 2009
Je suis toujours dans ma lecture de "Je ne souffrirai plus par amour" de Lucia Etxebarria. Comme le titre l'indique, c'est un traité sur l'amour, les relations amoureuses, la dépendance affective et tout ce qui fait qu'on peut souffrir dans une histoire d'amour.

Pour impliquer davantage son lecteur ou sa lectrice, l'auteure, Lucia Etxebarria, s'adresse directement à nous, en nous tutoyant, pour créer cette relation de complicité, propice aux confidence. Du coup, on presque l'impression d'entendre tatie Lulu nous dire comment déterminer :


Dix signes pour identifier le ou la partenaire qui ne te convient pas


1) Est-il capable de partager tes sentiments ?
Ah oui, effectivement, quelqu'un qui partage les mêmes sentiments, ça aide à déterminer si on va pouvoir s'entendre ou pas...
2) Est-il digne de ta confiance ?
La confiance, le Saint Graal du couple. Sujet épineux et complexe.
Comment peut-on envisager une vie de couple sereine sans faire confiance à l'autre ? Comment est-ce possible de redonner sa confiance à quelqu'un qui l'a trahie, ne serait-ce qu'une fois ?
3) S'assume-t-il ?
En filigrane, si il ne s'assume pas, ça veut dire qu'il cherche une seconde mère plutôt qu'une femme. Ca peut plaire à certaines de jouer le rôle de la parfaite desperate housewive... mais ça peut en faire fuir un grand nombre !
4) A-t-il un niveau suffisant d'estime de soi ?
Comment aimer quelqu'un d'autre si on ne s'aime pas soi-même ?
5) Est-il optimiste ?
Comment ça ? Ca n'emballe personne de vivre avec quelqu'un qui envisage toujours l'avenir de façon négative ? Non, vraiment, je ne vois pas pourquoi...
6) Comment réagit-il au stress ?
Certains auront des réactions sanguines... d'autres réagiront aussi dynamiquement qu'une larve sous anxiolytiques. Reste à savoir quelle réaction on est capable de gérer... et surtout, quelle réaction on n'a aucune envie de subir....
7) Veut-il exercer un contrôle sur toi ?
Là, c'est alerte rouge, si on répond oui : ça sent le manipulateur à plein nez !.. Courage, fuyons !
8) Est-il trop gentil ?
On se méfie de ceux qui ne sont pas assez gentils, et on devrait aussi trouver suspect un homme trop gentil ? Ca va être simple, cette histoire, tiens...
9) A-t-il une addiction ?
Tout dépend de l'addiction, je crois. Si c'est une addiction à l'alcool, aux drogues, aux femmes, à l'OM, ou autres, ça peut poser problème. Si c'est une addiction aux chaussures Minelli qu'il aurait envie d'offrir aux femmes, ou aux rivières de diamants, ça peut se négocier.
10) Est-il sexiste ?
Je crois que le seul billet que j'ai mis hier tient lieu de commentaire....

Ah, Tatie Lulu... Certaines choses que tu peux dire ici sont des évidences, des lapalissades, des choses qui semblent couler de source, mais comme toute Tatie Lulu qui se respecte, il fallait bien que tu donnes encore d'autres conseils.


Dix commandements pour une relation (à peu près) heureuse


1) Tombe amoureux de quelqu'un qui t'aime aussi
Ah oui, effectivement, ça peut aider à s'épanouir dans une relation, ça... En même temps, si tomber amoureux se commandait, ça se saurait...
2) Recherche quelqu'un avec qui tu aies des affinités
Oui, "les contraires s'attirent"... mais je crois, par expérience, que trop de différences ne peuvent pas, sur le long terme, être très épanouissantes.
3) Connais l'autre, ne l'imagine pas
Je crois qu'il faut prendre conscience de ce qu'est l'autre, réellement, et ne pas s'imaginer qu'il va changer, par amour. On l'aime tel qu'il est, pas tel qu'on voudrait qu'il soit.
4) Ne t'ennuie pas
Ah bon ? La routine ne fait pas partie des fantasmes de chacun ? Tiens donc....
5) Fixe les règles avant de jouer
Parce que c'est un jeu ?
Je crois, en plus, que les règles doivent se fixer ensemble. Après, c'est à chacun de voir si il a envie de jouer selon ces règles ou pas.
6) Ce qu'il a fait à la précédente, il peut te le faire à toi aussi
Lu, testé et approuvé.
7) Fais un pacte. Ne sacrifie rien.
Je crois aussi que rien ni personne ne vaut la peine qu'on sacrifie des choses qui sont importantes. Rien. Personne.
8) Pense que c'est parce que tu le vaux bien
... et n'oublie pas de faire bouger tes cheveux en même temps !
9) N'aie pas de secrets
C'est peut-être ce avec quoi je suis le moins d'accord. Je crois qu'on a tous nos jardins secrets et qu'il est bon de les cultiver, ne serait-ce qu'un peu...
10) Tu mérites d'être heureuse. Si tu ne l'es pas, cherche, compare et trouve mieux.
C'est LA phrase à retenir. Et à se répéter chaque jour. On a tous le droit au boheur et, dans la mesure du possible, si on ne l'est pas, il faut se souvenir


Si on ne retient que ça du livre d'Extebarria, on pourrait avoir l'impression de lire une nouvelle version de "Mars et Vénus" ou je ne sais quel autre livre de développement personnel qui vous donnerait toutes les clés pour réussir votre vie... ou pas... (sur tout "ou pas", tout compte fait)...
Mais, en fait, pas du tout. 
Ces quelques conseils de Tatie Lulu ne sont recensés que sur quelques pages et ne sont qu'une infime partie du livre. Mais, comme je sais que le nombre de célibataires qui passent par ici est conséquent, j'ai eu envie de vous les faire partager. Parce que, même si certains conseils nous semblent  désuets ou trop évidents, il en est d'autres qu'il est bon de rappeler... comme, par exemple, le "Tu mérites d'être heureuse. Si tu ne l'es pas, cherche, compare et trouve mieux."...
Par MamanCelib
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Lundi 27 juillet 2009
Si tu es une femme...

