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MC ?... Oui, c'est moi...

Jeudi 5 novembre 2009
Si vous suivez ce blog depuis un certain temps, vous n'êtes pas sans savoir que la guerre du pilou y fait rage : d'un côté les pro-pilou (Nan et 4., pour ne citer que les plus intégristes) qui ne cessent de dire combien le pilou est grand, combien le pilou est beau, combien le pilou est fort; elles en parlaient  ici. De l'autre côté, les anti-pilou (moi, quoi !) qui sont horrifiées de voir qu'on fabrique encore des pyjamas en pilou et, surtout, qu'on ose les porter; et j'avais défendu mon point de vue .

Le problème est que depuis ce débat houleux où nous avions mis en lumière nos différends inconciliables sur le sujet, le clan pro-pilou ne cesse de tenter de me convertir à sa cause. Je suis victime de harcèlement piloutien (?!?). Quand je suis malade, j'ai droit à "Tu vois, si tu avais un pyjama en pilou, tu n'aurais pas le nez pris / la gorge en feu / 40° de fièvre". Quand j'ai le moral qui flirte avec mes chaussettes, on me serine : "Là, en fait, ce dont tu aurais le plus besoin, c'est d'un bon pyjama en pilou. C'est doux, c'est moelleux, c'est confortable... Tu t'y sentirais drôlement bien !". En fait, elles essaient de me convertir au pilou en me culpabilisant : si je suis malade, si je n'ai pas le moral, c'est parce que je n'ai pas de pilou. Mais non, je vois bien leurs manoeuvres honteuses, et je ne tombe pas dans le panneau ! Pas de pilou chez moi !

Mais...

La clan pro-pilou a profité d'un moment de faiblesse de ma part pour s'infiltrer dans mes murs. Sans aucune honte, sans aucune gêne, elles ont profité de l'hospitalisation de ma mère pour pénétrer ma maison. Il se trouve que ma mère a eu besoin de pyjamas et qu'elle m'a demandé de lui en acheter. Comme je n'avais pas franchement le temps ni le coeur d'aller faire les boutiques (ah bon ? Et pourquoi donc ?), je lui ai commandé deux pyjamas sur un site de VPC. Et là, horreur et damnation à la réception du colis : il y avait un pyjama en pilou... Aaaaaaaargh ! Noooooooooon ! Le stratagème du clan pro-pilou a fonctionné ! Du pilou est dans ma maison ! J'ai même touché du pilou ! J'ai payé pour du pilou ! Je suis contaminée ! Je suis perdue pour la science ! Aaaaaaaargh ! Achevez-moi....

J'ai bien entendu le petit ton de satisfaction dans la voix des pro-pilou quand j'ai raconté cet événement douloureux, la gorge nouée. J'ai senti la pointe de fierté de voir que leur plan avait fonctionné. Mais, mesdames, j'ai beau avoir touché du pilou, et même avoir payé pour ça, vous ne m'avez pas pervertie pour autant ! J'ai expulsé le pilou de chez moi le jour même et ma mère l'a recueilli. Je me suis lavée les mains à l'eau de javel, j'ai fait bouillir ma carte bleue, j'ai désinfecté la table où j'avais posé le colis pour effacer toute trace d'infection. J'ai même ordonné à MiniBri de ne plus s'approcher de cette zone, tant que je n'étais pas sûre de la décontamination. Il ne fallait prendre aucun risque.

On a évité le pire. Je n'ai pas été infectée. Je reste saine de corps et d'esprit (enfin, à peu près..). J'ai quand même été profondément déçue que le clan pro-pilou profite d'un moment de faiblesse pour tenter de me pervertir. Si tous les stratagèmes sont possibles, je vais songer à dresser les pyjamas en pilou pour qu'ils disparaissent tout seuls, un peu comme les chaussettes dans les machines à laver. Ou, je vais m'introduire chez les pro-pilou pour brûler leurs pyjamas, en pleine nuit. Ou je vais mener une action en justice auprès de tous les fabricants de pyj' en pilou pour qu'ils mettent chacune des pro-pilou sur une liste noire et qu'ils refusent de leur vendre le moindre pyjama. Il faut que je peaufine ma tactique, je ne peux pas rester sans contre-attaquer.

Le côté de la force obscure du pilou a frappé : en rentrant chez moi, le pilou a gagné une bataille, pas la guerre.

Le poing levé, je vous l'affirme : ¡ El pilou no pasará !


Par MamanCelib
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Lundi 12 octobre 2009
Ce matin, c'est une MC toute fière qui a récupéré sa voiture : à l'inverse de l'année passée, j'ai bien garé ma voiture et je n'ai pas dû aller la récupérer à la fourrière (qui n'est toujours pas mon amie). Enfin... bien garé, il faut le dire vite : ces abrutis de pigeons l'ont confondue avec des toilettes publiques et ils ont allègrement déposé leur fiente sur la carrosserie de ma voiture... Bien... Ca me coûtera quelques euros de nettoyage; ça reste toujours moins cher qu'une amende et une somme astronomique pour récupérer ma voiture à la fourrière. D'accord, un instant, j'ai pensé à grimper aux arbres pour aller tuer de mes blanches mains ces pigeons mal éduqués, mais mes chaussures à talons me l'ont interdit.

Je suis donc partie bosser de bonne humeur, avec ma voiture à pois blancs verdâtres.... et j'ai gardé ma bonne humeur toute la matinée... J'étais même tellement en forme que j'ai passé ma pause à chanter des chansons des années 80 avec une nette préférence pour David et Jonathan et Glenn Medeiros. Oui, j'ai transformé la cantine en karaoké pourri, mais j'assume ! (prochaine étape : amener une boule à facettes !). Oui, la merde de pigeon, ça me fait penser aux années 80; allez savoir pourquoi...

Et puis, j'ai commis un acte insensé : j'ai allumé mon portable. Répondeur. Vous avez 3 nouveaux messages. Waouh, j'ai des amis. Il y a des gens qui pensent à moi. On m'aime. Yahou, la fiente porterait chance ? "Madame NomdupèredeMiniBri ?". Ouhla, ça part mal... rien que d'entendre qu'on m'appelle encore par le nom de mon ex, ça me fait froid dans le dos. Oui, c'est aussi le nom de MiniBri, mais normalement, plus personne ne devrait m'appeler "Madame NomdupèredeMiniBri"...

