Publicité

Ca m'énerveeeeeeee....

Lundi 14 septembre 2009
Qui pourrait m'expliquer pourquoi certaines personnes se sentent obligées de tout savoir de ma vie ? Quand ce sont des personnes proches, je parle bien volontiers de ma vie trépidante (ou pas) et des non-événements de ma vie; mais quand ce sont des personnes que je connais à peine, je me demande vraiment pourquoi je devrais leur raconter ce qui se passe dans ma vie.

J'ai rencontré une amie de ma mère récemment. Après les embrassades de rigueur, les compliments sur ma fille (oui, c'est la plus jolie de toutes les petites filles !), l'interrogatoire a commencé.
  • "Et toi, comment ça va ?"
Pour faire preuve d'une originalité hors du commun, je ne peux que répondre que ça va, que j'ai du mal à reprendre le rythme de la rentrée, comme tout le monde, mais que ça va...
  • "Et tu bosses où, maintenant ? Ca se passe bien ? Tu as quelles classes ? C'est un bon collège où tu es ? Et ton emploi du temps ? "
Ah, nous sommes dans la partie professionnelle de l'interrogatoire. Faut-il que je lui donne mon numen, puisqu'on y est ? (Pour les non initiés, c'est notre identifiant professionnel). Est-ce que je dois lui communiquer également mon emploi du temps dans son intégralité avec mes heures libres ? Dois-je lui demander de valider la tenue que j'avais le jour de la rentrée ? Oui, non, peut-être ?
  • "Et dans ta vie, ça va comment ? Tu es heureuse ?"
Et là, j'ai été désarçonnée par la question. Est-ce que je suis heureuse ? C'est une question qu'on pose rarement de but en blanc, comme ça, au milieu de la foule... Et puis, c'est quand même vachement intime comme question, non ? Et c'est difficile de faire une réponse simple. Ben... euh... Comment dire... Allez, disons oui, ça simplifiera la chose et ça m'évitera de rentrer dans de grandes tirades où je devrais expliquer le pourquoi du comment des hauts, des bas.... Allez, je dis oui, et je souris...
  • "Je vois souvent maman... Je prends de tes nouvelles à chaque fois... Je lui ai demandé si tu étais amoureuse, elle m'a dit que tu étais très discrète sur le sujet et qu'elle n'en savait rien... Alors ?"
Là, je l'ai trouvée franchement gonflée. En quoi ma vie amoureuse peut-elle la regarder ? Est-ce que ça va lui changer son week-end de savoir que je suis amoureuse ? Qu'est-ce que ça peut lui faire ? Est-ce que ça change fondamentalement le regard qu'elle va poser sur moi si je lui dis que je suis amoureuse ? Et si je lui dis que je suis seule, elle va me sortir le laïus habituel sur les bienfaits du célibat et sur le "c'est quand on s'y attend le moins que...."?

Et puis, franchement, si je n'aborde pas le sujet de ma vie sentimentale avec ma mère, ce n'est pas pour en parler avec son amie. J'imagine que ma mère serait ravie d'apprendre par quelqu'un d'autre que je suis amoureuse... ou pas, d'ailleurs...

Alors, c'est là que je sors mon arme ultime : mon sourire de niaise. Mais, oui, on a tous un sourire de niais ou de niaise qui traîne quelque part en nous. Mais si , vous savez, c'est un sourire toutes dents dehors (normalement, sans feuille de salade oubliée entre !), figé (pour ne traduire aucune émotion), le regard vide... et sans un mot qui sort de notre bouche. Rien. Sourire. Bête. Normalement, on doit avoir l'air aussi intelligent qu'un chien qui a peur de son ombre. Il ne manque que le persil dans le nez pour ressembler à une tête de veau.

Ne pas répondre. Surtout pas.... et là, si le sourire de niaise est réussi, la personne doit être mal à l'aise....
  • "Euh... hein.... ben... Bah, tu as une mine radieuse, tu es resplendissante, je ne me fais pas de souci pour toi, je suis certaine que tu es amoureuse..."
Sourire de niaise. Encore. Toujours. Avec les dents encore plus dehors. (Je suis sûre que j'étais à deux doigts d'être embauchée pour la prochaine pub pour Email Diamant.). Et le regard encore plus vide.(Toujours pas de persil à proximité ?)

Mais, le sourire de niaise n'empêche pas le cerveau de s'agiter. "Mais, je t'en pose, des questions, moi ?... Est-ce que je te demande si ton mari te comble ? Si tu supportes qu'il pète au lit ? Ou si tu as pris un amant ? Ou si il te faut autant palpiter la culotte qu'au premier jour ?... Non mais oh !".

Parce qu'on est officiellement célibataire, les gens se sentent le droit de s'immiscer dans nos vies sentimentales ? En quoi est-ce si important qu'on soit amoureuse ou pas ? On devrait leur faire un compte rendu en bonne et due forme de ce qui se passe de bien et de moins bien dans notre coeur, dans notre tête et dans notre lit ? Faut-il que je lui fasse un bilan annuel des préservatifs achetés depuis ma séparation ? Des relations que j'ai eues ? Des bonnes surprises et des mauvaises ? Des statistiques sur les hommes que j'ai rencontrés ?

Je ne doute pas une seconde que tout cela partait d'un bon sentiment, qu'elle voulait juste savoir si j'étais bien dans ma vie, si je m'y épanouissais, mais, bizarrement, je me sens agressée quand je subis ce genre d'interrogatoires. Ma vie privée est, comme son nom l'indique, privée; intime; réservée à ceux qui font partie de cette sphère privée. Quand j'ai envie de partager certaines choses, c'est moi qui décide de le faire et je choisis avec qui partager ces choses-là. Certains diront que, pourtant, j'expose pas mal de choses sur le blog. Certes. Mais, je ne raconte pas ma vie entière sur ce blog, fort heureusement. Il y a même un fossé entre ce que je raconte ici et ce que je vis au quotidien. Le blog, c'est la partie visible de l'iceberg; la partie immergée reste ma vie privée. Et surtout, sur ce blog, c'est moi qui choisis de raconter certains épisodes de ma vie, personne ne me contraint à dire ou faire quoi que ce soit. En revanche, qu'on essaie d'entrer "de force" dans ma vie intime, ça, non...  C'est tout simplement pas possible... ou on s'expose au supplice du sourire de niaise...

