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Hommes et femmes...

Samedi 10 octobre 2009
Ca me fait toujours sourire de voir les avis tranchés des gens sur Bridget Jones. On aime ou on déteste. On la trouve carrément cruche ou attendrissante. On la critique ou on adhère à ce qu'elle représente. Mais, les faits sont là : que se soit le film ou le livre, les deux ont rencontré un succès certain. Beaucoup de femmes, plus ou moins trentenaires, plus ou moins célibataires, se sont retrouvées dans ce personnage de fiction.

Pourquoi ?

Parce que cette femme est différente des héroïnes trentenaires qu'on nous a présentées jusqu'à présent : elle est imparfaite. Sa vie professionnelle n'est pas celle d'une working girl à qui tout réussit; elle n'est pas issue d'une famille ricoré, unie, où des parents parfaits mènent une vie parfaite; elle n'est pas une femme physiquement impeccable qui se morfond sur les 35 grammes qu'elle a pris à cause de sa seule chips ingérée depuis dix mois. Ce n'est pas non plus la super héroïne, très intelligente, qui trouve des solutions à tous les problèmes en un claquement de doigts. Non. Bridget Jones, c'est une femme trentenaire presque comme toutes les autres : elle n'est pas une wonder woman et, à trente ans passés, elle collectionne les imperfections, les bourdes et ne mène pas une vie parfaite.

Elle est imparfaite aussi dans ses relations avec les hommes. C'est là tout le noeud de l'histoire. Elle reste irrémédiablement attirée par Daniel Cleaver, l'enfoiré affectif par excellence, celui qui la fera forcément souffrir. Elle aspire à trouver l'Amour, mais le chemin est plutôt chaotique et parsemé de déceptions.  Cependant, tout cela reste une comédie romantique et le film se termine avec un "ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants", pas forcément en phase avec ce qui se passe dans la réalité...

Je pense sincèrement que si on aime Bridget Jones, c'est pour ses imperfections. Mais, pour autant, je ne crois pas qu'elle représente un modèle, mais plutôt une "consoeur", une amie, quelqu'un qui nous ressemble. On se retrouve dans ce qu'elle vit, dans ce qu'elle ressent. Les questions qu'elle se pose, ses doutes, ses coups de mou, ses soirées déprime,  les célibataires les connaissent : "est-ce que je vais finir seule bouffée par des bergers allemands ?", "Pourquoi est-ce que je suis attirée par les enfoirés affectifs ?", "est-ce que je suis une pauvre fille pitoyable ou une paria de l'amour ?"... Oui, pour beaucoup, nous avons connu des moments de doutes pendant lesquels nous nous sommes posés plus ou moins les mêmes questions, sans pour autant porter un  pyjama en pilou, accessoirisé d'une bouteille de vodka en beuglant du Céline Dion.

Parce que oui, malgré tout, Bridget Jones reste une caricature de la célibataire trentenaire; et comme toute caricature qui se respecte, le trait est forcé, grossi... (Si on portait toutes des pyjs en pilou, ça se saurait !... J'en profite pour saluer mes amies pro pilou). Certes, parfois, elle semble vraiment gourde mais on lui pardonnerait presque... parce qu'on rit d'elle. On ne se moque pas, non. Mais certaines péripéties ne sont pas sans nous rappeler des histoires de nos vies et quand on rit d'elle, c'est de nous-même qu'on se moque, en prenant un certain recul.

C'est ce que lui reprochent ses détracteurs : on la trouve idiote, écervelée et avec des rêves d'amour d'un autre temps et c'est pourquoi ils ne comprennent pas qu'on puisse s'attacher à ce personnage. Mais, si on la trouve attendrissante, c'est parce qu'elle nous ressemble avec ses imperfections, avec ses doutes, avec ses envies d'amour... et aussi, parce qu'elle est différente des autres héroïnes qu'on a pu nous proposer jusqu'à présent.

Alors, oui, toute une génération de femmes trentenaires adhèrent ce que véhicule Bridget Jones et pour autant, elles ne sont ni cruches, ni écervelées... et elles n'oublient pas que Bridget Jones reste un personnage de fiction... imparfait... comme nous... comme moi.

Par MamanCelib
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Dimanche 6 septembre 2009
Paco Rabane nous annonçait la fin du monde pour 1999, les mayas la prévoient pour 2012, Cali nous disait que c'était dans dix minutes... et bien, moi, je vous annonce que c'est pour dans pas longtemps !

Non, je ne me suis pas fait pousser la barbe pour ressembler à Nostradamus, je ne me balade pas non plus en toge blanche avec le crâne rasé comme tout bon charlatan qui se respecte. Je ne me suis pas mise à lire l'avenir dans les entrailles de mammouths ou dans les poils pubiens de gnous pour vous annoncer ça. Non. Mon oracle du jour, c'est Chouchou.
(Pour ceux qui ne le connaissent pas, c’est par ici, par , ou bien ou encore là-bas et )

Oui, Chouchou, l'homme qui drague plus vite que son ombre; celui qui fait preuve d'infidélités chroniques; celui qui persévère, sans relâche, depuis plus d'un an. Oui, le chouchou de tous les chouchous, le seul, l'unique, le vrai. C'est lui qui me permet de dire que la fin du monde est toute proche.

Pourquoi ?

Parce que si je m'en tiens à la conversation que nous avons eue hier, le Chouchou a bien changé... Il a même trop changé pour que ça ne cache rien de très grave... et à part la fin du monde, je crois que ça ne peut annoncer rien d'autre. Si les chiens se mettent à hurler à la mort avant une catastrophe naturelle, le Chouchou lui se met à... être fidèle... et amoureux. Oui, tout ça d'un coup ! Et là, moi, ça me fait peur !

"Bah, tu sais, MC, là, ça fait un peu plus d'un an que je suis avec elle... et cet été, je me suis rendu compte que j'étais amoureux".
J'ai failli m'étouffer avec la fin de sa phrase tellement je croyais qu'il était incapable de prononcer "Je" avant le mot amoureux. La découverte du jour, c'est qu'il est physiquement capable de prononcer ce genre de phrases. J'imagine qu'il a dû longuement s'entraîner devant sa glace pour arriver à le dire sans buter sur un mot. Bravo Chouchou, je suis fière de toi !