"C'est la maîtresse de Minibri"... Re-ouhla... Ca ne me plaît pas du tout. "MiniBri est tombée dans la cour et elle s'est fait mal au bras. Elle n'arrive plus à le bouger. Je pense qu'il faut que vous veniez la récupérer pour aller passer une radio. Mais elle va bien hein." Là, je pense que c'est moi qui suis devenue couleur merde de pigeon (sans l'odeur !); j'ai même eu en bonus le cerveau d'un pigeon. Je me suis emmêlé les doigts, j'ai raccroché au lieu d'écouter les messages suivants. Mais qui a eu l'idée de nous mettre cinq doigts au bout de chaque main ? Un seul aurait suffi ! (d'accord, si on ajoute le "Téléphone maison", ça fait vraiment ET !).  Donnez-moi une patte de pigeon pour remplacer ces mains qui ne servent à rien !

"MC ? Ca va ?". Non. Comme toutes les mamans du monde, dès que ça touche nos enfants, j'ai la tête à l'envers. Ma fille va bien. MC, la dame a dit que MiniBri allait bien. Répète après moi : "MiniBri va bien !"... oui, elle va bien, mais elle a très mal au bras... et je n'arrive pas à écouter la suite de mes messages. Et puis, elle nous fait quoi la maîtresse de MiniBri ? Elle sait que je suis enseignante, je lui ai dit, c'est aussi écrit sur la fiche d'urgences de ma fille, donc, je ne peux laisser mon portable allumer pendant les cours. Elle ne pouvait pas appeler le collège, directement ? Là, on serait venu me chercher en classe !... parce qu'il faut le dire, le message a plus de deux heures.... ma fille a eu le temps de souffrir !

Finalement, après avoir réussi l'exploit d'écouter les deux messages suivants de ma mère qui avait récupéré ma fille et qui attendait son tour chez le médecin, j'ai sauté dans ma voiture toujours maculée de superbes tâches vertes et blanches. Deux espèces de jeunes à moto, sortis de je ne sais où, ont failli goûter de près à la décoration de ma voiture.... et dans la seconde suivante, c'est la voiture de flics qui les suivait qui a failli venir relever l'adn des pigeons fauteurs ! (Vous avez demandé les experts, ne quittez pas).

Ooooooooooooh ! On va se calmer là ! Je suis déjà en phase de décomposition avancée et si ça continue, ce sont les pigeons qui vont venir me bouffer le foie ! Laissez-moi tranquille, je veux arriver en un seul morceau chez moi pour réconforter ma fille et m'armer d'un bazooka pour aller tuer quelques pigeons porte-malheurs !

Avant, il faut juste que je récupère ma fille et que je l'emmène passer une radio. Salle d'attente. "Le bras de MiniBri va mieux ?". Elle me  veut quoi, là, la dame ? C'est une envoyée des pigeons qui vient vérifier la partie scoumoune de la chose ? Ah non, c'est une dame de l'école que je ne connais pas. Je range mon bazooka anti pigeons. Finalement, MiniBri n'a rien de cassé mais une grosse contusion. J'en suis quitte pour une bonne frayeur... et un passage par la pharmacie. "Alors, il est cassé ou pas ce bras ? ". Euh ? Tout mon village est au courant ? Les pigeons voyageurs ont fait leur boulot ? Ah non, elle était dans la salle d'attente chez le toubib avec ma mère et MiniBri... C'est l'événement du jour...

"Dis, môman, c'est quoi qu'il y a sur ta voiture ?"... Comment t'expliquer ça calmement ma fille ? Je te dis la version officielle des pigeons incontinents ou je t'explique que c'est un complot de l'armée des pigeons qui me veut du mal ? (Comment ça faut que j'arrête les films d'Hitchcock ?). "On va la laver, môman ?". Et comment !!! Je ne tiens pas à renouveler une journée dans ce goût-là....

La morale du jour : si marcher du pied gauche dans une crotte de chien porte bonheur, retrouver sa voiture avec l'option merde de pigeon métallisé présage d'une bien mauvaise journée.




Par MamanCelib
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Vendredi 25 septembre 2009
On pourrait croire que je joue au "roi du silence"...

Quoi ? Vous ne connaissez pas ce jeu ? Oh, les mamans, ne me dites pas que vous n'y jouez jamais avec vos enfants ? Le principe : les jours où nos chères descendances sortent 3456 mots à la minute alors qu'on a la tête qui est prête à exploser, on propose un jeu ex-tra-or-di-nai-re ! Le but est de rester silencieux le plus longtemps possible et celui qui gagne est celui qui aura su se taire le plus longtemps... Bon, d'accord, ça ne dure rarement pas plus de deux minutes, mais, quand on la tête remplie de marteaux piqueurs, ces deux minutes valent de l'or.... (Pourquoi j'ai l'impression, là, maintenant, tout de suite, d'être une mère indigne ?)

Je disais donc qu'on pourrait avoir l'impression que je jouais au "roi du silence" sur ce blog... et en fait, pas du tout... ou alors,  à l'insu de mon plein gré. Je me suis aperçue, hier soir, que ça faisait une semaine que je n'avais absolument rien posté et que ça ne me manquait pas du tout. Ca m'a fait bizarre... Moi, qui écrivais un billet par jour, inlassablement, qui ressentais viscéralement le besoin d'écrire, là, je n'en ai aucune envie.

Ce n'est pas une panne d'inspiration, loin de là. J'aurais mille choses à raconter. Je pourrais vous parler de ce week-end entre filles sous le signe du mojito au champagne, de ce charmant élève option poète qui m'a balancé "je m'en bats les couilles" (et qui est venu s'excuser dès le lendemain), du rôle de messager que j'ai entre deux amis ("Tu diras à MissB que, moi aussi, ce week-end, c'est la fête du string !"), de Dionysos que je vais voir dans une quinzaine de jours, et de bien d'autres choses... Mais non... En fait, je n'ai pas envie d'écrire.

Ca m'a interpellée... Vraiment... Est-ce que je vais vraiment mal à tel point que je n'arrive plus à écrire ? Ou, à l'inverse, est-ce que je me sens si bien que je n'ai pas envie d'écrire ?... Je n'en sais rien... Je ne sais pas y répondre...