Et mon sourire de niaise est grandement efficace. Parce qu'après quelques secondes de flottement où je suis restée silencieuse à sourire comme une bécasse, elle a m'a embrassée pour repartir à ses occupations. Et j'ai pu enlever ce sourire de niaise de mon visage pour reprendre une activité normale... et garder ma vie privée en l'état : privée ! Nanméoh...
Par MamanCelib
Ecrire un commentaire - Voir les 26 commentaires - Recommander
Vendredi 21 août 2009
 J'ai parfois l'impression d'être le fruit d'une manipulation génétique entre une bouée de sauvetage, une boîte de Prozac, un Saint Bernard et Macha Béranger. C'est la seule explication que je puisse trouver au fait que les gens viennent vers moi pour me raconter leurs malheurs.

J'en avais déjà parlé ici ou , les gens se tournent spontanément vers moi pour me parler de leurs problèmes de couples; y compris des gens que je ne connais pas ou très peu. Est-ce que j'ai une bonne tête de conseillère conjugale ? Est-ce que j'ai l'air d'être une pro du couple ? Ne serait-il pas nécessaire que je rappelle à ces bonnes personnes que j'ai un bon passif de célibataire et que si j'étais de bons conseils, dans ce domaine, ça se saurait ? Et même que je serais peut-être au courant, si j'étais une référence en matière de couple...

Mais, les soucis qu'on me livre ne sont pas forcément des soucis "amoureux". Il y en a d'autres qui viennent me parler de leurs préoccupations, de leurs ennuis, bref, de tout ce qui leur passe par la tête. Et moi, je fais office de déversoir, dévidoir, de benne à ordures de toutes leurs craintes et de leur question métaphysique.

Le problème, c'est que la grosse majorité de ces gens là ne sont pas mes amis. Ce sont des copains, des copines, voire des connaissances virtuelles mais, ce ne sont pas des gens avec qui j'entretiens une relation d'amitié. Mes amis, eux, savent qu'à toute heure du jour ou de la nuit, je suis là pour eux, pour leurs questionnements, leurs doutes.... et je sais, moi aussi, qu'eux sont là pour moi, pour tout et n'importe quoi. Et c'est là, la différence capitale entre ceux qui sont mes amis et "les autres". (non, nous ne sommes pas dans un épisode de Lost).

Parce que le problème essentiel de ceux qui me prennent pour le fruit une manipulation génétique bouée/prozac/Saint Bernard/Macha Béranger, c'est qu'ils surgissent dans ma vie quand ça ne va pas pour eux. Ils se confessent. J'écoute. Je conseille, dans la limite de mes capacités restreintes. Ils remercient (quand même, oui !). Et ils disparaissent aussi sec. Et moi, quand j'ai envie de partager des doutes, des incertitudes, des questions ou même des bonnes nouvelles, des moments heureux, et bien, il n'y a personne, à part mes Amis. Est-ce que ces mêmes personnes prennent la peine, de temps en temps, de passer un coup de fil ou d'envoyer un mail pour savoir comment JE vais... Non...

En fait, avec ces personnes, ce sont des relations à sens unique; des relations où c'est toujours la même personne qui donne et toujours la même personne qui reçoit. Les rôles ne s'inversent jamais et ne s'équilibrent pas : il y en a un qui donne et l'autre qui en profite, qui en abuse. Les rares fois où vous avez essayé de parler de ce qui vous préoccupait, vous avez eu droit à une série de phrases toutes faites que vous abhorrez, de façon notoire. En fait, ce sont des relations où l'un joue au psy et l'autre, au canapéphile* en consultation... C'est étrange, il me semblait que pour qu'une relation fonctionne, il fallait qu'elle soit à double sens, que chacun s'y investisse de la même façon (que la relation soit amoureuse, amicale ou professionnelle, d'ailleurs)

Alors, maintenant, basta ! Stop !
Je n'ai jamais prétendu être Mère Térésa ou soeur Emmanuelle (même si je dis souvent que je vais aller faire la tournée des couvents en Europe de l'Est pour me sentir dans mon élément).
Je ne suis pas une gentille fille. Non.
Je ne suis pas psy, non plus. D'ailleurs, personne ne m'a jamais payée pour le temps passé à écouter les pseudo questionnements existentiels.
Maintenant, j'envoie balader les gens. Je leur dis clairement que ces relations à sens unique me déplaisent particulièrement.
Et je réserve mon temps, mon énergie et ma disponibilité pour ceux qui en valent la peine. Pour mes véritables amis.





* definition : qui aime s'allonger sur les canapés
Par MamanCelib
Ecrire un commentaire - Voir les 23 commentaires - Recommander
Dimanche 9 août 2009
  • " Bonjour MC, j'appelle pour souhaiter un bon anniversaire à MiniBri..."
D'accord, il a un jour de retard... mais bon, mon ex beau-père pense quand même à fêter les 4 ans de MiniBri....
  • " Oh, c'est gentil... comment allez-vous ?"
Mais... MC... Que fais-tu ?... Tu es folle ?... Tu as la mémoire d'une huître ?... Tu sais bien que c'est le genre de questions qu'il ne faut surtout pas poser au grand-père de MiniBri. L'expérience a montré qu'en disant ça, j'en ai au moins pour 10 minutes de plaintes... Là, je joue avec mon intégrité psychologique !
  • "blablablablabla.... blablabla... blablabla"
Bingo ! Je viens de me transformer en mur des lamentations. J'ai droit aux douleurs cervicales qu'il a depuis hier, aux sueurs froides puis chaudes après chaque repas, aux quantités d'eau qu'il boit par jour, au docteur qu'il va aller voir... Si je ne l'avais pas arrêté, j'aurais peut-être eu droit à ses séjours quotidiens à WCland. Le timing de ses tracas est toujours le même...
  • "Bon... et quand est-ce que tu m'amènes la petite ?... Parce que si je dois attendre après son père..."
Et là, je ne sais pas ce qu'il s'est passé. Je pense que je suis sujette à des absences psychiques régulières ou que quelqu'un a pris possession de mon corps pour lui répondre :
  • "Je ne suis pas là demain, mais, je suis vers chez vous cet après-midi. Si vous voulez, nous passons vous faire un coucou !"
Aaaaaaaaaargh ! Mais... Pourquoi ? Qui a dit cette phrase ? Comment ces mots ont-ils pu sortir de ma bouche ? Vite, une prière à Sainte Rita express 24/24 pour qu'il ait un programme palpitant aujourd'hui et qu'on n'arrive pas à trouver de créneaux horaires. Ah ben non, Roland Garros et le Tour de France sont terminés, le foot n'a pas repris et "Plus belle la vie" est à 20 heures... Pas de bol, MC, Sainte Rita, c'est une arnaque !
  • "Oh ben oui, venez me voir cet après-midi ! Parce qu'autrement, je ne la vois jamais la petite, tu comprends... Je suis son grand-père, hein..."
Bienvenue dans la minute culpabilisation ! Je suis déjà bien gentille d'amener MiniBri voir son grand-père quelques fois dans l'année et encore, il voudrait me culpabiliser ?... Alors là, même pas en rêve !... Si il voulait voir davantage sa petite fille, il sait où j'habite... et si il ne me parlait pas uniquement de lui, de sa vie, de son oeuvre et de son filsquilnereconnaitplusdepuisquonestséparés, ça me donnerait peut-être envie d'y aller un peu plus souvent. Et puis, à la base, ça ne devrait pas être mon rôle d'emmener ma fille voir son grand-père paternel.