Tu peux voter.
Tu reçois un salaire équivalent à celui d'un homme pour le même travail.
Tu es allée à l'université.
Tu peux postuler pour toute sorte d'emplois, sans interdits.
Tu peux recevoir et donner des informations sur le contrôle de la fertilité sans finir en prison pour cela.
Tu peux pratiquer un sport professionnel.
Tu peux porter des pantalons sans être excommuniée ni clouée au pilori.
Tu peux te marier et conserver ton nom de jeune, et tes droits civils ne sont pas assumés par ton époux.
Tu as le droit de refuser d'avoir des relations sexuelles avec ton époux.
Tu as le droit à ce que ton dossier médical confidentiel ne soit pas divulgué aux hommes de ta famille.
Tu as le droit de lire les livres qui te chantent, sans le contrôle de ton frère ou d'un tuteur.
Tu peux être entendue sur des crimes ou des dommages causés par ton époux.
Tu peux obtenir un prêt sur ton seul nom et tes revenus propres, sans l'aval de ton mari ou d'un tuteur.
Tu es autorisée à témoigner pour te défendre.
Tu possèdes des biens qui ne sont qu'à toi.
Tu as le droit de disposer de ton salaire librement, même si tu es mariée ou s'il y a un homme dans ta famille.
Tu obtiens la garde de tes enfants après un divorce.
Tu sais que si ton mari te bat, tu pourras porter plainte contre lui au commissariat, et que personne ne viendra te dire comment être une meilleure épouse ou une meilleure mère.
On te délivre un diplôme à l'université, au lieu d'un certificat de fin d'études.
Et tu peux donner discrètement le sein à ton bébé dans un lieu public sans être arrêtée pour cela...

Remercies-en les féministes.

Sans le combat de nombreuses féministes qui ont réclamé ces droits pour toi, tu ne pourrais pas jouir de ce que tu considères aujourd'hui comme normal.
Ma propre mère ne pouvait ni travailler ni sortir du pays sans l'autorisation de son mari ou de son tuteur, elle ne pouvait disposer librement de l'argent qu'elle avait sur ses comptes en banque, car son mari avait un droit de regard dessus, et elle n'aurait pas pu se séparer de lui - si elle l'avait voulu en avait eu besoin - sans perdre la garde de ses enfants.

Et tout cela, il y a trente ans seulement.

Et n'oublie pas que, dans les trois quarts du monde, les femmes ne jouissent pas encore de ces droits.


Lucia Etxebarria

Je ne souffrirai plus par amour


Plus je lis les livres d'Etxebarria, plus je découvre pourquoi j'aime cette auteure.
 
Cette note de bas de page dans Je ne souffrirai plus par amour (un essai sur l'amour et la dépendance émotionnelle) résume tout à fait ce que je pense du féminisme...

Par MamanCelib
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Samedi 25 avril 2009
J'avais lu, l'an passé, "Les yeux jaunes des crocodiles" de Katherine Pancol. Je m'étais beaucoup attachée à Joséphine Cortés, cette femme qui voit sa vie bouleversée par divers événements, par les choses de la vie. C'est une jeune femme qui se retrouve à gérer l'échec de son couple, la séparation, ses filles à élever, les problèmes d'argent, les histoires familiales, une nouvelle histoire d'amour... Bre,f une femme parmi tant d'autres. (Je suis vraiment étonnée de n'en avoir pas fait un billet, l'an passé !)

J'ai donc commencé "La valse lente des tortues" avec un petit sourire, puisque c'est la suite de ce livre que j'ai lu, il y a environ un an : j'avais l'impression d'avoir des nouvelles d'une vieille copine et j'avais vraiment hâte de savoir ce qu'elle devenait. On y retrouve les mêmes personnages : ses filles qui sont  maintenant des adolescentes, sa famille, son amie... et Joséphine est restée exactement la même.


Elle se pose toujours autant de questions : " Qu'est-ce que je sais de la vie aujourd'hui ? Pas grand chose. J'apprends, en ce moment." Elle apprend en tant que femme, en tant que mère, en tant que soeur de et fille de, en tant qu'amoureuse... Elle découvre... Elle se découvre :
  • "Arrête de te prendre pour une quantité négligeable ! Tu es une personne formidable ! Il faut que je m'entraîne à le penser. Je suis une personne formidable, je vaux la peine d'exister."

On parle beaucoup d'amour dans ce livre : ça va des premiers émois amoureux des adolescentes, au couple qui refait sa vie après un divorce, en passant par l'aigreur de la femme délaissée par son mari ou aux excès de la passion amoureuse... et pourtant, on ne tombe jamais dans le roman à l'eau de rose, BarbaraCartlandisé.
  • "Et qu'est-ce qu'on fait quand l'amour creuse un trou dans le coeur, un trou tellement gros qu'on dirait un trou d'obus, tellement énorme qu'on pourrait voir le ciel à travers ? [...] Une femme amoureuse est-elle forcément une femme inquiète, douloureuse ?"

On parle d'amour, mais pas seulement. On y parle aussi de la jalousie, du pouvoir de l'argent, des conventions sociales, d'absence du père, de familles recomposées, de compétition professionnelle... et de meurtres.

Le seul reproche que je ferais à ce roman est l'intrigue policière. Je ne vois pas ce qu'elle apporte vraiment de plus au roman. Il y a certes un peu de suspense, mais je ne suis pas certaine que ce soit ça qui apporte vraiment un petit plus au livre. Au contraire, ça le décale un peu plus de la réalité dans laquelle il pourrait être totalement immergé.


En bref, je l'ai bien aimé. J'ai pris autant de plaisir à le lire que le premier opus. (D'ailleurs, si vous n'avez pas lu "Les yeux jaunes des crocodiles", les premiers chapitres du 2ème tome reprennent l'essentiel). Je suis sensible à ces portraits de femmes de notre époque, toutes différentes mais semblables : on s'y retrouve, on retrouve d'autres personnes de notre entourage... C'est certainement ce qui fait qu'on a l'impression que Joséphine est une amie qu'on retrouve... et le fait qu'elle soit une maman célibataire renforce cette proximité.
  • "Je vais reprendre ma vie de femme seule. Je sais vivre seule. Ou plutôt, je sais survivre seule. L'oreiller voisin qui reste froid et lisse, le lit où l'on se couche en n'ouvrant qu'un seul côté, en laissant toute la place à l'autre qui ne vient pas, qu'on attend parfois le front bas et buté, et les bras familiers et froids de la tristesse qui se referment sur cette attente qu'on devine infinie. Seule, seule, seule. Même plus un bout de rêve à caresser, un bout de film à regarder."
Je ne sais pas pourquoi, mais je crois que ça va parler à certains d'entre nous....