"Et puis, du coup, j'ai décidé d'être fidèle... Ok, je ne peux pas dire que pendant la première année, je l'ai beaucoup été... surtout depuis qu'elle bosse à l'étranger... tu le sais, hein... mais, là non, j'ai décidé que ça allait changer et que j'allais lui être fidèle".
Encore un exploit phonologique ! Chouchou aurait-il vu une orthophoniste ? Il arrive à dire "je suis fidèle !". Lui ? Bon, c'est bien beau de le dire, mais outre les paroles en l'air que tous les hommes savent parfaitement dire, il faut des actes....

"Là, ça fait quatre semaines qu'on ne s'est pas vus, mais je fais ceinture.... rien du tout... côté sexe, je me la mets derrière l'oreille".
Outre le fait que je trouve Chouchou bien présomptueux de penser qu'il puisse se la mettre derrière l'oreille, je suis scotchée. Je crois que c'est là que j'ai vérifié sur mon portable si c'était bien le nom de Chouchou qui était écrit... et oui... c'est bien lui, là-bas, dans le noir (c'est rien, un relent de Dalida...)

"Pourtant, j'en ai eu beaucoup des nanas dans mon lit... et j'ai été dans le lit de beaucoup de nanas... mais c'est fini ! FI-NI ! C'est une fille bien, je ne peux pas lui faire ça !"
Ce qui sous-entendrait que les autres qu'il a trompées n'étaient pas des filles biens? (ça, ça m'interpelle, tiens...)

"Et toi ?... Quoi de neuf de ce côté là ?... Quoi ?... Ah bon ?... Non ?... Pfff... Ma chérie, là, je ne comprends pas... Une fille bien comme toi, je ne peux pas comprendre que tu ne tombes que sur des loosers ni que tu sois seule.... Ils sont cons ou quoi, ces mecs  ?... Bon, en même temps, des mecs biens et seuls, il n'y en a pas beaucoup.... et en plus, comme moi, ils sont déjà amoureux !...Ahahahah... Bon, tu viens quand passer le week-end à la maison ?".
Là, je reconnais bien le Chouchou que j'ai toujours connu. Je ne sais pas pourquoi, mais cette invitation à venir passer le week-end chez lui est un leitmotiv à chacune de nos discussions... De la même façon, il me rappelle à chaque fois que je suis une fille bien, que j'ai plein de qualités... bref, il me brosse dans le sens du poil que je n'ai pas... Mais bon, vu ce que ça rapporte d'être un fille bien, hein...
Par contre, je ne le remercie pas pour son discours sur ce que seraient les hommes seuls: au vu de mon expérience, je m'en doutais déjà, mais si il confirme cette fâcheuse tendance, moi, je vous le dis, on est vraiment dans la mouise, les célibataires !

Voilà le Chouchou Nouveau. Il est arrivé un peu en avance par rapport au Beaujolais, mais je présume que ce changement d'attitude était offert avec l'achat des fournitures scolaires. Je suis plus que surprise par ce nouveau discours, mais je suis contente pour lui... et pour elle ! Il ne reste plus qu'à espérer qu'il s'en tienne à ses bonnes résolutions... Ceci dit, ça m'inquiète. Un tel changement, en si peu de temps, ça ne peut être qu'annonciateur de terribles catastrophes... comme la fin du monde...

Mais enfin, si Chouchou ne laisse plus trainer son truc partout, et qu'en plus il écoute son coeur, où va le monde ?
Par MamanCelib
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Samedi 25 juillet 2009
Les lunettes de soleil, c'est fait.
La bouteille d'eau, c'est fait.
Le goûter pour MiniBri, c'est fait.
Le magazine féminin, c'est fait.
Ca y est, je suis prête.
MiniBri peut monter 675 fois sur le toboggan pour descendre couchée, la tête en avant, en arrière... Elle peut se faire des nouveaux copains, courir, sauter, crier. Il n'y a pas à dire, elle adore aller au square.

Pendant ce temps, je lis, à l'ombre, tranquillement... ou presque... A côté de moi, un groupe de jeunes vient s'asseoir. Et comme je suis une incorrigible curieuse et qu'ils ne sont pas spécialement, discrets, je laisse traîner une oreille pour écouter leur conversation... et ça me fait beaucoup rire, intérieurement. Ca fait une éternité que je n'avais pas entendu le mot Zobi... Peut-être depuis la chanson des Négresses Vertes... et quand je les entends dire "zobi, zobi, zobi, ça me gave !", je prends sur moi pour ne pas éclater de rire...

Puis, les deux garçons se mettent à siffler une première jeune femme qui passe... puis, ils en interpellent une autre... puis, une troisième, à qui ils lancent "Oh, t'es charmante, toi !"... Je suis affligée. Pourtant, ils ne comprennent pas pourquoi aucune ne leur répond.
  • "Moi, je comprends pas, y en a aucune qui  répond... Comment faut faire pour qu'une meuf réponde ?
  • - Bah, chais pas... moi, je leur dis "oh, vous avez perdu quelque chose... votre si joli sourire !et ça les fait rire... des fois, ça marche !... et des fois ça marche pas...
  • - Ah ouais ?... moi, j'ai essayé "ton père il a volé toutes les étoiles du ciel pour les mettre dans tes yeux", mais ça marche pas !"
Là, je suis atterrée... Comment, à vingt ans bien tassés, ils peuvent encore sortir de telles phrases ? Comment est-ce qu'ils peuvent croire que ça peut marcher ?... Pffff... Bon, MC, continue de lire ton magazine et ne fais aucune remarque... Tais-toi... Chut !
  • "Mais, c'est quoi les phrases qui marchent avec les femmes ?
  • - Bah, chais pas moi... faudrait demander à une maman... Elle doit savoir....
Et là, je me suis sentie observée... Souris, MC... Non, ne souris pas !... Encore un qui doit penser que j'ai rédigé une thèse sur les rapports amoureux et que je suis une pro des relations hommes-femmes. Punaise, je suis juste en train de lire, planquée derrière mes lunettes de soleil. Laissez-moi tranquille !
  • "Oh madame... C'est quoi les phrases qui font craquer les femmes ? Comment il a fait votre mari ?"
Dis-moi, jeune homme, est-ce que tu veux mon annulaire gauche au milieu de ta figure pour te rendre compte qu'il n'y a aucune alliance et que je n'ai pas de mari ? Ni même d'amoureux ? Grrrrrrrrr ! J'adore le raccourci facile : elle a un enfant, donc elle est mariée... Re grrrrrrrrr !
  • "Il n'y a pas de phrases... surtout pas des phrases qu'on ressort tout le temps, à toutes les femmes... Au contraire, ces phrases toutes faites, ça ferait plutôt fuir les femmes...
  • - Ah ouais ? Mais moi, je croyais que ça plaisait aux meufs qu'on leur fasse des compliments !
  • - Bien sûr que ça leur plaît ! Mais, il faut que ce soit des phrases adaptées à chacune, pas les mêmes phrases que vous ressortez tout le temps, à toutes les femmes... C'est lourd !... et ça se voit à dix kilomètres à la ronde ! "
Mais comment un homme, même jeune, peut-il croire que ces phrases idiotes peuvent nous toucher ? Quand on entend ce genre de phrases, on a l'impression d'être le 893ème morceau de viande à qui on ressort ces mots. Aucun effort pour essayer d'être un minimum original et pour nous faire voir que nous aussi, on est différentes des 892 nanas qu'il a essayé de brancher auparavant...