Dans la voiture, je m'entraîne physiquement : souris, MC... Tout le temps... Prends un air intéressé... Bien... Dis que son café soluble infect est très bon.... Fais semblant d'être attentive... Supporte l'odeur abominable de ses cigares...  Happy face.. Pia pia pia partout dans ton corps. (Mya Frye, c'est toi qui me fais dire ces horreurs ?)

Je me prépare psychologiquement, aussi, à devoir recevoir toutes les peines du monde, les lamentations sur son fils, ses pseudos certitudes sur comment je vais... Et si je buvais trois coupes de mojitos au champagne avant d'y aller ? Ou si je prenais des anti dépresseurs ? Des euphorisants ? Non, MC, tu es une femme, une vraie, tu survivras à cette épreuve... ou pas... Sois forte !

Allez, hop, j'y suis. On respire. On sourit. Et c'est parti !

  • " blablabla... et puis, tu sais que.... blablaba...
  • - mmmhhh
  • - blablablabla....
  • - oui, effectivement....
  • - blablabla...."
Bon, ça doit bien faire 30 à 45 minutes que je l'écoute me parler de lui, là, non ?... Regardons l'horloge mine de rien... Oh punaise... Je vais m'ouvrir avec les veines avec un cure-dents... Ca ne fait que dix minutes... et c'est là qu'il attaque le couplet sur son fils...
  • "Je ne le comprendrai jamais... vous aviez tout pour être heureux... blablablabla... et puis MiniBri, hein la pauvre...blablablabla... en plus, lui il est malheureux... blablabla..
  • - Et bien, vous savez quoi ? Non seulement ça ne me regarde pas, mais en plus, c'est bien fait !"
Oui, je suis méchante et j'irai rôtir en enfer. Mais je le vis bien. S'il s'attendait à ce que je m'apitoie sur le sort de son fils, c'est loin d'être gagné. Quand il sera un père digne de ce nom, je changerais sûrement d'attitude. Mais là, non, il faudrait voir non plus à ne pas pousser mémé dans les orties (surtout sans sa culotte !)... (et même si elle aime ça, la coquine !)

Et en plus, j'en ai ras le pompon qu'il prenne ma fille pour une martyre parce que ses parents sont séparés. MiniBri est loin d'avoir l'air malheureux et elle semble avoir trouvé son équilibre avec moi, et sans son père... Il m'énerve avec ses vérités toutes faites...

Attention, c'est parti pour le couplet "Tu dois être malheureuse, toi aussi".
  • "Et toi, ma pauvre MC... Ca va ?... Pas trop difficile ?... En plus, tu n'as pas de chance, ma pauvre. Les hommes, dans ta tranche d'âge sont soit des vieux garçons soit des divorcés. Les vieux garçons, ils ont forcément quelque chose qui ne va pas, hein... et puis, les divorcés, si ils ont divorcé, c'est qu'ils ont un problème hein... En plus, bien souvent, ils ont des enfants...
  • - Oh, mais, vous savez, il y a des divorcés qui sont très bien !
  • - Oui, mais regarde... toi, tu es seule... tu n'as pas trouvé un homme bien... donc, tu vois, il n'y en a pas !
  • - Mais... Qui vous dit que je suis seule ?
Amis des idées reçues et de l'ouverture d'esprit proche du zéro, bonsoir...
Il me fait halluciner. Quand il ne parle pas de lui, il dit des énormités qui me font frémir...
Ou, c'était une façon détournée de savoir si j'avais quelqu'un dans ma vie... Et comme je pars du principe que moins il en saura, mieux ce sera pour tout le monde, je laisse planer le mystère et je refuse d'aborder le sujet. Je n'ai aucun compte à lui rendre.

Finalement, avant que ma fille ne soit aveugle à cause des 2674 flashs des photos qu'il a prises d'elles, j'ai levé le camp. Je veux bien faire une bonne action, mais il n'est stipulé nulle part qu'elle doit durer éternellement. Et soixante minutes, c'est la faille spatio temporelle que peut supporter mon cerveau dans le monde de mon ex beau-père. Au delà de cette limite, j'ai peur que Mère Térésa et Macha Béranger quittent mon corps et que je perde ma zen attitude...

Au terme de cette heure, j'ai failli envoyer à Benoît Sixteen une lettre pour lui demander à être canonisée pour avoir survécu à un tel sacerdoce. "Sainte MC, priez pour nous"... Ah oui, ça le fait, tiens...
Par MamanCelib
Ecrire un commentaire - Voir les 20 commentaires - Recommander
Jeudi 9 juillet 2009
Billet du jour sponsorisé par ma Best Friend 4.
 from son blog "Pas de la Tarte au citron"
(oh, qui bosse dans la pub, maintenant ?)





Bon...

J'ai été gentille...

Mais maintenant, c'est fini.

Je recommence à boire de l'Orangina Rouge... et je redeviens la méchante que je n'ai jamais cessé d'être, en vérité.