Par MamanCelib
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Samedi 14 mars 2009
Lundi 9 mars, 23h36

Je me couche et je vais commencer le livre que j'ai reçu aujourd'hui dans ma boîte aux lettres : Dis oui, Ninon de Maud Lethielleux.

C'est amusant, je n'ai jamais abordé un livre de cette façon : j'ai fait connaissance avec l'auteure un peu avant la sortie du livre. Par le jeu des blogs, nous sommes entrées en contact et grâce à son blog, j'ai pu suivre cet état d'excitation et de stress avant la parution de son premier roman, le 4 mars dernier.





Jeudi 12 mars, 23h29


Je viens de finir la 245ème et dernière page de Dis oui, Ninon... déjà... quasiment 72 heures après l'avoir commencé !
J'ai été complètement emportée par son histoire. Chaque soir, depuis lundi, je n'arrive pas à fermer le livre : je regarde l'heure... allez, encore un chapitre... non, je ne peux pas fermer le livre sur ça, encore un chapitre... Il faut que je dorme, demain je vais le regretter... bon, un dernier chapitre...  La fluidité de l'écriture de l'auteure m'emporte chaque fois un peu plus loin... et là, plus de chapitre. C'est fini.

Je suis triste de devoir déjà laisser partir Ninon, cette petite fille de 9 ans, à la vie singulière, qui m'a fait sourire, qui m'a émue et qui m'a étonnée tout au long du roman.

C'est une enfant qui vit la séparation de ses parents, comme tant d'autres. (Non, ce n'est pas un énième livre sur les enfants de divorcés). C'est une enfant qui, pour marquer sa différence, n'appelle pas ses parents "Papa" ou "Maman" mais "Fred" et "Zélie" parce que "C'est trop mignon et en plus c'est personnel et assumé pour de vrai".

C'est une fillette de neuf ans, tiraillée entre sa maman et son papa, entre une vie tout confort et une vie des champs. Et c'est la vie dans la nature, avec son papa, qu'elle choisira : "Et là, je prends ma décision, celle qui changera ma vie à tout jamais. Pour toujours. Mon papa a besoin de moi et je ne le quitterai plus.", et elle ne veut pas du quotidien avec sa maman, son compagnon et sa soeur. Elle veut être "la main d'oeuvre éternelle" de son papa, pour qu'ensemble, ils construisent leur maison, au beau milieu de la campagne...

Ninon, c'est aussi la grande soeur d'Agathe, avec qui elle entretient des liens très forts même si elles  font des choix différents : Agathe reste avec Zélie, la maman, son nouveau compagnon et la jolie robe qui symbolise cette nouvelle vie. Elles sont très différentes l'une de l'autre : "Elle est mignonne Agathe, un peu pénible avec ses lubies exaspérantes (comme dit Zélie) mais c'est parce qu'elle est sensible, c'est tout. La différence avec moi, c'est que moi, je parle beaucoup, je dis surtout des conneries mais y a du vrai dedans, ça m'extériorise". Ninon est différente de sa soeur comme elle est différente des autres enfants de son âge auxquels elle est confrontée quand elle va à l'école...

"Dis oui, Ninon", ce sont des mots et des expressions revues et corrigées du haut des neuf ans. de la narratrice. Du diagnostic de sa dyslexie, elle ne retient que les "problèmes de disque et de lexique [..] tout mon problème était là : j'écoutais trop de musique et je ne comprenais rien aux mots". C'est pour cela que Ninon ne comprend pas qu'on puisse traiter sa mère de "sale lope" alors qu'elle se lave tous les jours.

C'est également l'art de mettre de la poésie dans l'enfance : "
J'adore la poésie artisanale". Ninon décrit les choses avec beaucoup de finesse et d'images bucoliques; pour elle, tout a un lien avec la nature :  cette femme qui est une "fille d'automne", parce qu'elle a les couleurs de cette saison; dans les yeux et dans les cheveux. Certaines de ses descriptions m'ont fait l'effet de petites madeleines de Proust, me renvoyant à mes propres souvenirs d'enfance, à l'âge où nos repères sont la nature qui nous entoure, la pluie qui tombe, le vent qui souffle...

Mais, c'est surtout un roman d'Amour : l'amour de Ninon pour son papa, pour sa maman, pour sa soeur, pour la Nature, pour les animaux, pour la vie. C'est un livre optimiste où on voit une petite fille confrontée au monde des adultes et à sa cruauté, mais face à tout cela, Ninon garde son innocence et sa spontanéité enfantines, comme le notera la fantasmatique madame Kaffe : "
la joie de te voir si volubile, si joyeuse, et, en même temps, je suis triste car je sais que tu mènes une vie très difficile". C'est là que notre vision d'adulte peut déformer la chose : Ninon n'est pas malheureuse, elle est la première à le dire... "Un jour, j'aurai la mélancolie (c'est ce qu'il y a de plus beau au monde, la mélancolie, ça veut dire qu'on a eu une enfance très belle et que nos parents sont pas du tout des pervers)".

J'ai aimé ce livre. Beaucoup. Je l'ai aimé pour la fraîcheur de Ninon, jamais feinte, toujours juste.  J'ai trouvé les jeux de mots de cette petite fille toujours attendrissants. La pureté de ses réactions et ses sentiments est une vraie bouffée d'espoir.
On vit totalement avec Ninon pendant ces 245 pages. On sourit quand elle rit. On s'inquiète quand sa gorge se noue ("Un chat vient d'enter dans ma gorge. Il est coincé dedans. Je voudrais parler, crier, dire au revoir, mais le chat ne veut pas, il miaule il me griffe, et quand je veux l'avaler, il faut le gros dos et pour empêcher les mots de passer. Tous les mots, même les gentils"). On a presque l'impression, nous aussi, d'avoir notre chien Raymond aux pieds, quand on la lit et de passer quasiment un an avec elle.