Professionnellement, je m'éclate ! Je fourmille de projets que j'essaie de monter... Mes classes, pour le moment, ont l'air plutôt pas mal... Et surtout... surtout... tout se passe bien à Dinoland; vraiment bien ! Si je devais vous en parler, ceux qui me suivent depuis un certain temps se demanderaient si je suis toujours dans le même établissement. On rit, on s'amuse, on crée des liens, on fait des mauvaises blagues, on prévoit des concerts ensemble... Bref, j'ai l'impression d'être dans un collège "normal".  Je m'y sens vraiment à mon aise ! Je m'y plais, enfin !

Du côté de la maman que je suis, la rentrée a apaisé MiniBri. Grâce à ses journées bien remplies, à ses préocuppations existentielles de petite fille de quatre ans, nous prenons encore plus de plaisir, l'une comme l'autre, à nous retrouver. J'ai un peu plus de temps pour moi, cette année, qui me permet de souffler davantage et d'être beaucoup plus disponible quand je suis avec ma fille.

Personnellement, disons que je n'ai plus envie de me poser de questions. Je prends les bons moments quand ils se présentent, avec ceux qui sont là à ce moment-là. Je n'attends rien de précis de quiconque. J'ai pleinement conscience de ce que je peux attendre et de ce qui relève du domaine de l'impossible; et surtout, je l'accepte. Donc, je ne suis même plus déçue, ni déprimée par ce qui m'arrive (ou ne m'arrive pas, justement !)... A côté de ça, j'ai des tas de projets de week-end, de soirées, de virées qu'il faut que je mette sur pied... Bref, je me sens bien dans mes baskets (que je n'ai pas !)

Voilà, pour tout ça, et certainement d'autres choses, je n'ai aucune envie d'écrire en ce moment... Est-ce que ça va durer ? Je n'en sais rien.

Est-ce que je vais donner une autre tournure à mon blog ? Je n'en sais rien.

Est-ce que je suis en train de dire que je fais une pause dans le blog ? Je n'en sais rien.

Est-ce que je suis en train de dire au revoir à MamanCélib ? Je n'en sais rien.

Et en plus, je n'ai pas envie de le savoir...

Je me relis... et je crois que j'ai trouvé la réponse à mes premières questions. Je crois que ça va...


Par MamanCelib
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Jeudi 10 septembre 2009
Je mets en pratique mes bonnes résolutions d'hier. Je suis optimiste. Très. Et du coup, je viens de trouver une nouvelle ambition à ma vie. Un nouveau but.

Puisque "ma vie c'est de la merde, je l'échangerais bien contre celle du Roi du Maroc" (© Les Robins des Bois), j'ai déjà un objectif pour ma fin de carrière. Pour ma dernière année d'enseignement, j'ambitionne que mes élèves m'appellent "Mademoiselle". Oui, mademoiselle. Si aujourd'hui on m'appelle madame, je tiens à ce que ça change pour ma toute dernière année en tant que professeur. Autant assumer mon statut de vieille fille jusqu'au bout. Etant donné qu'on va nous reculer encore l'âge de la retraite pour nous faire travailler jusqu'à ce que mort s'en suive, je veux qu'à mes 71 ans, mes petits ados boutonneux m'appellent mademoiselle. Pour parfaire le tableau, je mettrai tous les jours le même tailleurs gris, je me ferai tous les jours le même chignon strict et je chausserai mes lunettes en écailles pour faire cours. Oh oui, ça, c'est du plan de carrière.

Et puis, j'achèterai un berger allemand. Ca me rappellera mes jeunes années de maman célibataire où je regardais Bridget Jones qui était effrayée à l'idée de finir seule et dévorée par des bergers allemands. Et bien moi, comme je suis téméraire, je vais aller adopter tout de suite un berger allemand. La deuxième ambition  de ma vie : me faire dévorer par un berger allemand. La SPA, me voilà ! Histoire de m'éviter une mort lente et douloureuse, est-ce que je peux en prendre un qui a de bonnes dents ?... Bah, puisqu'on y est, je pourrais peut-être prendre un rottweiler, non ?... Et un tigre, il y a ça en stock ? Non ? Pfff, si on ne peut même plus compter sur les animaux... (non, je refuse l'option yorkshire, autant vous le dire tout de suite !).

Bon, le problème, c'est qu'un chien, il faut le sortir et ça sent mauvais quand il pleut. Alors, je peux penser ausi à prendre un chat. Et là, pour le coup, adieu Bridget Jones, et bonjour Miranda : dans Sex and the city, c'est elle qui avait peur de finir seule et mangée par son chat. L'avantage du chat, c'est qu'avant qu'il ne me dévore, je pourrai passer de longues soirées au coin du feu, en regardant la télé, avec le chat sur les genoux. Vous conviendrez que c'est beaucoup plus pratique qu'avec un chien. Mais par contre, là, la mort risque d'être lente et douloureuse... et puis, ça perd ses poils, un chat, comme un homme... Du coup, je ne sais pas si je peux vraiment songer à en faire une solution alternative à l'option berger allemand...

Bon, je crois que c'est clair, je suis dans ma période huître, en fait. N'allez pas croire que je sens l'iode ou la petite fille négligée, mais je suis dans une période où je me renferme un peu sur moi-même. Là, maintenant, tout de suite, je n'ai absolument pas envie de rencontrer qui que ce soit. Mais alors, pas du tout. (Ndlr : le premier qui me dit que, justement, "c'est quand on s'y attend le moins que...", je lui fais comme dans les corridas, avec les deux oreilles et la queue !). Entre la copine qui pense soudainement au frère de son homme qui va bientôt venir chez eux (mais qui vit à des milliers de kilomètres), l'autre qui dit qui va sonder les copains de son nouveau chéri et ceux qui me posent la question "et au boulot, pas de célibataires ?", moi, je n'ai qu'une chose à dire : non, non, NON et re-non. Laissez-moi tranquille. La truffe au vent prête à renifler le moindre célibataire, l'oeil aux aguets de la moindre alliance (enfin de l'absence d'alliance), ce n'est pas le moment. Non.

Là, maintenant, tout de suite, j'ai juste envie de profiter du temps libre que je découvre, de me prendre en main, de me poser, de trouver mon rythme dans cette nouvelle année scolaire, de profiter du stress en moins, d'être disponible pour ma fille et surtout, de ne pas me prendre la tête. Voilà ce que je veux. Je veux être tranquille et qu'on me fiche la paix... et je n'ai absolument pas envie qu'un homme vienne troubler tout ça. Donc, je fais d'huître et je protège la perle que je renferme (Présomptueuse ? Moi ? Non ! Je m'auto-complimente, c'est différent !).

Enfin, je sais aussi que ma période huître ne va pas durer. C'est juste une étape... et peut-être que la suivante, ce sera un passage à la SPA.... ou pas....
Par MamanCelib
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Mardi 8 septembre 2009
Tonnerre, je suis jouée ! On m'a percée à jour ! On a découvert qui j'étais à Dinoland. Je ne sais pas comment ça se fait, mais ils se sont aperçus que j'avais du caractère. Moi ? Nooooooon ?

Ce qui m'a mis la puce à l'oreille, ça a été la réflexion d'une copine lors de la réunion de pré-rentrée de cette année : "Ah, MC, dis donc, la pré-rentrée a été plus calme pour toi que l'année passée, hein... Tu nous avais marqués quand tu t'étais pris la tête avec l'autre abruti des montagnes... On s'était dit "waouh, la nouvelle prof, elle sait ce qu'elle veut... et elle ne se démonte pas !"... et du coup, comme tout le monde s'est déjà pris la tête avec lui, on a pensé que tu avais déjà tout compris !"

Visiblement, je ne suis pas la seule à avoir gardé en tête cette première rentrée à Dinoland... Une catastrophe à l'état pur ! Et six mois où j'ai eu un noeud au ventre et une boule dans la gorge tous les dimanches soirs. Je n'avais pas cherché à faire un coup d'éclat ni même à me faire remarquer, mais j'avais simplement voulu exposer mon point de vue sur un sujet que je connaissais bien, pour l'avoir pratiqué, à mes collègues qui émettaient quelques doutes. Je voulais faire part de mon expérience positive pour contrer un peu ce tableau alarmiste que dressait l'abruti des montagnes et dédramatiser la situation. C'est quand il a commencé à m'agresser, à me dire que j'avais tort, que je ne comprenais rien, que j'ai vu rouge : je conçois tout à fait qu'on ait un avis différent du mien, mais qu'on me saute à la gorge en hurlant que je suis une débile profonde, là, je vois rouge... et je réponds... de la même manière qu'on me parle. Donc, oui, je ne m'étais pas laissée faire; et visiblement, ça a marqué les esprits.

Il est vrai qu'en plus, quelques semaines plus tard, j'ai provoqué un nouvel esclandre en salle des profs. Depuis cette fameuse de réunion de pré-rentrée, l'abruti des montagnes venait régulièrement me traquer en salle des profs, toujours sur le même sujet et moi, je prenais à chaque ma voix la plus douce pour essayer de lui expliquer le plus calmement possible que non, je n'étais pas de son avis, mais que je le respectais et que je concevais parfaitement que nous ayons un avis différent sur le sujet... jusqu'au jour où il y a eu le mot de trop et où j'ai explosé et j'ai terminé la conversation par un "de toute façon, ne m'adresse plus la parole, on n'a vraiment rien à partager... et c'est tant mieux !". Là, il était arrivé "aux limites des bornes", comme dirait l'autre. Je ne pouvais plus supporter son presque harcèlement. Et ça m'avait fait un bien fou de vider mon sac.

Et comme un abruti des montagnes reste un abruti des montagnes malgré le changement d'année scolaire, cette fois, c'est à une autre collègue qu'il s'en est pris, sur un sujet différent, mais il l'a littéralement agressée... Je discutais de ce nouvel épisode de la saga "l'abruti des montagnes nous aura tout fait !" avec une collègue, quand elle a conclu en disant : "en plus, il sait avec qui se comporter comme un gros abruti qu'il est... Tu te rends compte, la pauvre collègue, elle est toute discrète, toute calme, elle n'a pas su l'envoyer balader... Toi, tu l'aurais étalé en moins de deux..." Donc, c'est officiel, j'ai une réputation de grande gueule, voire de chieuse à Dinoland.

Le pire, c'est que ça n'est pas vrai. Enfin, pas totalement. Dans la vie comme au travail, je ne pense pas être une chieuse et encore moins avoir une grande gueule. J'ai du caractère, ça, oui... et ça ne veut pas dire avoir mauvais caractère; ça veut dire avoir un caractère affirmé... et ça, je le revendique ! Et, en plus, si certains considèrent ça comme une défaut, moi, je le verrais plutôt comme une qualité. Parce qu'on a des convictions et qu'on les défend, on serait une chieuse ? Parce qu'on ne laisse pas faire et qu'on sait se battre pour obtenir ce qu'on veut, on aurait mauvais caractère ? Non, je ne suis pas d'accord. J'ai du caractère oui, parce que je ne change pas d'avis comme de chemise, parce que je vais au bout de mes convictions, parce que je dis ce que je pense, les bonnes choses comme les mauvaises... Je suis entière, dans tous les domaines. Je ne sais pas faire les choses à moitié. C'est dans ma nature.

A côté de ça, sous ce caractère fort, il y a toutes mes faiblesses. Je crois que plus le caractère est affirmé, plus les failles sont grandes, un peu comme si on avait une carapace pour les protéger, pour tenir à distance les gens de toutes ces choses qu'on n'a pas envie de partager avec tout le monde. On se sentirait beaucoup trop vulnérable. J'ai une personnalité affirmée, mais je n'en suis pas dure pour autant.

En même temps, cette réputation de grande gueule ne me dérange pas plus que ça, au travail. Certes, ça m'a valu une année scolaire un peu difficile à Dinoland parce que certains ont confondu "avoir mauvais caractère" et "avoir du caractère". Et puis, certains ont pris la peine d'essayer de me connaître et se sont rendus compte de qui j'étais, réellement, professionnellement et, surtout, humainement. Et, à part l'abruti des montagnes, je crois que tout le monde est venu me voir à la rentrée pour me dire combien ils étaient contents que je sois à temps plein, avec eux, à Dinoland. D'autres se sont réjouis de voir que nous étions dans les mêmes équipes pédagogiques....

Comme quoi, finalement, on les aime bien ceux qui ont du caractère... non ?


Par MamanCelib
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Jeudi 13 août 2009
Sans aucun doute possible, il y a des actes manqués très révélateurs. Le 22 juillet dernier, j'ai oublié de faire les décomptes de mon pari. (1-2-3-4-5)... et il y a bien une raison à ça... Allez, envoyez-moi des tomates, jetez-moi des pierres, faites-moi écouter du Christophe Maé : oui, je me suis remise à fumer...

Mais un peu !