Ah ah ah ah
(je le fais bien le rire méchant, hein ?).

Et c'est mon amie 4. qui me l'a rappelé. Donc, merci 4. pour me rappeler ma méchantitude.

Ah ah ah ah.

Tremblez.

Donc... commençons :

- Le premier qui me dit "la roue tourne", je lui fais le supplice de la roue : je l'attache à une roue en plein soleil et je le fais tourner au rythme d'une bonne chanson bien pourrie de techno transe hard core de la mort qui tue... et si ça ne suffit pas, j'impose un best of de 2h30 de la Roue de la Fortune... et on verra si il/elle a envie de me dire encore "la roue tourne"....

- Celui qui me parle du prince charmant qui va arriver sur son cheval blanc, je lui fais apprendre par coeur toutes les répliques de Blanche Neige en français, en mandarin ancien, en esperanto, en russe du XVIème siècle et en Jean-Claude Vandame. Le "un jour, mon prince viendra" aura une autre saveur, je suis sûre... et ça lui passera l'envie de me le dire...

- A la personne qui me conseillerait d'être patiente, je lui ferais écouter l'intégralité des deux albums de Christophe Maé. Sans pause. Et même un live si il persiste. Puis, je pourrais enchaîner avec la compilation des 2be3. Puis celle d'Alliage. Et enfin, celle des G-Squad... Alors, le mot patience a-t-il enfin toute sa signification ?

- "Bah, ton tour viendra !". Alors là, cher monsieur, toi, tu as vas avoir droit à la torture administrative : quand tu iras à la CAF ou à la sécu, tu donneras toujours ton ticket aux personnes qui rentreront après toi... et on te mettra dehors parce que c'est l'heure de fermer... Chère madame, le jour des soldes, tu rentreras la dernière chez Minelli et tu ne trouveras qu'une vieille paire d'espadrilles trouées et malodorantes laissées par une cliente allemande en short... Alors, c'est bien d'attendre son tour ?

- Quand on me dira "sors, vois du monde, fais de nouvelles connaissances", désormais, j'enverrai la personne concernée, au beau milieu d'une avenue, avec son enfant sous le bras, et une pancarte à la main : "gé pa d'amy. Tu ve être mont amy". Une fois qu'on vous aura jeté des pierres, chassé d'un "faut pas rester là, madame" et qu'un ado vous aura lancé "oh, tu grattes l'amitié, là ou quoi ?", on pourra se rendre compte que de rencontrer de nouvelles têtes, ce n'est pas si évident.

- A celui ou celle qui affirmera que les célibataires n'ont qu'à se mettre sur des sites de rencontre, je lui ferais supporter une heure de tchat avec un obsédé sexuel dépressif, avec un vieux Massimo Gargia macho, et avec un divorcé sous amphétamine qui ne parle que de son ex, et pour finir avec un timide qui ne s'exprime qu'en langage sms et emoticones... Désolée, le mec bien sous ton rapport (ou, au moins, au premier abord) n'était pas connecté à ce moment-là... ni les 321 autres fois où vous étiez connecté. C'est bien internet, non ?

- Si on me dit "c'est quand on s'y attend le moins que....", là, je crois que c'est le 14 juillet avant l'heure. Je suis prête à fouetter la personne téméraire avec une tresse d'ail moisi, à l'attacher sur une chaise pendant un concert de la Star Académy, à l'obliger à couper avec les dents ses ongles des pieds puis de les manger, et pour finir en beauté, je laisse cette personne une heure, seule, avec Hannibal Lecter... parce que ça, forcément, elle ne s'y attendait pas...

Alors, il y en a qui sont tentés par un supplice ? Je fais dans la livraison de supplices à domicile, maintenant...

(Et on salue nos amis SM qui passent par là : "Bonjour les amis SM !")



(Mais à part ça, je vais bien, hein... Les vacances me font un bien fou...)

Et pour les gourmands, vous pouvez retourner voir le "Petit manuel des phrases à dire aux célibataires" ou Le retour du "Petit manuel des phrases à dire aux célibataires".



Par MamanCelib
Ecrire un commentaire - Voir les 30 commentaires - Recommander
Mercredi 10 juin 2009
Quand je vous disais que ça commençait à se dérider à Dinoland, je crois que le meilleur indicateur est que je commence un peu à parler de moi... et même de cette future carioca...

  • " Non, mais j'assume, hein... On avait fait un pari débile : la première qui se marie aura le bonheur de voir l'autre danser la carioca à son mariage... Bon, et bien, c'est elle qui se marie, c'est moi qui danse...
  • - Waouh, MC, il faudra nous faire voir ça !
  • - Euh... ou pas !... Non, mais sérieusement, on ne réalise pas toujours la portée de ses paris au moment où on les fait...
  • - Oh, mais MC, ne t'inquiète pas, toi aussi, un jour, tu arriveras à te marier...
  • - Ah non, certainement pas, non..."
Quoiiiiiiiiiiiiiiii ?
J'ai bien entendu ?
Moi aussi, un jour, j'arriverai à me marier ?
Genre, quelqu'un aura pitié de moi et me passera la bague au doigt pour que je ne reste pas vieille fille ?
Ou plutôt, genre il y a bien un homme qui va t'accepter comme tu es ? Parce qu'avec tous tes défauts, c'est pas gagné, ma pauvre fille ?
Mais ça ne va pas, non !!!
  • - Mais si, tu verras, tu vas rencontrer quelqu'un avec qui tu te marieras... Ce sera toi la mariée et c'est ta copine qui dansera à son tour !
  • - Mais, je n'ai aucune envie de me marier... AUCUNE !
C'est bizarre, j'étais à peu près persuadée de n'avoir jamais parlé de mon célibat devant elle...
Ce qui me dérange, là, en plus, c'est qu'elle m'a donné l'impression que l'unique but d'une vie de femme était de se marier... et ça, la féministe qui sommeille plus ou moins en moi a du mal à l'entendre... Je crois qu'elle aurait pu ajouter  "Si tu n'as pas d'alliance, tu as raté ta vie de femme" pour parfaire son discours.