Ce n'est pas facile de vous en parler sans trop en dévoiler, parce que ce roman recèle encore bien d'autres choses....

C'est difficile de terminer en vous disant "achetez-le", "lisez-le" sans que puissiez croire que c'est parce que j'ai échangé avec l'auteure que je parle de son livre en si bons termes. Je dois même avouer que de moi-même, je ne suis pas sûre que je me serais dirigée vers ce livre instinctivement... mais je ne regrette absolument pas de m'être laissée emporter par cette petite Ninon.

Alors, si le coeur vous en dit, vous pouvez aller voire l'auteure sur son blog... ou acheter son livre, ici, par exemple...



"Dis oui, Ninon" - Maud Lethielleux - Editions Stock

Par MamanCelib
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Jeudi 6 novembre 2008
Moi qui avais grandement besoin de rire avant de retourner, dès demain, aux paradis des dinosaures, je dois dire que les BD de Soph' et de La Morue sont tombées à point nommé... J'ai ri comme une prof indigne qui ferait mieux de finir de préparer ses cours, face à des situations déjà vues ou trop probables dans mon quotidien de prof...

Pourtant, je ne suis pas fan de BD, mais chacun de ces petits livres alterne les coups de crayon de Soph' avec des textes de La Morue et le tout est un véritable délice, qu'on soit made in Education Nationale ou pas, d'ailleurs... Ca se lit vite (trop vite, même, on en redemande encore dès qu'on en finit un !), avec le sourire (voire en riant) et on passe vraiment un excellent moment...

Les fans du blog de Sophie retrouveront son personnage fétiche et ses moments de solitude; les habitués de La Morue se délecteront de son humour incisif... et les deux réunies dans cinq mêmes livres, c'est décapant ! On peut parfois penser qu'elles tombent dans la caricature, mais, en y réflechissant bien, on connaît tous des profs qui ne sont que les stéréotypes d'eux mêmes...

Morceaux choisis* dans la description des profs (j'en ai connus des comme ça en tant qu'élève et j'en reconnais dans mes collègues) :

" Un vrai bon CPE n'a pas la vie facile. Il doit être partout et gérer des millions de choses. Il s'occupe des absences, des coups de téléphone aux parents, savate des élèves, patrouille dans le hall, la cour, la cantine, intervient parfois dans les classes, a des réunions administratives, savate d'autres élèves [...] et il savate encore et encore..."

"Le prof de lettres classiques a besoin d'un habitat spécifique. Il ne niche pas n'importe où. Son implantation nécessite un environnement calme et agréable, sans cris ni jets de pierres. Prends tes jumelles et observe-le de plus près [...] Tu remarqueras aussi que bien souvent le prof de lettres classiques est une indécrottable vieille fille : il va de soi qu'on ne peut pas consacrer sa vie à Virgile ET à la verge"

" Le prof de lettres modernes ne jure que par Balzac et prétend avoir lu l'intégrale de "A la recherche du temps perdu". Sauf que, le soir, dans l'intimité de la chambre à coucher, à l'abri des regards, ce n'est pas "La cousine Bette" et "A la recherche du temps perdu" qu'il dévore, mais des polars américains et des romans à l'eau de rose".

"Qui n'est jamais entré dans une salle ou se tenait un conseil d'enseignement d'histoire-géo ne connait pas cette sensation étrange mais rigolote de tomber en plein congrès Pétrole Han"

"Ne l'appelle jamais "prof de sport" [...] si tu ne veux pas avoir droit à une violente diatribe sur le fait que tu n'es qu'un pauvre crétin différenciant compétences physiques et intellectuelles."

"Le prof de langue parcourt tellement de kilomètres de couloir par année scolaire, poussant son petit chariot équipé d'une télé et d'un lecteur DVD d'une salle à l'autre, que si on convertissait tout ça en miles Air France, il partirait gratos aux Seychelles tous les mois de juilllet. Il déambule avec cet inénarrable et légendaire gros magnéto noir qui lui donne l'air con"



Bref, si vous ne savez pas quoi demander au Petit Papa Noël quand il descendra du ciel, voici des idées sympas et pas chères... (Collection "Petits guides déjantés" chez Magnard, dans toutes les bonnes crèmeries !)

Et moi, je  vais maintenant me lancer dans "Aime-moi, por favor" de Lucia Extebarria dont j'avais adoré "Amour, prozac et autres curiosités"...

*Pas scanner sous la main, donc, ce ne sera que des extraits des textes !...



Par MamanCélib
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Samedi 16 août 2008

Moi qui dévore tout un tas de livres chaque été, je dois reconnaitre que cette année, mon été a été assez pauvre en lectures...

J'ai commencé avec Belle du Seigneur d'Albert Cohen... Qu'en dire ?... Déjà, le côté énorme du livre peut être rédhibitoire : mais les 1110 pages ne m'ont pas effrayée en comparaison avec la référence qu'est ce livre en matière de romantisme.

Plusieurs temps dans le livre : la présentation du couple Ariane-Adrien Deume avec le côté absurde et décalé d'Adrien; le triangle amoureux entre Adrien, Solal et Ariane; la passion de Solal et Ariane y est finalement explorée du début à la fin...

Et bien, à dire vrai, le romantisme ostentatoire de ce livre ne m'a pas plu; du tout... Je n'ai pas été sensible à l'histoire d'Amour qui unit Ariane et Solal. En revanche, j'ai adoré tout le premier tiers du roman où Adrien nous est présenté, comme pour mieux justifier pourquoi Ariane va le tromper : beaucoup d'humour et d'ironie dans son portrait.... Deviendrais-je trop cynique pour être romantique ?

" Ne me quitte pas, ne me quitte pas, implora la voix dorée. Il se mourait de rester, mais il fallait la maintenir en soif de lui, et qu'à sa présence elle n'associât jamais fatigue ou satiété. Il avait honte d'avoir déjà recours à ce misérable truc, mais il le fallait, il fallait être le regretté, celui qui partait. Il sacrifia donc son bonheur aux intérêts supérieurs de leur amour, se leva et ralluma."