Et j'ai de bonnes raisons à ça !

J'ai même un coupable : Saint Louis ! Oui... Tout est de sa faute... Disons qu'entre le mariage de ma meilleure amie et les apéros de fin d'année, j'avais refumé quelques cigarettes, mais j'avais refusé de racheter un paquet pour ne pas retomber dans le cercle infernal. Et puis, quand Saint Louis est venu dîner à la maison, il m'a apporté des cigarettes au lieu de m'apporter des fleurs... Et il a fait exactement pareil quand nous sommes allés au concert de U2 : il m'avait acheté un paquet de clopes.... Donc, tout est de sa faute !

Ensuite, j'ai un wagon de circonstances atténuantes !

Premièrement, j'ai eu de grands moments de stress ces dernières semaines. La danseuse de carioca que j'ai été le temps d'une soirée a souffert d'un stress pré-traumatique avant notre entrée en scène. Il y a eu aussi les apéros de fin d'année dans mes deux collèges qui m'ont angoissée : comment est-ce que j'allais pouvoir survivre sans voir mes chers élèves pendant deux mois ? Est-ce que j'allais pouvoir vivre sans faire 120 kilomètres par jour ? Le boulot n'allait-il pas me manquer ?.... Vous n'imaginez même pas le stress que ça représentait pour moi... (Comment ça, je suis de mauvaise foi ?)

Deuxièmement, il m'est difficile de ne pas associer la cigarette à un moment de plaisir. Et, forcément, quand on se retrouve autour d'un barbecue entre amis, ou en train de prendre l'apéro, ou dans un resto, bref, quand on profite de ces bons moments que l'été nous procure, et bien on a envie de parfaire ce moment avec une bonne petite cigarette...

Troisièmement, j'ai eu un grave événement dans ma vie, cet été : j'ai le regret de vous annoncer la mort de mon téléphone portable. Disons qu'avec mes mains  palmées, mon téléphone a failli tomber et que je l'ai rattrapé.... mais sur le coin de la table. Du coup, il m'a fallu procéder à l'inhumation de mon ancien téléphone et en adopter un nouveau. Et là, j'ai dû apprendre à envoyer autre chose que des textos vides, à passer un coup de fil avec un téléphone... tactile ! Et c'était si difficile qu'il a fallu que j'ai ressenti le besoin intense de fumer.

Quatrièmement, je suis amoureuse de mon buraliste. Sa calvitie, son accent du nord, ses dents rangées de façon originale, son sourire qu'il n'affiche jamais me font craquer depuis des lustres et je ne peux pas me passer de lui dire tendrement "un marlboro light, s'il vous plaît !" (Quoi ? Je ne suis pas crédible ?)

Cinquièmement, ...


Non, je vais arrêter là l'hypocrisie. J'ai failli. J'ai raté mon pari. Mais pas tant que ça. Moi qui fumais un paquet par jour, je dois fumer 5 cigarettes par jour, les jours où je n'ai pas d'invitations et où je n'invite personne. Mais bon, le fait est que je refume, oui... J'avoue... Et ce n'est pas la faute de Saint Louis ou en raison de je ne sais quel pseudo événement. Non, j'assume, c'est bel et bien ma faute.

En plus, hier, je me suis fait gronder par téléphone et on m'a lancé un challenge : "Tu ne touches pas une cigarette pendant trois jours !". Bon... Ca tombe bien, je n'avais pas enlevé mon compteur, là, à droite. On va dire que là, ça aura été un mois de débauche tabagique et que je rentre dans le droit chemin à partir d'aujourd'hui... Donc, je ne remets pas mon compteur à zéro et je poursuis ce que j'ai commencé en février dernier...

Allez, MC... Le tabac, c'est tabou....
Par MamanCelib
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Vendredi 31 juillet 2009
Bénissez-moi, mon père, parce que j'ai péché.

Oui, je confesse que la journée d'hier a été une journée de péchés.

Non, je ne suis pas allée courir la saumonette cendrée de la Norvège finlandaise au bord du Rhône, mais j'ai passé la journée avec MissB au festival d'Avignon. Et l'une comme l'autre avons commis un certain nombre de péchés hier...

Nous reconnaissons le péché de gourmandise. Mais Dieu comprendra que nous avions des circonstances atténuantes : puisque nous avons passé la journée loin de chez nous, il a bien fallu que nous nous sustentions. Alors, à midi, nous n'avons mangé qu'une modeste (mais délicieuse !) salade... mais, à cause de la chaleur, il a bien fallu que nus cédions à de terribles glaces italiennes, dans l'après-midi... Et puis, le soir, nous avons également été forcées de céder à l'appel du restaurant vietnamien. Oui, nous avons été gourmandes, mon père... et c'était bon !

Nous avons cédé à la paresse. Nos enfants n'étant pas avec nous, nous avons flâné, déambulé, traîné  toute la journée, sans avoir à courir après nos chères descendances. Nous avons même poussé le vice jusqu'à regarder d'autres personnes travailler : nous sommes allées dans un théâtre voir des comédiens nous divertir dans une version revisitée et déjantée de "Roméo et Juliette, la version interdite" *... et nous avons aimé ça...( je vous recommande vraiment d'aller voir cette pièce, mon Père, après les vêpres !... encore que, j'ai peur que vous qualifiez d'hérétique cette version !). Dieu qu'il est bon d'être paresseuse ! (oui, je sais, je ne devrais pas jurer !)

Nous avons aussi ressenti de l'envie. Oui, je sais, ce n'est pas joli joli d'être envieuse, mais quand MissB et moi avons été contraintes de rentrer dans plusieurs magasins et que nous y avons découvert les derniers prix des soldes, de furieuses envies de sortir notre carte bleue nous ont assaillies... De plus, comme par hasard, les dernières chaussures soldées étaient exactement à ma pointure ! Et comme nous ne sommes que de pauvres brebis égarées (sans l'odeur) et de faibles femmes (sans l'odeur, aussi !), nous avons cédé à nos envies... et nous avons acheté des chaussures, des habits, des bijoux, des sacs... Oui, nous sommes faibles...mais on a adoré faire ça !

Et, en même temps que l'envie prenait possession de notre corps, nous avons également fait preuve d'avarice... parce que ça aurait été péché de laisser une paire de boucles d'oreilles à 1€, un collier à 3€ ou une paire de chaussures à 3€. Non, mon Père, vraiment, comment aurait-il été possible que je passe à côté de trois paires de chaussures pour 16€ ? Une paire de bottines à 3€, des nus-pieds à 5€ et une paire de chaussures de demi-saison à 8€, une paire pour chaque saison... j'aurais pu rester de marbre et ne pas céder à la tentation ?... Je ne pouvais pas laisser passer ça, mon père.... Le Dieu du Shopping m'aurait excommuniée !

Puis, je dois reconnaître que j'ai fait preuve d'orgueil, aussi, mon père... oui, dans la même journée. Mais, il faut que vous compreniez que j'ai enfin trouvé la robe longue dont je rêvais. Une vraie robe longue. Moi qui suis grande, je ne trouvais pas de robe qui descendait bien jusqu'au bas des chevilles... Et là, je l'ai trouvée ! Et dans un élan d'orgueil, j'ai demandé à la vendeuse de garder la robe sur moi, après l'avoir essayée. J'ai fini la soirée en me prenant pour Belle des Champs, dans ma robe longue... et ça m'a plu !.... Oui, j'ai été orgueilleuse, mais je le vis bien !

Mais, mon Père, il faut quand même que nous reconnaissions que nous ne nous sommes pas adonnées à la colère. Et pourtant, j'aurais pu y céder, quand je me suis rendue compte que, comme l'année passée, c'est encore moi qui héritais de tous les prospectus du festival. J'aurais pu faire preuve de colère quand nous nous sommes aperçus que l'homme à qui nous avions demandé notre chemin nous  fait faire un détour de presque dix minutes, au pas de course, puisque nous étions en retard.... et bien, non ! Que nenni ! J'ai décidé de ne pas céder à la colère.

Nous aurions pu, également, nous perdre dans la luxure.... nous aurions pu... on aurait bien voulu, même. Mais, nous n'en avons pas eu l'occasion, à notre grand désespoir...

Alors voilà, mon père : je reconnais que j'ai péché par gourmandise, par paresse, par envie, par avarice et par orgueil... mais je ne regrette pas. Du tout.

Et même, je dirais que je suis prête à recommencer...


Comment ça, je suis une brebis égarée ?

Et puis, arrêtez d'agiter ce crucifix vers moi en disant des choses en latin que je ne comprends pas...

Rho, et puis, vous avez passé l'âge de faire des batailles d'eau... laissez ce bénitier tranquille...

Quoi ?

Il faut que me repente ?

...

....

....

C'est grave si ça dure longtemps ? Genre 70 ans ?





* Si vous voulez en savoir plus, cliquez ici et ... et allez les voir si ils passent près de chez vous !
Par MamanCelib
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Lundi 20 juillet 2009
Bon, allez, les séquences émotions, c'est terminé.

Ca suffit.

J'ai essayé de faire pleurer dans les chaumières, de me la jouer grande tragédienne option mater dolorosa, de jouer ma Cosette, maintenant, il faudrait revenir à la vie réelle. Et chez moi, le retour à la réalité est toujours difficile : parce que ma réalité, c'est souvent la loose. Mais la petite loose, où on s'aperçoit, ô grands dieux, qu'on .... Non, moi, ce sont de belles grosses looses comme on n'en fait plus... Et en cette fin de cette semaine, j'ai une jolie collections de looses à vous présenter.

Mesdames et messieurs, voici que se présente vous le défilé des looses de MC pour cette semaine du 13 au 20 juillet 2009...

Dans la catégorie loose musicale, je vous présente MC va au concert Madonna. Je ne vais pas vous apprendre que le concert pour lequel MissB et moi avions fait une super affaire est annulé. Et voilà. Nous avions fait nos moqueuses en prenant nos places et nous nous sommes auto portés la scoumoune. Là où c'est plus embêtant, c'est que nous avons porté malheur à d'autres qui n'avaient rien demandé...

Dans la catégorie loose maritime, je dois vous raconter que le lendemain du concert de U2, nous avions prévu de d'aller à la mer. Mais, nous nous sommes levés tard et du coup, nous sommes juste allés avaler une salade en bord de mer... et nous avons eu une grande idée ! Parce qu'aux informations régionales, nous avons ensuite appris qu'on avait aperçu un requin... Alors, ce n'est pas que je n'ai pas envie de jouer un remake des "Dents de la mer", mais quand même... Je me serais bien vue vous dire  "Je me suis baignée, et je suis tombée nez à nez avec un requiin"... Je ne sais pas pourquoi, je pense que là, je serais dans une jolie chambre capitonnée avec une chemise blanche originale qui fait garde rles bras attachés...

Dans la catégorie loose amoureuse, avant le concert de U2, un monsieur a eu la bonne idée de déployer une énorme banderole pour demander sa copine en mariage. Ah ben voilà, on vient au concert de U2 en se disant qu'on aimerait bien partager ça avec l'amoureux qu'on n'a pas, et on tombe à proximité d'une demande en mariage. Non, MissB et moi n'avons pas eu envie d'aller d'aller découper au couteau suisse ce bon monsieur et de lui faire manger sa banderole par les oreilles (entre autres)... Non, non, non... Quoique...

Dans la catégorie loose sexuelle, qu'est-ce qui revient chroniquement dans ma vie ? Qui a les hormones en folie en été ?... Non, ce n'est pas moi... C'est Chouchou, évidemment ! Sa copine est à l'étranger actuellement, donc, il ne trouve rien de mieux que de m'envoyer des textos et de me téléphoner, même pendant le concert de U2. "Bah, MC, ça fait vraiment trop longtemps qu'on s'est pas vus... Tu me manques... Tu viens quand passer un week-end à la maison ?"... Oui, oui, oui.... Ca, c'est le drame de ma vie : le seul homme qui me poursuit vraiment de ses avances est un peu en couple depuis bientôt deux ans et n'a toujours pas compris que si ce n'est que pour me mettre dans son lit, je passe mon tour !

Dans la catégorie loose parentale, je vous laisse imaginer notre retour à MissB et moi. Nous avions laissé nos enfants ensemble, avec le papa de MissB,  pendant ces deux jours à Nice. On s'est plusieurs fois fait la réflexion que ça faisait du bien de n'avoir que nous à gérer et de ne pas avoir à penser à qui veut boire, qui veut manger, qui veut faire pipi et de ne pas avoir à répéter mille fois : "non, ne fais pas ci, ne touche pas ça, ne crie pas !, ne cours pas ! ".... Bref, nous avons fait une vraie coupure avec notre vie de maman... Mais, à peine avions-nous mis un pied dans la maison, que nous avons retrouvé nos enfants en train de courir, de crier, de pleurer, de se chamailler... Waouh... Si on avait pu oublier l'espace d'une demi seconde que nous étions mamans, la réalité de notre retour nous l'a rappelé en un quart de seconde...