Pourtant, je me réjouis toujours des mariages autour de moi. Ca me réchauffe le coeur de voir que certains croient encore en cette institution. Je suis ravie de voir qu'il existe des couples qui croient suffisamment en eux pour affronter sereinement les préparatifs, la prise de tête du plan de table et les pseudos conseils des uns et des autres... Oui, il y a des hommes et des femmes qui s'aiment... mais je ne suis pas certaine que le mariage fait qu'on s'aime plus ou moins.

Mais punaise, j'ai le droit, autant que je sache, de ne pas avoir envie de me marier ? Non ? Les femmes seraient génétiquement programmées à mourir d'envie de se marier ? Il y a une loi qui condamnerait toute femme qui ne rêverait de prononcer un oui ému ? Si oui, j'ai l'honneur de vous informer que je ne suis donc pas une femme et que je vais bientôt finir en prison... Damned...

J'ai mes raisons de n'avoir aucune envie de me marier. Et quand on me chatouille un peu trop en essayant de me convaincre du mariage, j'explique pourquoi je ne serai jamais capable de revêtir une robe blanche et de laisser mon nom de jeune fille. Je donne par le menu les événements qui font que si un homme m'aime et qu'il veut me garder près de lui, nous ne pourrons jamais passer par la case mariage. Je n'ai pas envie de parler de ces choses-là ici, mais en général, la discussion se termine par un "Ah oui... Je comprends... C'est vrai que vu sous cet angle-là... Mais il ne faut pas dire "fontaine, je ne boirai pas de ton eau"". Non, je ne peux pas dire que ô grand jamais, je ne le ferai... mais franchement, je suis persuadée du contraire... mais je peux me tromper...

Je crois que le seul argument qui me pousserait à me marier serait la perspective de voir ma meilleure amie danser la carioca, à son tour...

Comment ça, ça n'est pas une bonne motivation ?



Par MamanCelib
Ecrire un commentaire - Voir les 37 commentaires - Recommander
Dimanche 7 juin 2009
Je crois que ce week-end, ils se sont tous donnés le mot pour me donner l'impression d'avoir le QI d'une moule.

Ca a commencé hier, dans un magasin de produits de beautés(qui commence par Yves et qui finit par Rocher). Je me posais des questions philosophiquement essentielles sur un gommage (éclat de beauté express), un masque Aqua Tonic (pour une peau fraîche et hydratée) et un masque fraîcheur-pureté (pour une pureté en trois minutes). Et c'est là que j'entends la phrase qu'on n'espère plus quand on a besoin d'un renseignement :
  •  "Je peux vous aider madame ?
  • - Oui, je veux bien... J'hésite entre ces trois produits-là et je ne sais pas lequel me conviendrait, par rapport à ma peau
  • - Ah... Alors, le gommage, il est fait pour gommer et vous donner de l'éclat rapidement. Le Masque Aqua Tonic, il vous donnera une peau fraîche et hydratée... et le masque fraîcheur rendra votre peau pure en trois minutes. Voilà madame.
  • - Ah... euh... merci..."
Mais merci de quoi ? Ca ne va pas non ? Elle n'a fait que lire ce que j'avais déjà lu sur les tubes... Elle a cru que je ne l'avais pas vu ? C'est écrit en gros, en plus ! ... Ou alors, elle a pensé que, vu mon air débile, je ne savais peut-être pas lire ?... Non, mais attends MC, là, tu viens de te faire prendre pour une moule qui a raté les préselections pour aller jouer à "La roue de la fortune".

Le pire, c'est que je n'ai même pas su quoi répondre. Je suis restée plantée là par cette dinde avec mes trois tubes à la main. Et bien, puisque c'est comme ça, j'ai reposé les trois tubes et je n'en prendrai aucun. Nanananère. (Et le premier qui dit que, pour le coup, je vais rester avec une peau pleine d'impuretés et non hydratée se trompe !)

Au moment de payer (parce que j'ai quand même acheté autre chose !), la caissière en a remis une couche. "Et nous avons le plaisir de vous remettre cette boîte à mots doux : vous y trouverez des magnets avec plein de mots d'amour à échanger avec votre mari, par exemple". Bien, alors toi, tu vas tout de suite ouvrir ta bouche en grand et je vais te faire avaler les aimants sur le champs...

Non, je ne suis pas ressortie du magasin en ayant envie de tuer toute personne qui serait habillée en vert amande....


Et aujourd'hui, alors que je tentais péniblement de me remettre de ma journée d'hier où j'ai été prise pour une décérébrée, je me suis décidée à aller voter. L'enveloppe sur la table me faisait de l'oeil, les bulletins de vote me clamaient leur envie de finir leur vie dans une urne...  Alors, j'ai cédé; à la seule et unique condition que ça ne me prenne pas trop de temps puisque je devais aller déjeuner chez ma maman pour la fête des mères. J'ai donc pris mon bulletin de vote, je l'ai plié et rangé soigneusement avec ma carte d'électeur.

Au bureau de vote, tout est normal. Carte, pièce d'identité, enveloppe. "Prenez un bulletin de chaque liste et allez dans l'isoloir". "Non, ce n'est pas la peine, j'ai mon bulletin de vote ici.". Je me tourne tout en mettant mon bulletin dans l'enveloppe, et là, je me fais agresser par le gars qui s'occupe de l'urne : "Vous ne pouvez pas faire ça ici, allez dans l'isoloir !". Ooooooh... L'espace d'un instant, je me suis sentie dans la peau d'un terroriste...

  • "J'avais prévu mon bulletin de vote avant, je ferme juste mon enveloppe.
  • - Vous n'avez pas le droit de le faire ici, c'est illégal.
  • - Ah bon ? Et pourquoi ? Autant que je sache, le vote doit être secret. Le mien l'est, en l'occurrence. Il n'y a aucune obligation de passer dans l'isoloir... et je n'en ai aucune envie
Lui aussi, il me prend pour une débile profonde ?
Il y a marqué Crétine 1ère sur mon front ?
Est-ce qu'il sait ce que c'est de se retrouver dans 1m2 avec une petite fille de trois ans et demi qui passe son temps à jouer avec le rideau de l'isoloir ?
Ou il se prend pour le justicier électoral ?
Ou il voulait que je vois des photos de lui, nu, qu'il avait affichées dans l'isoloir ?
Et puis, pour les 2 pelés et demi qui se déplacent pour les européennes, il vient me titiller les nerfs ?