Et voilà ce qui résume le mieux l'histoire entre Solal et Ariane : " Leur prétentieux cérémonial de ne se voir qu'en amants prodigieux, prêtres et officiants de leur amour, un amour censément tel qu'aux premiers jours, leur farce de ne se voir que beaux et nobles à vomir et impeccables et sans cesse sortis d'un bain et toujours en prétendu désir. Jour après jour, cette lugubre avitaminose de beauté, ce solennel scorbut de passion sublime et sans trêve. Cette vie fausse qu'elle avait voulue et organisée, pour préserver les valeurs hautes, comme elle disait, cette pitoyable farce dont elle était l'auteur et le metteur en scène, courageuse farce de la passion immuable (...) "



J'ai pris le temps de lire aussi les 2 premiers tomes Chroniques de San  Francisco d'Armistead Maupin. En discutant autour de moi, plusieurs copines me disaient avoir adoré cette série de 7 tomes d'Armistead Maupin et toutes m'ont conseillée de les lire. J'ai donc refermé le premier tome en me disant que oui, cette chronique était sympa mais que ça manquait un peu de rythme... Et puis, je dois aussi reconnaître que j'étais un peu perdue au milieu de la multitude des personnages : Anna Madrigal, Mary-Ann Singleton, Mona, Mouse, Beauchamp, D'orothea, Connie Bradshaw (Comment ne pas y avoir un relation avec Carrie Bradshaw de SATC ?) entre autres. Naturellement, le tome 1 sert d'exposition et de présentation de chacun, ce qui peut expliquer le manque de dynamisme que j'ai trouvé à ce livre.

J'ai donc entamé le tome 2 un peu plus perplexe... et je l'ai beaucoup plus apprécié. On s'est déjà familiarisé avec chacun des personnages. Le rythme est un peu plus soutenu... et il arrive des choses vraiment surprenantes (même si pas toujours crédibles) aux personnages. J'ai largement préféré ce tome 2 et j'ai hâte de lire le tome 3.



Fait assez rare pour être noté, j'ai lu une bande dessinée : Tournants dangereux de Maitena. Je suis une grande fan de cette auteure argentine. Sa série Les déjantées est un pur moment de bonheur.

Dans Tournants dangereux, Maïtena poursuit son exploration de la femme, de son quotidien, de ses quelques grammes pris, de ses relations avec les hommes, avec ses enfants... Et toujours avec un humour et une dérision qui sont un véritable régal. Bref, je conseille vivement ! (Pour quelqu'un qui n'est pas fan de bande dessinée, ça peut être surprenant, je sais !)




Et puis, j'ai commencé La bête qui meurt de Philippe Roth pendant mon séjour parisien : je l'ai trouvé dans la bibliothèque de l'amie chez qui j'étais. J'ai beaucoup aimé le début de l'histoire, le style de l'auteur et le sujet... Mais, je n'ai pas eu le temps de lire dans son intégralité.

Logiquement, il fait partie de la liste des livres que je vais  acheter lors de ma prochaine commande...

 

 



Autre livre que j'ai commencé (sans le terminer), c'est Orgueil et préjugés de Jane Austen... Depuis le temps qu'on me conseillait de le lire, j'ai enfin sauté le pas... Pourquoi me l'a-t-on vivement recommandé ? Parce que c'est chez Jane Austen que Marc Darcy apparaît pour la première fois... (C'est marrant, au cinéma, c'est Colin Firth qui a joué le Marc Darcy de Jane Austen et celui d'Helen Fielding)...

De ce que j'en ai lu, le livre me plaît... Mais, j'ai dû laisser de côté mon Angleterre du début du XIXème siècle pour me plonger avec délice dans un livre qu'on me prêtait :




Soyons honnêtes : j'ai commencé La mécanique du coeur de Mathias Malzieu (le leader de Dionysos) un peu dubitative. Je n'étais pas certaine d'adhérer au genre et au style du livre. Même si l'album qui correspond à ce livre passe régulièrement par mes oreilles, j'avais du mal à m'imaginer ce qu'il pouvait rendre sous forme de roman. Etant donné que je connaissais déjà l'histoire grâce au CD, qu'allait pouvoir m'apporter le livre ?

Et puis, connaissant le personnage que joue Mathias Malzieu, je m'interrogeais vraiment sur sa facette d'écrivain...

Et je n'ai pas été déçue; au contraire ! Ce conte pour adultes est un véritable régal ! On s'attache très vite au personnage de Jack qui est né "le jour le plus froid du monde" et qui, pour survivre, a eu besoin que Madeleine (mi-sorcière, mi- sage-femme) lui installe une horloge à la place du coeur. Mais, cette horloge lui interdit les émotions fortes : " Love is dangerous for your tiny heart even in your dreams, so please dream softly". Madeleine accroche, sur une ardoise au dessus du lit de Jack, ses recommandations : "Premièrement, ne touche pas à tes aiguilles. Deuxièmement, maîtrise ta colère. Troisièmement, ne te laisse jamais, au grand jamais, tomber amoureux. Car alors pour toujours à l'horloge de ton coeur la grande aiguille des heures transpercera ta peau, tes os imploseront et la mécanique du coeur sera brisée de nouveau "

Outre le côté mécanique, Madeleine le met en garde contre l'amour : " Tout le plaisir et toute la joie que l'amour peut faire ressentir se paient un jour ou l'autre en souffrances. Et plus on aime fort, plus la douleur à venir sera décuplée. Tu connaîtras le manque, puis les affres de la jalousie, de l'incompréhension, la sensation de rejet et d'injustice. Tu auras froid jusque dans tes os et ton sang fera des glaçons que tu sentiras passer sous ta peau".

Bien évidemment, Jack rencontrera l'amour en la personne de Miss Acacia, sa "flamme à lunettes", il connaîtra la compétition amoureuse avec Joe (Grand Corps Malade sur l'album, un régal !), les déceptions, les découragements et bien d'autres choses. Il se heurte à la dure réalité de la vie dont il se protège pour mieux vivre son amour : " Mais, elle ne sait pas combien la carapace de rêves que je me fabrique depuis tout petit est épaisse. Je suis la tortue la plus solide du monde !"

Cela n'empêche pas Jack de connaître l'ivresse de la "gueule de bois amoureuse" ni de s'enflammer pour sa miss Acacia : "Nous nous aimons comme deux allumettes vivantes. Nous ne parlons pas. Nous nous enflammons. Ne parlons plus de baiser mais d'incendie, mon corps est devenu un tremblement de terre d'un mètre soixante-six et demi. Mon coeur s'échappe de son enveloppe-prison."

La mécanique du coeur, c'est une histoire d'amour imparfaite entre personnes imparfaites, dans un monde imparfait... Et pourtant, ça reste un conte pour adultes, pas pour enfants... Je n'en dirai pas plus pour ne pas briser la magie de livre.

Mathias Malzieu écrit d'une façon fluide, agréable, il sait jouer avec les mots avec une habileté fort plaisante. Il n'est pas qu'un musicien talentueux et un chanteur déjanté, c'est aussi un écrivain doué avec les mots, touchant et attachant, qui nous transporte dans son monde : " Son cou est saupoudré de grains de beauté minuscules, constellation descendant jusqu'à ses seins. Je deviens l'astronome de sa peau, fourre mon nez dans ses étoiles. Sa bouche entrouverte me fait loucher, j'ai des bulles dans le sang et des éclairs entre les cuisses. Je l'effleure de toutes mes forces, elle m'est fleur de toutes les siennes. De ses mains, coule une douce électricité ".

Depuis que j'ai refermé le livre, j'écoute l'album avec une oreille différente, encore plus attentive  et je le trouve encore meilleur.

Vous l'aurez compris, La mécanique du coeur est mon livre coup de coeur...

Par MamanCélib
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Samedi 19 avril 2008

Au rayon livres, aujourd’hui, « Entre les murs » qui raconte la vie d’un enseignant en lettres modernes dans un collège en ZEP (Zone d’Education Prioritaire) de la région parisienne… En ce dernier week-end de vacances scolaires, pour moi, je vous parle forcément de quelque chose qui touche à mon boulot !

 

Le roman commence le jour de la pré-rentrée avec ses très classiques découvertes d’emploi du temps et le décompte des jours : 136 jours de travail effectif jusqu’aux prochaines grandes vacances. C’est ainsi que chaque chapitre porte le nom du nombre de jours travaillés entre chaque vacances : 25, 28 ou 27 jours travaillés entre les deux semaines de vacances. Un peu comme un prisonnier mettrait des petites barres sur le mur de sa cellule jusqu’à sa libération, le narrateur compte les jours….

 

Pendant cette pré-rentrée, on découvre les nouveaux collègues et on entend le discours formaté et démagogique à souhait du principal du collège : « Bien que la moitié d’entre vous nous rejoigne cette année, nul n’ignore qu’il y a des collèges plus reposants que le nôtre. Vous verrez que les élèves ne manquent pas de spontanéité ici. Certains sont mêmes extrêmement spontanés. ». Voilà tout l’art des chefs d’établissement : enrober la vérité, la dissimuler quitte à la falsifier un peu… Le même discours, pour tout, dans tout, en toute circonstance. A chaque conseil de discipline, le même principal tient toujours le même discours : « J’insiste bien sur le fait que, sans vouloir anticiper sur la décision qui sera prise, toute sanction a une valeur éducative ». C’est à se demander comment est-ce qu’on peut encore y croire…

 

J’ai trouvé ce livre très proche du quotidien d’un prof. La salle des profs y est décrite à merveille : il y a toujours celui qui ne sait pas faire marcher la photocopieuse, celui qui n’a pas de monnaie pour la machine à café, celui qui passe son temps à corriger, celui qui se plaint, celui qui ne sait jamais si ça a sonné ou pas… Toutes les salles des profs sont sur le même modèle… Il y a aussi ces bobos physiques, symptomatiques de l’épuisement moral : le mal de dos, la migraine, les insomnies, les yeux cernés…  La fatigue, due à l’énergie dépensée…

 

Il y aussi ces grandes discussions en salle des profs où on entend parler toujours des mêmes classes qui sont infernales, toujours des mêmes élèves qui passent leur temps à faire bêtise sur bêtises, toujours les mêmes sujets…

 

Il y aussi ces moments de découragement, par lesquels nous sommes tous passés ; et par lesquels nous repasserons tous, au moins une fois par an : « J’en ai marre de ces guignols, j’peux plus les voir, j’veux plus les voir. Ils m’ont fait un souk, j’en peux plus, j’peux plus les supporter, j’peux plus, j’peux plus, ça sait rien du tout et ça te regarde comme si t’étais une chaise dès que tu veux leur apprendre quelque chose (…) J’ai fait c’que j’avais à faire, j’ai essayé de les tirer mais ils veulent pas, c’est tout, y’a rien à faire, putain j’peux plus les voir… » Ces moments où on a l’impression de ne servir à rien ni à personne, où on se dit qu’on ferait mieux de trouver une autre voie professionnelle… et qui passent, pour laisser place à une motivation retrouvée encore plus grande… surtout quand certains élèves prennent enfin conscience du rôle que nous prenons auprès d’eux : « Donc, un prof, sa vie a du sens ? » « Ben oui, parce qu’il a une mission et tout… »…

 

Et puis, il y a les rapports avec les élèves : ces adolescents aux goûts vestimentaires si particuliers que le prof y prête à chaque fois une certaine attention ; ces jeunes filles aux bijoux clinquants ; ces jeunes hommes avec un bonnet enfoncé sur les oreilles, même au mois de juin. Il y a aussi ces choses qu’on répète tous les jours : enlève ton bonnet, enlève ton blouson, assieds-toi, tais-toi, travaille…

 

Ces adolescents avec qui on a des difficultés à se comprendre : « T’es sûr que quand ils tipent, ça veut dire va te faire foutre ? » « Qu’est-ce que tu crois ? Tu crois qu’ça veut dire va te faire plaisir au hammam ? ». Ces adolescents qui ont toutes les peines du monde à s’exprimer correctement, dans un français correct. Et pour pouvoir s’adapter à eux, pour qu’une communication puisse exister entre le prof et sa classe, on s’aperçoit que petit à petit, le prof de français glisse dans un phrasé qui leur ressemble, avec des apostrophes, des phrases pas toujours bien structurées. Ce style (très) oralisé peut gêner à la lecture ; personnellement, il m’a plutôt amusé tant il reflétait ce qu’on peut vivre au sein du collège…

 

La seule chose qui m’ait dérangée, dans ce livre, c’est les termes avec lesquels le professeur peut s’adresser quelquefois à certains de ces élèves : il demande à certaines de ne pas avoir une « attitude de pétasse », il leur reproche d’être parfois des « imbéciles » ou des « nuls »… Et là, j’avoue que j’ai du mal. Certes, sous le coup de la colère, de la fatigue ou autre, nos mots peuvent dépasser nos pensées : mais dans un collège dit difficile ou un collège en zone rurale, je ne conçois pas qu’on puisse s’adresser à des élèves de telle façon. Bon, d’accord, je dis parfois, à mes classes endormies, qu’ils ont l’air d’un ban de moules et que ce serait bien qu’ils se réveillent, mais ils le prennent avec tout l’humour que je mets dans cette remarque… J’attends de mes élèves qu’ils me respectent et je leur témoigne du même respect en les rabaissant pas, d’une manière ou d’une autre ; tout au moins, j’essaie de faire mon maximum en ce sens-là…

 

En bref, c’est un livre qui m’a plu : c’est amusant de voir que nous, les profs, nous partageons tous exactement le même quotidien, d’un établissement à l’autre… Que les mêmes causes ont les mêmes effets sur les élèves (« La sonnerie a fait l’effet d’un pétard dans une volière assoupie »)… Qu’on enchaîne tous les mêmes conseils de classe, les mêmes conseils de discipline, les mêmes réunions parents-profs, les mêmes commissions éducatives, les mêmes conseils d’administration… J’ai souri grâce au recul qu’on pouvait prendre face à certains situations ; j’ai ri en reconnaissant certains collègues ou moi-même dans les descriptions des profs ; j’ai eu une pensée pour certains élèves en lisant les descriptions et le caractère des ados… C’est vraiment un livre qui reflète bien la réalité…

Par MamanCélib
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Dimanche 13 avril 2008

Je ne sais pas si vous vous souvenez de combien j’avais aimé « L’élégance du hérisson », malgré mes difficultés à rentrer dans le roman. Ce livre commençait avec la mort d’un critique culinaire qui allait entraîner l’arrivée de Kakuro Ozu dans l’immeuble où Renée est concierge. « Une gourmandise » est donc le roman qui raconte la mort du critique culinaire. Renée y apparaît même furtivement au détour d’un chapitre. L’action se passe toujours rue de Grenelle (c’est amusant qu’une prof situe ses romans dans la rue du Ministère de l’Education Nationale !). La comparaison entre « L’élégance du hérisson » et « Une gourmandise » s’arrête là.

 

 Le personnage principal, un grand critique culinaire, se meurt. La fin est donc annoncée des les premières pages du livre « Je vais mourir mais ça n’a pas d’importance ». Un peu comme quand on a vu Titanic, on commence l’histoire en connaissant la fin. Et au seuil de sa mort, la seule chose qui le préoccupe, c’est une saveur : « Je vais mourir et je n’arrive pas à me rappeler une saveur qui me trotte dans le cœur. Je sais que cette saveur-là, c’est la vérité première et ultime de toute ma vie, qu’elle détient la clé d’un cœur que j’ai fait taire toute ma vie. Je sais que c’est une saveur d’enfance ou d’adolescence, un mets originel et merveilleux avant toute vocation critique, avant tout désir, et toute prétention à dire mon plaisir de manger. ». Son métier, en liaison avec sa passion pour la nourriture,  le comble : « Je suis le plus grand critique gastronomique du monde (…) J’en ai décortiqué avec tant de finesse et de brio la délicatesse magique que la bouchée divine en est devenue pour tous un acte religieux »

Le livre porte bien son nom : le personnage principal est à la recherche de SA gourmandise, et au travers de ses souvenirs, il nous décrit ses repas, son amour des plats et de la nourriture avec une délectation hors du commun. « Quatre huîtres claires, froides, salées, sans citron ni aromates. Lentement avalées, bénies pour la glace altière dont elles recouvraient mon palais (…) Quatre huîtres sans fioritures. Prélude total et sans concession, royal en sa fruste modestie. Un verre de vin blanc sec, glacé, fruité, avec raffinement. »… Même moi qui n’aime pas les huîtres, j’ai presque eu envie d’en manger à minuit passée, au fond de mon lit. Dans chaque chapitre où le narrateur est le critique culinaire, on plonge dans les souvenir de ses goûts, on salive, on découvre un amour immodéré pour les bonnes tables… Un livre à déconseiller si vous êtes au régime !!!

Mais cet amour incommensurable pour la nourriture a quelque peu pris le pas sur ses relations avec les autres, avec les siens. L’entourage du gastronome prend la parole dans un chapitre sur deux : sa femme, ses enfants, son médecin, son chat, sa gouvernante, tous parlent de cet homme. Le titre de chaque chapitre nous indique qui en est la narrateur : lorsque c’est le gastronome, il est forcément associé à sa chambre où il se meurt, rue de Grenelle, et un mets y est associé. Lorsque c’est quelqu’un de son entourage, le prénom et l’endroit où ils se trouvent (rue de Grenelle pour les plus proches) sont précisés. C’est la petite fille du gourmet qui résume le mieux les relations entre tous les personnages : « Je sais qu’ils sont tous malheureux parce que personne n’aime la bonne personne comme il faudrait et qu’ils ne comprennent pas que c’est surtout à eux-mêmes qu’ils en veulent. On croit que les enfants en savent rien. C’est à se demander si les grandes personnes ont été des enfants, un jour ».

Au final, c’est un livre qui m’a plu : j’aime beaucoup le style de son auteure. Mais le bilan est relativement mitigé : il fait bien moins appel aux sentiments que « L’élégance du hérisson » que j’avais adoré. On est beaucoup dans les flashbacks, dans les souvenirs du critique gastronomique, que dans l’action présente. Bref, un livre à conseiller mais pas le meilleur de Muriel Barbery.

Par MamanCélib
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Vendredi 4 avril 2008

Autant je n’avais pas réussi à écrire quelques lignes sur « Une vie française » de Jean-Paul Dubois parce que je n’avais rien ressenti à sa lecture, autant là, j’ai des choses à dire sur ce livre de Lucía Etxebarria.