Et puis, c'est quoi cette façon de croire qu'une maman a toutes les réponses aux questions, y compris en matière de séduction ? C'est le côté maternel qui donne ce côté rassurant ? Ou c'est parce qu'on peut tout demander à une maman ? Parce que c'est bien connu, les mamans connaissent tout et savent tout, y compris dans les relations hommes-femmes... Et puis, quand une femme est maman, elle peut répondre à ces questions sans y voir d'arrières pensées : on ne drague pas une maman, enfin !... C'est une maman, quoi !

Ca me fait penser à Saint Louis qui a dit à sa copine : "Non, ne t'inquiète pas, je vais au concert de U2 avec deux copines qui sont mamans, tu n'as aucun souci à te faire !"... Non pas que MissB ou moi aurions eu envie que Saint Louis nous drague, mais quand même... On a beau être maman, on n'en est pas nonne pour autant ! On n'a pas signé un pacte d'abstinence jusqu'à la fin de nos jours. On n'est pas en train de mener une expérience scientifique qui viserait à faire de nous des êtres totalement asexués !

Mais ils croient quoi ces petits jeunes ? Que parce qu'on est maman, on n'a plus envie de séduire ? Que parce qu'on a un enfant, on a arrêté d'embrasser et de faire l'amour ? Que parce qu'on a porté la vie pendant neuf mois, on n'a plus envie de vivre des histoires passionnées ? Qu'on n'est plus un danger potentiel pour les autres femmes ? Que nous ne sommes plus des femmes ? Ca ferait tout ça la maternité ?

Et bien non... Parce qu'il faut le dire : on a beau être maman, on a aussi envie de se faire draguer, de séduire, d'embrasser, de faire l'amour, de sourire comme des ados à cause d'un coup de téléphone... On est maman mais on reste des femmes, avec des envies, des désirs, des attirances, des pulsions, des besoins ... Nous ne sommes pas des créatures sorties d'un livre de science-fiction à qui on aurait enlevé toute hormone féminine pour nous transformer en êtres asexués...

Pfff, ces jeunes... Ils ont encore beaucoup à apprendre....

Par MamanCelib
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Mercredi 8 juillet 2009
Aujourd'hui, je vais plutôt m'adresser à mes copines de célibat, à toutes celles qui ne croient plus au Prince Charmant, à toutes les Bridget Jones ascendant Carrie Bradshaw en puissance, avec ou sans enfant, provinciales ou parisiennes... bref, à toutes celles qui ne sont pas amoureuses et qui ont une vie sentimentale aussi agitée qu'un film sur les mormons diffusé sur Arte à trois heures du matin. 

(Mais, messieurs, cela ne vous empêche en rien de lire ce qui va suivre et de donner votre avis. Au contraire.)


Je suis sûre, mesdames, que vous vous êtes déjà demandé ce qui clochait, pourquoi est-ce que vous ne rencontriez pas d'hommes, et surtout, quelle était l'attitude à adopter pour que cela change. Et là, deux écoles se distinguent.


Il y a celles qui revendiquent haut et fort leur statut de célibataire et qui clament leur envie de rencontrer un homme. Dans les soirées, à la moindre évocation d'un prénom masculin inconnu, celle-ci s'exclame : "Il est célibataire ?" (Je vous rassure, la bave est en option !). Elle est à l'affût; les oreilles dressées; l'oeil vif; la truffe au vent, le poil soyeux (ah non, elle est toujours épilée, sur un malentendu, ça peut marcher..) : elle sait repérer le premier célibataire qui apparaîtrait dans un rayon de 634 mètres, précisément. (expériences scientifques à l'appui).

Par ailleurs, elle ne manque jamais de rappeler à son entourage qu'elle n'a toujours pas trouvé d'amoureux et qu'elle aimerait bien qu'on l'aide un peu dans cette quête du Graal. (Elle est d'ailleurs à deux doigts d'appeler Indiana Jones... si lui n'y arrive pas, elle se déclarera officiellement perdue pour la Nation ). Elle parle de son célibat sans aucune gêne ni honte. Elle est seule. Point. Et elle entend bien ne pas le rester trop longtemps. Toutes les bonnes choses ont une fin.

Mais surtout, elle est la première à rire de son célibat forcé : elle sait le tourner en dérision, elle sait se moquer d'elle-même, elle arrive à rire de ses looses amoureuses...

L'inconvénient, c'est que certains peuvent se mettre à penser que c'est une morte de faim, que c'est une crève la dalle du sentiment et de la gaudriole. On pourra aussi la qualifier d'adolescente made in Biactol qui découvre combien ses hormones peuvent modifier son comportement.

On lui reprochera, un jour, de trop parler de son célibat, de ne penser qu'à ça, de ne vivre que pour ça. Et, justement, cela ferait peur aux hommes : ils la sentiraient trop en demande et pourraient avoir l'impression qu'elle cherche impérativement un mari... alors que ce n'est pas le cas. Et ça, pour faire fuir un homme, on n'a pas encore trouvé mieux. 


Il y en a d'autres qui, sans cacher leur statut de célibataire, restent plus silencieuses sur le sujet. Bien souvent, elles ont connu auparavant une période où elles étaient en recherche active d'un mâle célibataire, et puis, avec le temps, elles se sont lassées. Elles assument totalement  leur célibat, ne le vivent pas comme une tare, en rient quand l'occasion s'y prête, mais elles ne s'y réfèrent pas plus que ça.