Et re nanananère, j'ai voté comme je l'avais décidé, sans passer par l'isoloir. J'ai failli lui tirer la langue et le traiter de sombre con en déposant mon bulletin dans l'urne, mais je me suis retenue.

Franchement, cette capacité qu'ont certains à vous faire ressentir que vous n'êtes qu'un sombre idiot, ne serait-ce que l'espace d'une seconde, me tape sur le système... et pusi rétrospectivement, on s'aperçoit que l'abruti, dans l'histoire, n'est pas celui qu'on croyait...

Bande de moules avariées, va !

Par MamanCelib
Ecrire un commentaire - Voir les 31 commentaires - Recommander
Mardi 31 mars 2009
J'ai du retard... Non, je ne suis pas en train de vous dire que je suis enceinte. Ou alors, si j'ai un fils, je l'appelle Jésus ou Mac Gyver; soit il marchera sur l'eau, soit il me fabriquera un Iphone avec un couteau suisse et des bas de contention...


Mais, revenons à notre sujet initial : mon retard...


Ta ta ta ta ta ta tin... ta ta ta ta ta ta tin... ta ta ta ta ta ta tin...


[oui, je sais, je refais super bien mon radio réveil. Je pense changer de métier et devenir officiellement imitatrice de radio réveil...]


"Pfff... Non, allez, je m'octroie royalement cinq minutes de farniente dans le lit avant de me lever pour commencer la semaine". Mais, avant de me tourner pour faire le rouleau de printemps dans ma couette, je jette un oeil à mon radio-réveil... 6h31... Allez encore quatre minutes...

...

6h31 ?

...

On est quel jour ?

...

Vendredi ?... Il n'y a que le vendredi que je me lève à 6h30, les autres jours, c'est 6h... Non, si je commence ma semaine aujourd'hui, on ne peut pas être vendredi... Mais alors... C'est lundi ! Et j'ai officiellement 31 minutes de retard.


Ma couette a volé dans ma chambre. Je me suis télétransportée dans la salle de bains. J'ai pris ma douche en une demie seconde. Je me suis maquillée en deux secondes sans pour autant ressembler à Pignolo le Rigolo au final. J'ai mis exactement un quart d'heure pour me doucher, me maquiller, me coiffer (enfin, euh...) et m'habiller. (Note pour plus tard : contacter le Guiness Book pour faire valider cet exploit.)


Dix minutes plus tard, MiniBri était habillée et on courait dans la rue pour aller jusqu'à ma voiture, mon cartable sur une épaule, mon sac à main dans une main, MiniBri dans l'ordre et l'ordinateur entre les dents. Evidemment, c'est pile ce jour-là que ma voiture est garée à l'autre bout du monde.


L'espace d'une tornade, j'éjecte MiniBri chez sa mamie préférée pour repartir en courant vers Dinoland.


Coup d'oeil sur la montre. J'ai à peu près rattrapé mon retard.


Autoroute. Ticket. Aaaaaaaaaargh ! Mais pourquoi il veut reculer, lui, devant moi ? Il ne peut pas prendre son ticket ? Je n'ai pas le temps de reculer, moi, monsieur !!! Boulet, va !


Péage. Il va falloir payer, maintenant. Et bien choisir sa voie automatique... Mais... Il fait quoi, là ? Comment ça il a un problème avec sa carte bleue ? Ca fait 4 ans que je passe par là, tous les matins, tous les soirs, et je ne suis jamais tombée sur quiconque qui avait un problème avec une voie automatique... Re boulet ! C'est une coalition, ce matin ? C'est ça ? Le Dieu Cronos m'en veut ? On a un contentieux ? Il veut que je lui sacrifie mes cheveux blancs ?


Finalement, je suis arrivée à Dinoland pile au moment de la sonnerie... et c'est là que je me suis aperçue que j'avais oublié de déjeuner et que je n'avais pas pris mon repas pour midi. Tout va bien.


Quatre heures de cours chaotiques. Je dis un mot à la place d'un autre. Je dis une chose; puis son contraire. Mes phrases ressemblent à du serbo-croate  version suédois. Visiblement, mon cerveau est resté à l'heure d'hiver. Mes élèves doivent se dire que les ravages de la drogue, ça n'est pas beau à voir... ou c'est l'alcool ?... ou l'amour ?...


Seize heures. Même topo. Comme tous les soirs, je suis dans les starting blocks pour m'envoler dès que la sonnerie retentit. Mais, avec le changement d'heure, ça sonne trois minutes plus tard. (Ne me demandez pas d'expliquer le rapport de cause à effet, je n'en ai pas la moindre idée !). Je suis en retard. Et c'est juste là qu'une élève décide de venir faire un opération fayotage en bonne et due forme... ah non, là, ça ne va pas être possible ! Je suis en conflit avec Cronos, je n'ai pas le temps d'écouter les minauderies de mademoiselle !


Re saute dans la voiture. Re huit minutes précises de retard (et vu que tous les soirs, le timing est plus que serré pour récupérer MiniBri, je suis officiellement à la bourre !). Péage. Bon choix de file. Route départementale. Alerte au boulet motorisé qui regarde les marguerites pousser en même temps qu'il conduit ou qui a peur d'effrayer les fourmis si il roule à plus de cinquante kilomètres heures. Aaaaaaargh !

C'est la journée internationale du boulet et personne ne m'a prévenue ?...
Enfin, là, j'ai l'impression de m'auto "bouletiser" avec ces fichues trente minutes que j'ai essayées de rattraper toute la journée...
Grrrrrrrrrrrr !
Par MamanCelib
Ecrire un commentaire - Voir les 31 commentaires - Recommander
Mercredi 18 février 2009
Certains vouent une admiration sans borne à leur nombril. Je ne pense pas à celles qui décorent leur nombril d'un piercing pour l'embellir, non, je vous parle de ceux et celles qui aiment tellement leur nombril que tout leur monde tourne autour.

Parmi les adorateurs du nombril, il y a ceux qui considèrent que c'est le meilleur endroit pour juger ce qui les entoure. On se place bien sur son nombril, bien droit, bien fier, et on observe : "ouhlala, tu penses ça ? Non, moi, je dis que tu ne devrais pas penser ça; et c'est moi qui ai raison; et tu dois penser comme ça; et mon nombril est d'accord avec moi. Mon nombril et moi détenons la Vérité Eternelle. Donc, tu dois penser comme mon nombril et moi ou tu iras griller en enfer".