Dans la catégorie loose capillaire, nous avons eu un problème d'eau chez Saint Louis. En rentrant du concert à deux heures du matin, nous nous sommes tous douchés, histoire de ne pas transformer l'appartement en zone sinistrée, olfactivement parlant. Mais, nous nous sommes couchés en gardant tous notre crasse de la veille dans les cheveux. Et quand nous nous sommes levés le lendemain, il y avait une coupure d'eau générale surprise. Youhou ! Et moi qui suis incapable de bien commencer une journée sans me mouiller les cheveux, j'étais ravie... Bienvenue dans la tribu des cheveux sales !

Dans la catégorie loose vestimentaire, j'ai oublié mon pyjama chez Saint Louis. On arrête tout de suite de fantasmer, ce n'était pas une nuisette super sexy : je dormais avec MissB au beau milieu du salon, donc les effets de déshabillés affriolants, j'ai oublié. Ce n'était pas non plus un pyjama en pilou, je laisse ça à celles qui aiment. Toujours est-il que je l'ai oublié chez Saint Louis et que maintenant, je n'ai plus rien à me mettre sur le dos pour traîner à la maison.

En fait, je ne vois pas pourquoi ce genre d'anecdotes m'étonne ni pourquoi juillet serait différent du reste de l'année : quand tu as la loose un jour, tu as la loose pour toujours...
Par MamanCelib
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Vendredi 17 juillet 2009
Je manque de mots pour décrire le concert de U2 de mercredi soir...

Enorme...

Je crois que c'est le seul adjectif qui puisse correspondre à ce que nous avons pu vivre hier soir...

Enorme... pour l'attente que nous avons vécue. Nous sommes arrivés vers midi et demi et les portes n'ont ouvert que vers 16h30. Donc, entre temps, nous avons pris le temps de rôtir au soleil : si nous avions eu des broches à proximité, on aurait pu nous confondre avec des poulets. Nous avons largement eu le temps de pique-niquer  et de nous faire des amis grâce aux brumisateurs que nous avions pour nous rafraîchir.

Enormes... pour les coups de soleil que j'ai attrapés. Depuis hier soir, j'ai été officiellement élue Miss Biafine.

Enorme... pour la scène que nous avons découverte. U2 a choisi une scène à 360° avec un faux air de station spatiale. On la voyait de très loin. Et, une fois franchies les barrières, nous avons pu nous placer quasiment aux pieds de la scène. Et nous nous sommes sentis tout petits face à cette structure impressionnante.




Enorme... pour la première partie : Snow Patrol, dont je ne connaissais que quelques chansons et dont la prestation m'a vraiment emballée : une énergie du tonnerre, un plaisir fou à être sur scène, des efforts naturels pour aller vers le public et des morceaux vraiment très bien choisis. C'est décidé, je vais me plonger un peu plus sur ce qu'ils font.



Enorme... pour le spectacle que U2 nous a offert. Nous en avons pris plein les yeux et plein les oreilles. C'était un véritable show : la structure, les écrans géants et les extraordinaires effets de lumière. C'était phénoménal ! Un petit bémol quand même pour la qualité du son qui n'a pas toujours été à la hauteur de ce qu'on aurait pu attendre. Mais, cela n'a entamé en rien le plaisir visible que Bono et ses camarades ont eu de jouer : ils aiment la musique et ils font ça bien ! Et ils font absolument tour pour que le public y adhère... et ça marche !

Enorme... pour la setlist que U2 a proposé à son public; ils ont attaqué fort avec quatre chansons du dernier album : Breathe (J'aurais préféré une autre chanson, et une autre façon de commencer le concert, à bien y réfléchir). No Line On The Horizon, Get On Your Boots et surtout, Magnificent grâce à laquelle j'ai vraiment commencé à ressentir les frissons que j'étais venue chercher ici.



 



Puis, des titres récents sont venus se mélanger aux plus anciens pour nous transporter dans la galaxie U2  : Beautiful Day  - Mysterious Ways - Still Haven't Found What I'm Looking For (Stand by me) - Desire (Billie jean//don't stop 'till get enough) - Stuck in a Moment you can't get out of  - Unknown Caller - Unforgettable Fire - City of Blinding Lights - Vertigo - I'll go Crazy if I don't go Crazy Tonight remix  - Sunday Bloody Sunday - Pride - MLK - Walk on//You'll Never Walk alone - Where the Streets have no name - One...






Enorme... pour l'énergie que j'ai dépensée. Magnificent, même si elle n'a pas débutée le concert comme je l'espérais, a commencé à me voir sauter. La version techno de "I'll go crazy..." a embarqué tout le stade dans un rythme endiablé. "Sunday Bloody Sunday" que j'attendais en live depuis que j'avais vu U2 en 1993 a été à la hauteur de ce dont je rêvais...







Enorme... pour l'émerveillement que j'ai vécu pendant plus de deux heures de show. Je me suis vue plusieurs fois en train de regarder la scène et les écrans bouche bée... sans un mot... sans bouger... juste à savourer cet état de grâce que nous attendions depuis l'achat de nos billets.





Enorme... pour les "oh oh oh" que le public a scandé sur Magnificent ou Moment of surrender... pour tout le premier couplet et le premier refrain de I still haven't found what I'm looking for... pour le "Un... dos... tres... catorce" de Vertigo... pour l'ambiance du stade...




Enorme... pour l'émotion que j'ai ressentie lors du rappel; c'éatit époustouflant. J'en ai trop à dire sur le sujet.... J'en parlerai demain, dans un autre billet... Parce que là, j'ai peut-être encore un trop plein d'émotions, justement... J'avais vu la set list du concert avant le jour J, et je savais qu'à partir de One, toutes les chansons allaient être particulières pour moi : déjà, parce qu'elles annonçaient la fin du concert et surtout parce qu'elles sont toutes porteuses d'émotions...  One m'a encore plus touchée que ce que j'aurais pu croire... Ultra violet m'a renvoyée à la période où j'écoutais l'album Achtung Baby en boucle. Pour With or without you, mon émotion était contenue mais tout aussi présente : je l'ai chantée, à plein poumon, main dans la main avec MissB et Saint Louis... Et Moment of surrender a fini de m'achever. Cette chanson me prend aux tripes. Et Bono la chante, en live, avec une voix qui incarne si bien le propos de la chanson qu'on ne peut être que touchée. Et j'ai terminé le concert complètement scotchée.




Voilà... Ce fameux 15 juillet qu'on attendait depuis quatre mois est enfin passé. MissB a comparé cette journée à un mariage : on le prépare pendant des mois à l'avance, et le jour J, au milieu de toutes les émotions, tout passe à une phénoménale. C'était exacement ça.

Nous sommes ressortis du stade exténués, mais heureux, des étoiles plein les yeux. Saint Louis a eu la bonne idée de nous prendre en photo, tous ensemble : la mine réjouie que nous affichons, nos yeux qui étincellent et nos sourires enchantés ne peuvent tromper personne : la soirée fût merveilleuse et inoubliable...

E-N-O-R-M-E !

Et en bonus, un best of des bons moments :





(et la suite demain, avec la séquence émotion et les photos !)



(NB : aucune photo ni vidéo n'est de moi... Si les auteurs veulent que je les retire, qu'ils en fassent la demande)

(Enfin, si Saint Louis n'avait pas parasité ma vidéo de With or without you avec sa voix, j'aurais pu la mettre en ligne !)

Par MamanCelib
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Lundi 6 juillet 2009
Il y a quelques mois, alors que MissB et moi surfions sur un célèbre site de rencontres, j'ai reconnu un collègue de Dinoland... Très sympa, mais pas mon style d'hommes : il a un handicap majeur, il est plus petit que moi... et comme j'ai déjà joué à Blanche Neige et son seul nain pendant de longues années, c'est devenu un critère éliminatoire, pour moi. Ce qui n'enlève rien au côté sympathique, prévenant, gentil et charmant de ce collègue dinolandien...

En revanche, missB est plus petite que moi... et je ne sais pas pourquoi, je suis certaine qu'il lui plairait beaucoup. Physiquement et moralement. Je commence à bien cerner les goûts de MissB et là, je suis à peu près sûre de mon coup. Ca fait donc environ six mois que j'essaie de trouver un moyen de les mettre en relation. Le problème est que je ne connais pas suffisamment mon collègue pour aller le voir et lui dire de but en blanc : "J'ai vu ta photo sur un site de rencontres, je sais donc que tu es seul et je suis sûre que tu plairais à une de mes amies...". J'adore faire un "Tournez manège" version 2009... mais il m'arrive parfois d'être timide. Et oui...

Et pourtant, j'ai mon Charly Oleg.
Quand je suis arrivée à Dinoland, j'ai retrouvé un copain avec qui j'avais bossé dans le collège où MissB travaille. Appelons-le Monseigneur; lui, par contre, il pourrait faire le lien entre MissB et ce collègue Dinolandien. Et, au cours d'un repas chez Monseigneur, justement, je lui ai fait part de mon plan. Lui, a eu l'idée de googliser le nom de notre collègue pour que MissB donne son avis, sur photo. Banco ! Nous voilà tous deux investis d'une grande mission. Envoyez le générique de Tournez Manège. Rappelez Simone Garnier et Fabienne Egal. On fixe notre D-Day au jour du pot de fin d'année.

Le jour J, Monseigneur et moi nous retrouvons comme deux idiots : "Qu'est-ce qu'on lui dit ?" "Il va nous prendre pour des malades !", "Tu crois qu'on va lui faire peur ?"... Après quelques incantations  et des offrandes en mémoire de Tournez Manège, on se retrouve tous les deux devant notre cible : "Euh... Tu peux venir, il faudrait qu'on te parle ! ". Là, notre pauvre collègue s'est demandé ce qui se passait : ça sentait le traquenard à dix kilomètres à la ronde et Monseigneur et moi étions à moitié écroulés de rire.


Finalement, Monseigneur a pris les choses en main pour lui expliquer pourquoi on ressemblait à Fabienne Egal et Charly Oleg sur le retour. (On avait l'air de deux adolescents "qui montent la baraque"... ). Je lui ai expliqué qu'au hasard de nos pérégrinations sur internet, MissB et moi avions vu sa fiche sur  un site de rencontres et blablabla... Notre collègue s'est retrouvé un peu gêné, mais il n'a pas dit non : et du coup, on a servi d'intermédiaire pour que MissB et lui s'échangent leurs mails et entrent en contact. Pour le reste, ça ne nous regarde plus ! (Enfin, Monseigneur et moi aimerions juste savoir si ils vont conclure... ou pas ! Il faut bien qu'on sache si on a choisi une bonne voie de reconversion ! )


Le seul hic de la soirée a été la conclusion de Monseigneur :

  1. "Bon, MC... On a été efficaces pour MissB. Mission numéro 1 accomplie. On va s'occuper du frère de MissB et lui trouver une copine.
  2. - Euh... T'es gentil mais, même si j'aime beaucoup le frère de MissB, j'aimerais bien qu'on s'occupe de mon "cas" aussi, à un moment donné.
  3. - Ah... oui... c'est vrai, tiens... Mais là, pour le coup, on a épuisé notre stock Dinoland....
  4. -  Je sais Monseigneur, je sais..."
Deux choses m'ont surprise dans ce court échange. J'ai été étonnée que Monseigneur soit déjà si convaincu de la réussite de notre mission. Si je ne le retenais pas, il partait dans la foulée acheter un costume pour le mariage.

La seconde, c'est qu'il ait complètement occulté le fait que je sois célibataire, moi aussi. Je sais bien qu'on me voit toujours comme la bonne copine, toujours en forme, qui s'en sort très bien toute seule et qui n'a pas besoin d'homme dans sa vie, mais quand même... (Euh, c'est là, je crois, que je dois préciser que non, Monseigneur n'est pas célibataire ! Et que de surcroît, il ne m'attire pas !). Je ne serais pas contre rencontrer quelqu'un !
Ou c'est que mon cas est tellement désespéré qu'on ne cherche plus à  me faire rencontrer qui que ce soit. (A ce rythme là, je vais finir empaillée au musée d'Histoires Naturelles). Le mystère reste entier.

Enfin, si je suis plus efficace pour les autres que moi-même, c'est plutôt une bonne nouvelle...


Par MamanCelib
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Et c'est par là qu'il faut aller voir !


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