C’est un univers presque exclusivement féminin. Trois jeunes femmes, élevées par leur mère uniquement, arrivent autour de la trentaine, chacune avec ses coups durs, ses doutes, ses peines…  Pour résumer ce roman, je dirais que c’est une tranche de vie de trois sœurs très différentes. « Ma sœur Rosa a pour seuls amis son modem et son fax » ; « Ma sœur Ana vient de se rendre compte que dans la vie d’une femme, il doit y avoir autre chose que les placards et les lessives » ; et Cristina, la benjamine, se définit elle-même comme une « polytoxicomane déclarée avec une vocation de traînée ».

Au niveau de la structure du livre, j’ai beaucoup aimé l’organisation des 28 chapitres… 28 chapitres comme les 28 lettres de l’alphabet espagnol et chaque lettre est la première d’un adjectif ou un nom qui qualifie la narratrice du chapitre : F comme frustrée ou M comme mélancolie pour Rosa ; L comme larmes ou V comme vide pour Ana ; et Atypique, Nostalgie, Obsession, Underground pour Cristina.

On change de narratrice à quasiment chaque chapitre selon un schéma régulier : Cristina – Rosa – Cristina – Ana – Cristina et ainsi de suite. Cristina étant le personnage central du livre, c’est elle qui occupe la plus grande partie du récit, c’est son point de vue que nous partageons le plus souvent. C’est d’ailleurs pour cela que c’est elle qui truste les premiers et les derniers chapitres du livre.

Au niveau du style, on sait dès les premières lignes de chaque chapitre, et avant d’avoir relevé le mécanisme cyclique du livre, qui est la narratrice : la gouaille de Cristina est facilement identifiable, la dépression et le mal être d’Ana transpirent des écrits et la rigidité de Rosa se retrouve dans chacune de ses phrases, ou dans ses pensées.

L’aînée, Rosa est célibataire et n’a réussi sa vie que professionnellement. Arrivée à 30 ans, elle s’interroge sur la femme qu’elle est devenue : « Quel est le sens de la vie d’une femme de 30 ans, brillante, professionnelle, bien payée et seule ? (…) J’ai eu 30 ans le mois passé. J’ai gâché exactement un tiers de mon existence. » Elle se rend compte qu’elle n’a pas placé ses priorités là où elle aurait dû et qu’elle s’est laissée enfermer dans un rôle qui ne lui convient pas : « Quelqu’un m’a taillée, moi, je crois, et c’est pour cela que je suis comme je suis, nette et avec un bel aspect. Aucune branche n’a grandi là où elle ne devait pas. Je suis un arbuste élagué qui a grandi grâce aux indications des autres. Des ciseaux ont emporté les bourgeons rebelles, les futurs boutons, les roses couvertes d’épines ».

La cadette, Ana, est une parfaite desperate housewife, mariée à un homme transparent, maman d’un petit garçon, et dont les seules préoccupations sont la tenue de sa maison. Elle se rend compte du néant de son quotidien et de sa vie : « La tristesse s’étend comme une tache d’huile, lente et indélébile. Je ne trouve pas de chiffon pour me nettoyer l’âme. (…) Et je me sens vide comme une femme-bulle » Elle aussi, rêve d’une autre vie, et regrette de s’être enfermée dans une image qui ne lui ressemble pas : « Vous avez toujours cru que j’étais la sotte de la maison, une bonne fille, sans plus, mais je crains de ne pas avoir été si sotte, d’être trop intelligente, du moins suffisamment pour me rendre compte que la vie que je mène ne me dit rien. ».

La benjamine, Cristina, travaille comme barmaid dans un bar, abuse de drogues, de sexe et vient de se faire plaquer par un homme dont elle reste amoureuse.
Elle tente de surmonter la tristesse de cette séparation comme elle peut… En croquant les hommes et en l’assumant totalement :  « Je suis comme je suis, soit parce que mon père nous a quittées, soit parce que j’ai trop de testostérone ; je suis comme ça et ça me plait, et je n’ai pas envie de renoncer au seul plaisir tangible »… Elle revendique pleinement sa sexualité : « Tu sens qu’il y a dans ton corps un million de labyrinthes, des passages secrets qui connectent tous leurs orifices avec ton cerveau (…) De la dynamite pure. De petites explosions dans ton corps.»…
Après avoir harcelé cet homme de coups de fil, après s’être interrogée sur ce que sera sa vie amoureuse par la suite (« Personne ne m’avait embrassée ainsi auparavant. J’ai peur que plus personne ne le fasse. »), elle essaie d’analyser le pourquoi cette séparation . « On ne regrette pas les personnes qu’on a aimées. Ce qu’on regrette, c’est la partie de nous-mêmes qui s’en va avec elles. » Elle est lasse : «  J’en avais vraiment assez de tout. De tous les gens qui avaient utilisé leur amour comme une arme. De tous les gens qui m’avaient eue parce qu’ils m’aimaient. »… et elle décide d’aller de l’avant : « Il est temps d’apprendre que je ne peux me perdre dans la vie d’une autre personne sans avoir vécu celle qui m’appartient, et que moi, et moi seule, peux combler mes vides ».

Ce sont trois jeunes femmes fatiguées par la vie, meurtries par une enfance difficile et une mère peu aimante, lassées de l’image de l’homme ternie par un père lâche et par des hommes égoïstes. Mais ce sont des femmes fortes ; toutes trois. « La force signifie surtout supporter, ne pas se briser. C’est une vertu féminine ». Et c’est ce que fait chacune d’entre elles ; chacune à sa façon : « Nous ne sommes pas dans nos meilleurs jours mais nous sortirons de l’ornière. Nous avons connu pire. »

J’avais lu « Un miracle en équilibre » de la même auteure, où la narratrice s’adresse à sa petite fille qui vient de naître ; j’avais adhéré au style sans être convaincue pour autant. Et là, je dois avouer que j’ai beaucoup aimé le portrait de ces trois femmes usées par la vie… mais pleines de ressources… J’ai aimé les changements et la diversité des styles d’un chapitre à l’autre… J’ai aimé les trois mondes différents des trois sœurs… J’ai aimé ces trois femmes contemporaines…

Par MamanCélib
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