Ceux-là ont la fâcheuse tendance de juger tout et son contraire depuis leur petit point de vue bien étriqué. Tout courant de pensée qui irait à l'encontre de leurs opinions fort avisées est considéré comme une hérésie, une absurdité, voire une preuve flagrante de la bêtise humaine... alors que ce sont les premiers à vous dire que l'ouverture d'esprit est importante et que leur qualité première est la tolérance. (En fait, par tolérance, ils veulent dire qu'ils acceptent que d'autres nombrils vivent autour d'eux, mais à la seule et unique condition qu'ils pensent comme eux...) De toute façon, ils vous donnent toutes les solutions, clés en mains, pour que votre vie ressemble à la leur et à celle de leur nombril; donc, si vous n'y arrivez pas, c'est que vous y mettez de la mauvaise volonté.

Il y a aussi celui ou celle qui ne parle que de son nombril, sa vie, son oeuvre... Après un "bonjour, comment ça va ?" dont il n'écoute pas la réponse, il ne vous parle que de lui, de comment il s'est brossé les dents ce matin, de la façon dont il a repassé ses affaires, bref, des informations de la plus haute importance qui devraient faire l'ouverture des journaux télévisés du monde entier... Mais, lui, ça le passionne de parler de son nombril. Il s'écoute parler, s'extasie en même temps de voir combien sa vie est palpitante et ne doute pas une seconde que ses propos vous intéressent au plus haut point. On est quand même en train de parler de la vie de Nombril Ier, comment pourriez-vous ne pas être intéressé ?

Sauf que ce jour-là, peut-être plus qu'un autre, vous avez envie vous aussi de parler et de dire autre chose que "Oui ?... Ah bon ?... Non ?... Ah oui, quand même.... Ah, effectivement...". Mais non, vous n'avez pas droit à la parole. Non, vous n'êtes pas là pour venir troubler les histoires de Nombril Ier à la mer... Vous êtes là pour écouter et servir de faire-valoir parce que, de toute façon, les histoires de Nombril sont toujours plus intéressantes que les vôtres, et les problèmes de Nombril Ier sont de vrais problèmes, pas des pacotilles comme les vôtres.

Et bien là, je ne supporte plus ces histoires de nombril en tout genre. Je n'ai plus envie d'écouter les conseils débiles des adorateurs du nombril qui pensent qu'ils savent mieux que vous ce qu'il faut faire dans toutes les situations possibles et imaginables. Si il y avait une solution unique à chaque souci, ça se saurait ! Mais, comme pour chaque situation, il y a des paramètres variables, il n'y a pas une solution commune à tous. Il reste, cependant, des expériences à échanger mais aucun point de vue à tenter d'imposer. Le nombril power, j'y crois moyen...

Je n'ai plus envie, non plus, d'entendre et de supporter les grands monologues que j'écoute par politesse alors que la personne que j'ai en face de moi ne se demande pas, l'espace d'un instant, comment je vais ou si, moi aussi, je n'aurais pas des choses à raconter. Je suis là quand mes amis ont besoin d'une oreille pour les écouter parler et pour discuter d'un sujet qui les tient à coeur (et je sais qu'ils seront là quand j'aurai, à mon tour, besoin d'eux), mais supporter des monologues sans fin, insipides, qui tournent autour de Nombril Ier, je ne peux plus...

Peut-être que ces divers adorateurs du nombril devraient m'oublier un peu et se concentrer sur leur vie plutôt que sur la mienne. Peut-être qu'ils devraient s'endormir le soir en se caressant le nombril, ça leur ferait du bien. Peut-être qu'ils devraient trouver un institut de beauté spécialisé dans le soin du nombril pour s'épanouir. Peut-être qu'ils devraient mettre une photo de leur nombril en fond d'écran. Peut-être qu'ils devraient consulter un psy pour savoir pourquoi ce qui les reliait à leur mère dans leur vie in utero les préoccupe autant. Peut-être qu'ils devraient accrocher à leur nombril un diamant de dix carats tellement il a de la valeur...

Ce qui est sûr, c'est qu'ils devraient oublier mon nombril...


Par MamanCelib
Ecrire un commentaire - Voir les 25 commentaires - Recommander
Lundi 12 janvier 2009
Non, mais j'hallucine. Je viens de téléphoner à mon gynécologue des yeux préféré parce que je songe sérieusement  à devoir changer de lunettes, et là... on m'annonce un rendez-vous pas avant fin février ? 2 mois d'attente ? C'est une blague ?

Bon d'accord, il n'y aucune urgence pour mon changement de lunettes. Je dois reconnaître qu'en plus, j'oublie de plein gré de les mettre très régulièrement; sauf pour conduire de nuit ou j'arrive à destination avec un mal de tête d'enfer. Et comme je n'ai pas envie de dire "Pas ce soir, chéri, j'ai la migraine" parce que j'aurais croisé les phares de plusieurs voitures, je mets plus ou moins docilement mes lunettes. Enfin bon, il est vrai que je n'ai pas tous les jours l'occasion de dire cette phrase non plus...

Donc, je vais aller voir mon ophtalmo préféré, il va vérifier si ma vue a baissé ou pas et me faire mon ordonnance pour aller choisir une nouvelle paire de lunettes. A moi les essayages de 324 paires différentes, des rondes, des carrées, des petites, des grosses... Comme ça, avec de nouvelles jolies lunettes, je penserai peut-être plus souvent à les mettre... Yeah ! En plus, j'ai une tête à lunettes : la majorité des lunettes me va bien. (Qui a dit, dans le fond, "femme à lunettes, femme à... lunettes ?")...

Mais, ne me parlez pas de lentilles de contact. Non, non, non... Déjà, pour moi, ce ne serait pas utile puisque j'ai juste besoin de lunettes de repos pour délasser mes pauvres petits yeux des horreurs qu'ils lisent sur les copies de mes chers élèves. Et puis, les lentilles, quelle organisation !