Quand elles en parlent, c'est que la conversation vient sur ce sujet, mais, concrètement, certains de ses collègues de travail découvrent qu'elle est célibataire au bout de plusieurs mois. Elles croient davantage au hasard (qui est sensé bien faire les choses) et au Destin, qu'aux sites de rencontres, par exemple. Sans être passives, elles laissent faire les choses et il arrivera ce qu'il arrivera
. Certes, elles préféreraient que le Destin s'active un peu le bulbe parce que le célibat, ça va bien deux minutes, mais bon...

Ceci ne les empêche pas, elles aussi, d'avoir les yeux bioniques de Super Jaimie et les oreilles de Steve Austin : elles sont capables de voir en un coup d'oeil si un homme est bagué et elles peuvent entendre un homme qui soupirerait "je suis célibataire" si sa voix dépasse les deux décibels. Elles ont toujours des préservatifs à portée de main (et même qu'ils ne sont pas périmés !) et peuvent vous dire en moins de cinq secondes combien d'hommes sont dans la salle, combien sont bruns et combien portent une alliance (record homologué par le Guinness book !)

Le risque, pour une telle célibataire, c'est qu'elle peut passer à côté de certaines histoires parce qu'elle ne revendique pas son statut de solo : les hommes seuls qui peuvent graviter autour d'elle, à un moment donné, ignorent qu'elle serait potentiellement "draguable".
Son entourage croit tellement que son statut de célibataire lui convient parfaitement que personne ne cherche à lui présenter cet homme célibataire bien sous tout rapport.


D'autres penseront, au contraire, qu'elle est pimbêche, voire aigrie : une femme seule qui n'est pas sur un site de rencontres, qui ne va pas à la chasse à l'homme tous les samedis soirs en boîte, qui ne multiplie pas les "one shot" et qui, en plus, ne fait pas tournoyer son string dès qu'un homme lui témoigne un minimum d'intérêt, c'est forcément une femme frustrée...


Quelle que soit la célibataire, il suffit de rajouter Maman qui dit qu'on est trop difficile, Tata Simone qui est persuadée qu'on a viré lesbienne, Isabelle (la secrétaire du travail) qui sous entend régulièrement que vous avez une vie sexuelle débridée mais que vous vous en cachez, Patricia qui croit vous connaître par coeur et vous assène ses conseils comme des solutions miracles, et surtout une multitude de personnes qui vous égrènent régulièrement les phrases à ne pas dire aux célibataires. (ici et )... Du plaisir à l'état brut !


Je caricature ces deux genres de femmes célibataires... à peine. J'ai juste forcé le trait sur certaines caractéristiques parce que je me reconnais et je reconnais certaines de mes amies proches dans ces descriptions : j'ai pris des bouts de chacunes pour arriver à ces stéréotypes. En revanche, j'ai entendu certaines de ces réflexions et d'autres amies ont entendu exactement les mêmes.

En bref, si on affiche trop son célibat, on est clairement à la recherche d'un mari et si on est plus discrète sur le sujet, on n'est qu'une frustrée aigrie. Dans les deux cas, on fait fuir les hommes et le célibat reste d'actualité.

Alors, où est la solution ?

Oui, le juste milieu est évidemment la panacée.
Oui, être soi-même est la clé de tout.
Oui, ne pas se préoccuper de ce que peuvent penser les gens est la seule issue.
Evidemment.


Mais, en essayant d'être un peu moins démagogiques, il faut quand même reconnaître que nous , les femmes, pour le coup, on commence à être un peu perdues : si on rit de notre célibat et qu'on fait tout pour en sortir, on fait fuir les hommes. Si on s'en contrefiche et qu'on n'est pas dans une recherche active d'amoureux, on fait également fuir les hommes. Alors, on fait quoi ? On fait toutes semblant d'être mariées ? Ah ben non, ça fait fuir les hommes aussi... (euh, pas tous !)

Mmmh, ça va être simple cette histoire, je sens.

A cela, ajoutez la crise identitaire de la gent masculine, des enfants pour les célibataires et les problèmes de garde, la canicule et la crise (oui, il faut bien les caser !), les préoccupations du quotidien, l'invasion des fourmis, la mort de Mickael Jackson (oui, aussi!), les classiques crises de la trentaine ou de la quarantaine, ceux et celles qui sont tombés sur des gens qui les ont fait souffrir, les indécis, le démon de midi qui arrive à minuit et autres joyeusetés...

Ca sent mauvais ou bien ?

Et bien, je peux vous dire que, contrairement à ce que peuvent vous annoncer tous les horoscopes, ce n'est pas cet été que vous tomberez amoureuse...
Par MamanCelib
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Jeudi 18 juin 2009
Aujourd'hui, je m'adresse aux hommes... parce que là, j'ai vraiment besoin qu'on éclaire la lanterne de la pauvre et frêle femme sans défense que je suis. (Je n'en ferais pas un peu trop ?)
 
Est-ce que quelqu'un pourrait m'expliquer pourquoi est-ce qu'une voiture altère considérablement les comportements masculins ? Pourquoi est-ce que les hommes redeviennent des primates dès qu'ils doivent tenir un volant et passer des vitesses ? Est-ce que tourner la clé dans un démarreur les ferait complètement disjoncter ?
 
Je ne vous parlerai pas du jeune cadre dynamique tout calme, tout propret, tout bien comme il faut, qui se met à ressembler à Jean-Marie Bigard dès qu'on a le malheur de le doubler... Sacrilège suprême, si c'est une femme, il a presque envie de s'ouvrir les veines avec un couteau en plastique...
 
Je ne reviendrai pas sur le rapport supposé entre la grosseur de la voiture et la taille présumée de l'appendice masculin.... Je ne dirais rien... non... j'ai dit non, ça suffit...

Par contre, messieurs, comment pouvez-vous croire qu'au volant de votre voiture, vous êtes un parfait séducteur ? Comment pouvez-vous vous prendre pour le George Clooney de l'autoroute ? Comme pouvez-vous croire que vous êtes un subtil mélange de Brad Pitt, Ben Affleck et autres ?
 
Parce que là, moi, ce qui m'interpelle, ce sont ces hommes qui deviennent de véritables chasseurs de femmes sur les autoroutes.
Leur arme ? La pédale d'accélérateur.
Leur proie ? De pauvres et frêles femmes qui partent au travail ou qui rentrent chez elles...
Leur tactique ? Ils vous doublent une première fois. Au même moment, vous sentez un regard insistant sur vous... Donc, vous tournez la tête... Là, en général, le conducteur vous fait son sourire Email Diamant et vient mettre sa voiture juste devant vous et ralentit considérablement. Résultat, vous êtes obligée, à votre tour, de le doubler. Là, vous sentez une nouvelle fois un regard plus qu'insistant se poser sur vous, mais comme vous n'êtes qu'une pimbêche doublée d'une mijaurée frustrée, vous ne le regardez même pas. (en fait, c'est parce que vous ne comprenez absolument rien aux techniques de drague routières)... Et  ainsi de suite...le manège dure jusqu'à ce que l'un ou l'autre change de direction.

Ca m'est arrivé un bon nombre de fois, mais là,  deux fois en quelques jours, ça m'interpelle... d'où ma réflexion.

Mais ils espéraient quoi ? Que j'allais piler au milieu de l'autoroute parce qu'un homme me regardait ? Que j'allais être toute émoustillée ? Que je lui hurlerais mon numéro de téléphone d'une voiture à l'autre, à 130 km/h ? Que j'allais m'arrêter sur la prochaine aire ? Que j'allais agiter mon string quand nos routes se sépareraient ? Non, sérieusement, je ne vois ni l'intérêt ni le but de ce genre de manoeuvres...

Et en plus, pourquoi moi ? Je n'ai pas taggé, sur ma voiture, "JF de 33 ans chercher mâle... vite !". Je ne suis pas la fille cachée que Monica Bellucci aurait eue avec Adriana Karembeu (ah bon ? Ce sont deux femmes ?). Je ne porte pas de décolleté jusqu'au nombril, surtout pour aller travailler... Bien au contraire, je suis planquée derrière mes lunettes de soleil, je suis perdue dans mes pensées, j'ai l'oeil sur l'horloge et les jours où je suis en forme, je suis même en train de chanter...

Bon, je reconnais quand même que le dernier en date était fort charmant avec un sourire à tomber et que, du coup, j'ai commencé la journée avec le coeur léger... Ca a reboosté mon petit ego de célibataire... Mais, à part ça, je ne vois décidément pas l'intérêt de ce genre de manoeuvres...

Là, vraiment, j'aimerais bien que vous, messieurs les pseudos serials lovers de la route , vous  vous  manifestiez pour m'expliquer. J'aimerais bien comprendre à quoi ce petit jeu vous avancent, ce que vous en espérez, ce que vous en attendez... Vraiment, je ne vois pas...

Définitivement, j'en ai encore beaucoup à apprendre sur les hommes...



 
Par MamanCelib
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Vendredi 5 juin 2009
Outre la découverte ô combien délicieuse du hammam lors de l'enterrement de vie de jeune fille de ma meilleure amie, j'ai eu une révélation surprenante samedi dernier : les filles à diadèmes attirent les hommes. Si si si...

Vous ne me croyez pas ? Pensez à Lady Di et son diadème... (ne pensez pas à la Reine Elisabeth... Elle c'est une couronne, qu'elle porte !). Pensez à Paris Hilton, à Keira Nightley, à Miss France ou même à Cendrillon et La belle au Bois Dormant (qui, elle, le garde même pour dormir !)... Et quel est leur point commun à ces braves dames ? Elles ont soit une collection d'amants aussi longue que le bottin (et oui, avant 118 218, on avait des annuaires), soit elles sont en plein big love... Et quel est le second point commun ? Elles ont toutes des diadèmes...

Alors non, ce n'est pas pour avoir une cour de prétendants que nous avons choisi des diadèmes pour l'enterrement de vie de jeune fille de mon amie mais juste parce qu'on voulait avoir l'air ridicule. Ca a marché un temps : dans le parc où nous avons pique-niqué, des mamans disaient à leurs enfants : "oh, regarde les princesses"... En voiture, nous avons même daigné gratifier les passants de notre salut princier le plus hautain, avec la bouche en cul de poule en guise de sourire.

C'est en sortant du hamman que nous avons pris conscience de l'impact du diadème. Nous avons dû passer 5-10 minutes à côté de la voiture, à regrouper nos affaires humides, à passer des coups de fil, à tourner, à virer et pendant ce cour laps de temps nous avons eu droit à plusieurs armées de mâles intrigués par ce simple diadème déposé sur notre chevelure soyeuse (on est princesses ou pas ?).

Au départ, nous étions intriguées par ces regards qui ne nous quittaient pas, par ces klaxons, par ces gens qui nous applaudissaient... Notre séjour au hammam nous avait tant embellies ? On rayonne tant que ça après un soin de beauté ? "Euh... les filles... je crois que ce sont les diadèmes qui attirent les regards...". Ah, ben tiens, on les avait oubliés !

Non, mais qu'est-ce qu'ils ont cru tous ?
Que notre ambition la plus grande était de ressembler à Paris Hilton ?
Que nous étions une bande de périprostiputes qui avait revêtu ses habits de lumière ?
Qu'on était des princesses et qu'on allait se prendre un poteau sous un tunnel ?
Ou qu'on était des princesses qui espérions vivre un conte de fées et qu'eux, en nous faisant croire qu'ils étaient des princes charmant discount, allait nous faire vivre un conte de fées d'une nuit ?
Quand je vois comment un simple diadème en plastique véritable attire les hommes, je me pose des questions. Est-ce qu'en fait, au fond d'eux, ils n'adoreraient pas jouer au Prince Charmant qui vient au secours de la frêle princesse sans défense ? (Si oui, je suis vraiment mal barrée !)

Du coup, courageuses mais pas téméraires, nous avons laissé nos diadèmes dans la voiture pour le reste de la soirée. Pendant la féria, ce n'est pas la meilleure idée, vue les quantités d'alcool ingurgitées; et nous avions juste envie de passer une soirée entre filles.

N'empêche. Je crois que nous avons fait un grand pas pour les femmes célibataires de notre pays : nous avons trouvé, par hasard, comment attirer les hommes.
Mesdemoiselles les célibataires, investissez dans des diadèmes, ou piquez ceux de vos filles : en plastique pur, made in china, avec des plumes, avec de la fourrure, avec des perles... Faites-vous plaisir !
La révolte du diadème est en marche !
Votez diadème aux européennes !

Vive le diadème power !
Par MamanCelib
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Mercredi 13 mai 2009
Il arrive que, pendant nos soirées entre femmes respectables, distinguées et romantiques, l'une d'entre nous pose la question que personne n'attendait... LA question qui n'a rien à voir avec la philosophie de Kant dont nous débattions juste auparavant...

  • " Dites, les filles, à partir de quand vous vous autorisez à péter devant votre homme ?"

C'est à ce moment précis que notre repas de desperate housewives s'est transformé en soirée caserne, entre copains de régiments, sans l'option "pue des pieds".

Après avoir éclaté de rire, trois écoles se sont affrontées sur ce sujet, capital pour l'avenir des relations internationales et pour la paix dans le monde. (Je fais des vannes à la Sébastien, moi, maintenant ?)

La première qui a affirmé que ô grand jamais, elle ne pourrait péter devant son amoureux. "Mais, c'est impossible !"... "Tu ne peux pas te retenir de péter tout le temps, c'est mauvais pour ta santé !"... "Et si tu es malade ?"... A chaque fois, une seule solution : aller tranquillement aux toilettes pour se soulager; mais uniquement. Les seuls cas de la maladie ou de "l'accident" peuvent être une exception à la règle. Bon, elle a quand même reconnu que cela devait peut-être lui arriver  la nuit, pendant son sommeil, mais que c'était à l'insu de son plein gré... et que, d'ailleurs, elle préférait ne pas le savoir, parce que ça la mettrait mal à l'aise.

La seconde avait déjà pris conseil auprès de ses amis homos : "Moi, mes potes m'ont dit d'attendre sagement que l'homme ouvre les hostilités... et qu'une fois que la guerre était déclarée, on pouvait aussi s'en donner à coeur joie !". Et c'est là qu'elle nous a raconté qu'un des grands jeux de son ex était de transformer leur lit en zone sinistrée, olfactivement parlant, avant qu'elle ne le rejoigne... et que du coup, après, elle ne se gênait plus...

La troisième, celle qui a lancé la question cruciale,  nous a dit que ça ne lui posait pas problème. Sans tomber dans la famille Bidochon, elle nous a expliqué qu'elle trouvait ça naturel. Elle nous a même raconté que son homme lui avait avoué que, pendant longtemps, quand il venait l'embrasser avant de partir bosser, elle se tournait dans le lit, toujours endormie, et "se laissait aller", involontairement, chaque matin, dans son sommeil... une façon originale de dire "au revoir, chéri, passe une bonne journée... je t'aime !", non ?... C'est elle qui a clos le débat par cette magnifique phrase : "Et bien, j'aurai appris des choses, ce soir ! Je n'aurais jamais pensé qu'on puisse ne pas péter devant son homme... Vous croyez que c'est pour ça que je me suis séparée de mon mari ?".

Voilà comment on essaie de trouver des raisons au célibat de trois jeunes femmes belles, merveilleuses , intelligentes et charismatiques comme nous. (La modestie ?... Ca va bien, merci ! D'ailleurs, ajoutez une louchée de "sympathiques" pour nous décrire, merci !)

Pour revenir à notre sujet initial, il est vrai que ça peut poser un problème dans le couple, au quotidien. Il faut que les deux soient sur la même longueur d'ondes, comme il faut qu'ils s'entendent sur la couleur du papier peint de leur chambre. C'est capital. Si l'un adore l'aérophagie alors que l'autre est pétophobe, ça risque forcément de poser problème. A moins qu'on pose les bases, sans détour dès le premier baiser : c'est ce qu'a fait une connaissance lorsqu'il a embrassé
pour la première fois.celle qui allait devenir sa femme. Ca ne les empêche pas de vivre une belle histoire... et au moins, dès le départ, ils étaient d'accord sur ce sujet.

Le problème, c'est que si il y a désaccord entre les deux partenaires, la mauvaise va s'insinuer doucement dans le couple.
  • "Mais, c'est quoi cette odeur ?"
  • "Je ne sais pas... Tu as pété ?"[Mauvaise foi, exemple numéro 1 : la meilleure défense, c'est l'attaque... parce que c'est cette personne qui a pété !]
  • "Non ! Enfin ! Mais qu'est-ce que ça peut-être ?... ou c'est toi ?"
  • "Je ne sais pas... On a peut-être une souris morte quelque part ? [exemple numéro 2 : trouver un coupable] Ou il faut changer la couche de bébé ? [exemple numéro 3 : accuser les autres] Attends, si c'était moi qui avais pété, je m'inquiéterais franchement de sentir "ça"... et je prendrais rendez-vous chez le médecin !" [exemple numéro 4 : ne pas hésiter à s'offusquer de la chose].
Et voilà comment est-ce que l'un commence à mentir à l'autre.... tout ça pour une histoire d'aérophagie...

Et là, on s'aperçoit qu'en plus des traits de caractère qu'on cherche chez un homme, il va falloir prendre aussi en compte cette épineuse question... Et après, on nous dira qu'on est seules parce qu'on est trop exigeantes....

Bon, les filles, si on retournait plutôt à nos soirées Kant et point de croix ?... On invite Nadine de Rotschild la prochaine fois ?


Par MamanCelib
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Jeudi 7 mai 2009
Pour faire suite à ce que racontait Nan dans son billet d'hier, oui, Charming Prince n'est pas à proximité et je dois avouer que je pense qu'il a compris qu'il fallait garder une distance de sécurité entre lui et moi : je serais capable de lui mettre une baffe parce qu'il m'a envoyé toute une panoplie de bouffons jusque là.

Outre cela, qui dit Prince Charmant pense instantanément aux contes de fées, et le plus souvent, à Cendrillon. Pourquoi Cendrillon, d'ailleurs ? Qu'est-ce qu'elle a de plus que les autres Belle au bois dormant ou Blanche Neige ? C'est parce que son histoire ressemble à du Zola ou du Hugo pour enfants, avec, en bonus,  le traditionnel "ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants" ? Parce que si on essaie de synthétiser l'histoire, cette pétasse de Cendrillon (c'est pas moi, c'est Pretty Woman qui le dit !) est tyrannisée par ses demis soeurs et sa belle-mère depuis la mort de son père. (Cosette vs les Thénardier is back). Ses seuls amis sont des animaux. (Après "le livre de la jungle", "le livre de la ferme"). Tout à coup, surgit la marraine pour lui redonner le sourire. (Jean Valjean, sors de ce corps !). Cendrillon goûte au bonheur le temps d'une soirée, au bal, dans les bras de son prince charmant... qu'elle doit fuir à minuit... en perdant sa pantoufle de vair... Elle replonge ensuite dans son quotidien de Cosette rêvant désespérément que le Prince Charmant la sorte de là. Et hop, toc toc badaboum, monsieur le fétichiste des pieds a gardé LA chaussure et ce n'est que quand Cendrillon enfile sa chaussure que le happy end " ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants" peut enfin retentir ...


Et ça, ça devrait nous donner envie, à nous, pôôôvres femmes du 21ème siècle d'être des Cendrillon ou une héroïne de conte de fées ? On souhaiterait adapter ces contes de fées à notre époque ? Alors là, même pas en rêve !


Déjà, quiconque a déjà connu une belle famille, ne supporterait quotidiennement les demis-soeurs et la belle-mère de Cendrillon ! Je crois qu'en très peu de temps, on leur aurait renvoyé à la figure un "Tu me prends pour ta femme de ménage ?"  ou "tu comptes me payer en chèques emplois services ?"... Gentille oui, mais pas cruche, non plus...


D'autre part, je ne suis pas sûre que j'apprécierais d'avoir seulement des souris comme ami(e)s... parce que, je le confesse, je n'aime pas les souris. Au contraire, les rares fois où j'en ai eu dans mon environnement, j'ai sorti un attirail de guerre pour les tuer. Et, bizarrement, l'idée de mettre des tapettes chez moi ou de déposer des graines dans la maison pour tuer mes ami(e)s ne m'emballe pas plus que ça.

Puis, cette dindasse de Cendrillon attend que sa marraine la bonne fée intervienne pour pouvoir être heureuse, ne serait-ce que le temps d'une soirée. Première question : pourquoi elle ne s'est pas manifestée avant super Marraine ? Deuxième question : pourquoi est-ce que Cendrillon n'a toujours pas compris que pour être heureuse, il ne fallait compter que sur soi ?!? Oui, on rêverait bien d'une bonne fée qui se penche sur notre cas... mais, là, c'est du rêve !

Ensuite, notre charmante Cendrillon va au bal. Elle danse avec le Prince Charmant que toutes les femmes convoitent (Ca, ma bonne dame, c'est un coup à finir sur Gala-Voici-Public en première page !). Et soudain, c'est le drame : les douze coups de minuit sonnent, Cendrillon doit s'enfuir... Et là, ça me fait encore plus rire : vous connaissez beaucoup de femmes qui fuiraient leur coup de foudre, comme ça, sans laisser un numéro de téléphone, un mail ou un moyen de la contacter ? La femme du 21ème siècle sait que les hommes célibataires sont aussi fréquents qu'une alerte de grippe porcine, alors non, elle ne fuirait pas comme ça... Et puis, on est des femmes indépendantes ou pas ? Depuis quand c'est Marraine qui nous impose un couvre-feu ?


Le seul indice que Cendrillon laisse, c'est sa chaussure. Et là, je crois que c'est la plus grosse hérésie du conte. Quelle femme normalement constituée pourrait abandonner sa chaussure ? Pas une vulgaire tong pour aller à la plage, non, une chaussure de soirée. Mais ça ne va pas, non ?  Laisser une pauvre chaussure, toute seule, dans la nuit, sur un escalier... Impossible !!! En plus, cette chaussure est décrite comme belle, délicate et... petite. Autrement, si tu fais plus de 36, tu mets ton rêve de princesse et de Prince Charmant derrière l'oreille pour cause de grands pieds. Et un complexe de plus, un !


Et après ? Notre amie Cendrillon attend... attend... attend... que son bellâtre daigne lui faire un signe. Mais aujourd'hui, une femme aurait grillé son forfait en coups de téléphone aux copines pour trouver quelqu'un qui connaîtrait quelqu'un qui connaîtrait Charming Prince. Elle l'aurait cherché sur Fesse-Bouc. Elle aurait googlisé son nom. Elle serait allée se balader, mine de rien, devant le palais royal. Elle aurait passé une annonce dans le Figaro. Mais elle ne serait pas restée là, passive, à attendre que Monsieur prenne les choses en main.


Finalement, ce qui me choque le plus, dans cette histoire, c'est que le soi disant Prince Charmant ait besoin d'un valet et d'une chaussure pour reconnaître sa douce. Il ne va pas faire le tour des maisons lui-même pour faire essayer la merveilleuse chaussure. Non, il envoie son valet. Et, de surcroît, la chaussure est le seul souvenir qu'il ait d'elle : il n'est pas fichu d'en donner une description physique... ni même son prénom ! Il a fait quoi, là, Charming Prince toute la soirée : il a regardé Cendrillon dans les seins ? Il a regardé toutes les fesses autour de lui en salivant ? Fucking Charming Prince !


Et puis, argument ultime : ma fille n'aime pas Cendrillon. "Môman, moi zaime pô Cendrillon; elle est pas belle !" "Ah bon ?" " Oui, elle a les cheveux jaunes, elle est pô belle !". Argument imparable. [Je crois qu'il faut que j'arrête rapidement de faire des blagues -que je ne pense pas.. enfin, pas toujours - sur les blondes !]


J'en arrive donc à la conclusion que Charles Perrault n'écrira pas mes mémoires, et que les frères Grimm ne pourront jamais s'inspirer de moi. Je ne serai jamais une princesse de conte de fées. Oh, comme c'est dommage : je ne pourrais jamais être une cruche comme Cendrillon... et je ne vais pas attendre un Prince Charmant. Ca tombe bien, c'est plutôt un Homme que je préfèrerais....
Par MamanCelib
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Jeudi 23 avril 2009
On peut être célibataire et heureux ?

Non ?


Tous les célibataires ne sont pas des dépressifs suicidaires ? Il y a des gens qui vivent seuls et qui sourient, voire qui rient ? Un(e) solo ne passe pas son temps à geindre et à se plaindre de son sort ? Il n'a pas un stock de mouchoirs équivalent au PIB de l'Ouganda ?


Ah bon ?


Et oui, il existe des gens qui ont une vie amoureuse (et éventuellement sexuelle) proche du néant le plus total mais qui continuent de vivre normalement, qui sourient et qui rient et qui sont heureux...


Alors, pourquoi ces mêmes célibataires qui assument et qui assurent veulent-ils rencontrer quelqu'un ?  Ils sen sortent très bien tout seul;  que pourrait leur apporter un(e) amoureux(se) ? Pourquoi ont-ils besoin d'un(e) autre pour se sentir heureux ? Comme si ils n'existaient qu'au travers d'un homme ou d'une femme qu'ils aimeraient ! Comme si leur existence ne prenait du sens que parce qu'ils sont deux.


C'est de là que vient toute l'erreur. On dit souvent aux célibataires : "Mais, tu peux bien être heureux(se) sans dépendre de quiconque . Tu n'as pas besoin d'un homme (d'une femme) pour exister !... Tu t'en sors très bien tout(e) seule(e) !"... Evidemment !... Et, généralement, l'argument féministe ultime suit de très près : "tu n'as pas besoin d'exister au travers d'un homme ! On s'en sort très bien toute seule !"
(Là où c'est encore plus drôle, c'est que ce sont des gens en couple qui font ces remarques !)

A tout ça, je dis oui, oui et mille fois oui...


Mais...


On a beau très bien s'en sortir seul(e); on réussit à organiser son quotidien et celui de ses enfants sans aide extérieure; on s'épanouit; on rit; on goûte à des bonheurs multiples et variés... mais, même si ces bonheurs sont exquis, ils n'ont pas la même saveur quand on on ne les partage pas avec quelqu'un qu'on aime. C'est agréable de vivre un bon moment, mais c'est encore plus savoureux de le partager avec quelqu'un.


Ce qui est problématique quand on est célibataire, c'est qu'il y a tout un tas de choses qu'on ne partage pas; comme si on était égoïste... Alors que la seule chose dont on rêve, justement, c'est de partager. Alors oui, on peut partager avec ses enfants, ses amis, sa famille.... mais ce n'est pas la même chose que de vivre une émotion avec un(e) amoureux(se)...


Alors voilà, à ceux qui se demandent pourquoi les célibataires cherchent à ne plus l'être, je crois que, pour beaucoup, la réponse est dans cette notion de partage : partage d'émotions, de sensations, de sensualités, d'envies, de sourires... et plus si affinités... comme le partage de l'amour. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, ce n'est pas pour combler un manque, mais plutôt pour donner une autre saveur, rendre encore plus délicieux certains moments...

Par MamanCelib
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Jeudi 16 avril 2009
Il y a du nouveau, il paraît, dans les relations hommes-femmes : après la relation d'amitié asexuée (celle que je qualifie, moi, de véritable Amitié), après les liens copains-copines (sans aucune arrière-pensée), après la relation collègues de travail (avec le "no zob in job" de rigueur), après les PCF (ou sexfriends selon les générations, l'appellation est différente), voici que surgissent les Hug Friends...

Vous vous souvenez de la campagne des Free Hugs ?... Et bien, c'est dans cette lignée : un Hugh Friend, c'est un ami qui vous donne de la tendresse, "des bisous, des calins, moi j'en veux tous les jours" (Lorie, sors de ce corps !) sans pour autant aller jusqu'à ce qui ferait de lui un SexFriend ... De la tendresse physique sans que ça aille plus loin... Il parait que c'est de plus en plus en vogue. Est-ce à mettre en relation avec le nombre croissant de célibataires ?


Mouais.

Prenons, au hasard, une célibataire. Imaginons qu'elle est en manque de tendresse; que sa "peau était si sèche de ne pas avoir été caressée, pendant ces mille années de dèche où [elle fût] si mal aimée";  qu'elle ait plus besoin de tendresse que de plan cul (mais si elle pouvait avoir les deux, hein...); qu'elle se rende compte qu'à certains moments, elle donnerait son premier string pour qu'un homme la prenne dans ses bras, lui prenne la main; qu'elle se sente fondre face à un homme qui lui caresse la main, qui la regarde différemment...


Supposons que, par conséquent, l'idée du Hug Friend la séduise. Disons qu'elle en arrive à la conclusion qu'elle pourrait essayer, au moins pour voir... que ça ne pourrait pas lui faire de mal...
Et que cet Hug Friend lui apporte les baisers dans le cou, les caresses sur la cuisse, les massages, les bras qui serrent, les mots murmurés à l'oreille, la complicité...

Et là, je dis "red alert", "warning", "raaaaaaaaaaaah", "Kung Fu fighting" et "Gloubi boulga night"...


Attendez, les filles, les célibataires, vous pensez sincèrement que vous seriez capables de vous en tenir à une "simple" séance calinou ? Régulièrement, de surcroît ? Vous pourriez avoir un "ami" avec qui vous passeriez votre temps à vous câliner, vous papouiller, vous caresser, sans que que ça ne dérape jamais ? Vous ne croyez pas que de Hug Friend, il deviendrait Sex Friend ?...

Et vous ne croyez pas qu'à force de Hug Sex Friend, vous auriez envie de plus ? Parce qu'un homme qui vous donne de la tendresse (et plus si affinités) pendant un certain temps, qui prend soin de vous, avec qui vous partagez beaucoup de bons moments, vous ne pensez pas qu'il prendrait de plus en plus de place dans votre tête... et dans votre coeur ?
... surtout après une période de déceptions / ruptures / désert sentimental ? (au choix)

Mais... C'est fort risqué. Je dirais même que c'est super casse-gueule. Pourquoi ? Parce que ce n'est pas forcé que cette évolution des choses soit ressentie par les deux hug friends. C'est même loin d'être évident puisque le "pacte" de départ, c'est "juste" de l'affection pour palier un manque... Alors, oui, j'en entends déjà dire que dans les choses du coeur, il faut savoir prendre des risques, que rien n'est jamais sûr ni acquis mais...

A bien y réfléchir, je crois que je saurais mieux gérer un Sex Friend qu'un Hug Friend, parce qu'au moins, avec le PCF (Sexfriend), il n'y a pas cette "comédie de l'amour" qu'on pourrait trouver avec un Hug Friend. Pour le coup, les choses me sembleraient moins équivoques... et donc, moins risquées...



Par MamanCelib
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