A l'époque où j'étais étudiante, je vivais en coloc avec une copine qui portait des lentilles de contact. J'hallucinais sur tout le matériel nécessaire à leur entretien : la grosse bouteille pour le produit de nettoyage, la petite boite pour mettre la lentille droite dans le côté droit et la lentille gauche dans le côté gauche (amis psychorigides, bonjour !) et laisser mariner le tout une nuit entière. A cela, il faut aussi ajouter la paire de lunettes nécessaire pour ne pas vivre dans le brouillard une fois enlevées les lentilles. 

Sans oublier les pèlerinages mensuels chez l'opticien pour aller chercher les dites lentilles et les produits encombrants. En plus, elle persistait à aller chez un opticien désagréable qui était aussi sympa qu'une maladie vénérienne. Alors, même si les choses ont évolué et qu'on peut faire tout ça par internet maintenant, le tout reste trop encombrant. La lentille, non !

Et puis, j'ai un aveu à vous faire : mon oeil a peur de mon index, certainement à cause de vieilles réminiscences où mon index, ou tout autre corps étranger, aurait agressé mon oeil. Un jour où j'avais acheté des lentilles de couleur pour avoir les yeux gris (oui, parfois, je m'ennuie dans ma vie !); j'ai mis une grosse trentaine de minutes à mettre une lentille pour finalement me retrouver avec les yeux vairons, puisque j'ai été incapable de mettre la seconde lentille. A chaque fois que mon doigt s'approchait de mon oeil, je perdais le contrôle de ma paupière, mes yeux jouaient au grand huit et ma tête reculait, instinctivement. Résultat, au lieu d'avoir les yeux gris, je me suis retrouvée avec les yeux rouges à force d'aller trifouiller là-dedans.

Dire qu'il va falloir que j'attende début mars pour jouer à la prof sévère, vieille fille, avec un chignon impeccable et un tailleur gris foncé pour l'hiver et gris clair pour l'été, assorti à ses petites lunettes... Ca va être long...
Par MamanCelib
Ecrire un commentaire - Voir les 29 commentaires - Recommander
Mardi 6 janvier 2009
J'ai froiiiiiiiiid ! J'ai froiiiiiiiiiiid ! J'ai très froiiiiiiiiiiid !

Ah non, là, ce n'est pas possible. Qu'il fasse -5° quand je pars au boulot, le matin, c'est tout simplement inhumain (et en plus, j'avais oublié qu'il faisait aussi nuit à 7h du mat'). Mon corps n'est pas équipé pour évoluer dans des températures inférieures à zéro. Je ne suis pas un pingouin; la marche de l'empereur, ce n'était pas moi, je plaide non coupable...  Non, non, non. Je refuse. Je suis en train de me transformer en glaçon. Si quelqu'un me collait un bâton, on pourrait facilement me confondre avec un esquimau. Je vis dans un congélateur géant ou quoi ?... J'ai beau me couvrir, j'ai froid. Tout le temps. On pourrait croire que j'ai du sang de navet qui coule dans mes veines, et bien non.

Je me gèle. Je m'écharpouille, je me chapeaute, je me gante, je manteaurise, je me bottinise avec les jolies low boots que Queen Mum m'a offertes hier, comme ça, sans raison, mais j'ai  encore et toujours froid... Et j'en fais profiter tout le monde, tant qu'à faire : je me mets à claquer des dents jusqu'à me réchauffer. Dès que je suis glacée, je suis atteinte d'un Parkinson de la mâchoire, et tout le monde me déteste : il parait que ça donne froid aux autres de me voir claquer des dents...

Dès que je rentre en salle des profs, je m'accroche au radiateur, comme une moule à son rocher. En voiture, la température est réglée à 23°, histoire de me croire sous d'autres tropiques. Chez moi, je manque de sexytude en me baladant avec un pull informe qui tient chaud. J'en connais qui vont me dire que je devrais acheter un pyjama en pilou, mais je refuse ! Le pilou ne passera pas par moi; ni le pyjama Damart à la naphtaline ! Et pourquoi pas les charentaises, aussi, non ? Ou les pantoufles à la tête de Mickey ? Encore mieux : la grenouillère taille adulte... Oh oui, encore !... Non mais, attendez, à ce rythme-là, je vais finir par avoir peur de me casser le col du fémur et frémir quand quelqu'un dira "Ca sent le sapin"... Le pilou, c'est contre ma religion !

Mais qu'ai-je fait pour mériter ça ? (minute tragédie; à prononcer avec la main négligemment posée sur le front !)... Est-ce que c'est parce que j'ai grandement souri quand j'ai appris que mon ex tromperait déjà sa femme ? Ou c'est peut-être parce que ça flatte mon ego quand j'entends mon ex beau-père me dire que pour lui, je resterais toujours sa belle-fille ?... Vilaine MC ! Bouh ! C'est pas joli joli d'être rancunière ! Tu iras rôtir en enfer entourée de chippendales en string !... Mais au moins, là-bas, il fera chaud !

Il n'empêche que là, maintenant, tout de suite, j'ai froid. Et ça risque de ne pas s'arranger, ils annoncent de la neige même chez nous. Dois-je rappeler à Catherine Laborde que nous sommes dans le sud, et que chez nous, normalement, il ne neige pas ? En plus, il va neiger un jour où je ne bosse pas. Mais quelle arnaque ! Je ne pourrai même pas prendre ma voix d'hôtesse de l'air pour appeler Dinoland et dire "Je suis désolée, mais je ne pourrai pas venir à cause de la neige... Oh, il y a au moins... Je ne sais pas... A vue de nez, je dirais un centimètre !"... Pffff... Et si je prenais ma voix de caissière chez Picard pour annoncer aux dinos : "MC est en promotion chez nous. Regardez bien, dans le congélateur "Poissons", il n'y a que des morues sauf une. C'est MC... ou pas..."

Bon, c'est définitif, j'ai même le cerveau qui est en train de se congeler. Hibernatus, c'est moi !

Cryogénisez-moi !... Oui mais pas tout de suite, pas trop vite...
Par MamanCelib
Ecrire un commentaire - Voir les 31 commentaires - Recommander

Vous avez dit...

Illustrations

Pour les illustrations, c'est
Zesheep
qu'il faut remercier !

Et c'est par là qu'il faut aller voir !


(Cliquez sur l'image)

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés