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La chronique de Nan

Lundi 21 septembre 2009

Grande conversation avec Mc, ce soir : une de ses amies s’est malencontreusement uriné dessus parce qu’elle n’a pas suivi les cours de rééducation du périnée après son accouchement.


De là, s’en est suivie la narration des aventures d’une collègue qui, quand le sage-homme lui a demandé de serrer ses doigts, n’a, semble-t-il, pas serré les bons.


D’où un certain nombre de réflexions :

-          « tu imagines, après ton accouchement, y’a un type qui met ses doigts dans ta foune et te demande de les serrer… tu perds toute dignité.  « Je viens de donner la vie, j’ai droit à un peu de respect, merde ! »

-          Oh tu sais, en cas d’hémorragie, le gynéco y met toute la main…

-          Ah non, mais ce n’est pas possible ! c’est horrible ! Tu viens de faire sortir un mouflet de ton vagin et il ne trouve rien de mieux à faire qu’y mettre la main ! NOOOOOON !

-          Bah, quand il faut…

-          En plus, si t’as pas de chance, tu te fais une petite descente d’organes : « attention, chéri, tu marches sur mon utérus ! », sans blague, c’est dégueu, les suites de l’accouchement !

-          Rooh, ça n’arrive pas à tout le monde !

-          Pis le périnée, là… tu es menacée d’incontinence toute ta vie si tu sèches les cours… c’est un peu rude, comme punition.

-          Il faut bien faire passer le bébé.

-          Oui , ben, justement ! Il pourrait pas faire comme s’il plongeait, le bébé ? ça serait plus facile ! Non, faut qu’il y aille la tête la première, avec les épaules bien ouvertes, c’est plus drôle ! Encore, quand t’as de la chance. Il peut aussi arriver les fesses en bombe !

-          Dans ce cas là, tu as une césarienne, Nan, tu sais. 

-          De toute façon, moi je veux une anesthésie générale, je veux rien voir et rien sentir, surtout pas la main du gynéco. Berk ! Et puis s’il se présente par le siège, je m’en fous, vous lui pincez les fesses pour qu’il se retourne !

-          Ou on agite un hochet pour qu’il sorte plus facilement ?

-          Oui, et s’il ne veut pas sortir, on le force pas, hein, faut respecter le choix du bébé. Il sortira quand il aura envie.

-          Généralement, si tu es à l’hôpital, c’est qu’il veut sortir.

-          Moui… en fait, tant qu’on aura pas trouvé le moyen de le concevoir entièrement à l’extérieur du corps, je veux pas de morveux !

-          Ce n’est pas possible. Et c’est beau de porter la vie neuf mois.

-          C’est beau ? les vergetures sur le ventre ? ressembler à une baleine ? Et après, d’avoir tes organes qui essaient de prendre leur indépendance ? Je ne te parle même pas des points !

-          Tout le monde n’en a pas forcément.

-          Avec le bol que j’ai ? Il se présente forcément par le siège, me déchiquète tout sur son passage, j’ai une hémorragie et mes organes partent en vadrouille ! Obligé !

-          Y’a aussi pas mal de femmes qui lâchent tous les sphincters…

-          Comme ça, quand ton gosse naît, il est déjà dans la merde ! Yahou ! C’est beau de donner la vie !

-          Mouais, je comprends par pourquoi y’a des types qui filment l’accouchement de leur femme. Tu crois qu’ils le passent le dimanche avec des petits fours ?

-          Et pourquoi pas la conception, tant qu’on y est ? Franchement, c’est pas glamour, tout ça ! Puis t’imagines si tu es dans un hôpital universitaire et que ton gynéco débarque avec ses internes ? « Elle est dilatée à trois centimètres. Allez-y, mettez la main, pour vérifier. »

-          Je ne l’aurais pas supporté !

-          Non, non, non, et une fois que tu as bien souffert… le périnée !

-          Y’a d’autres solutions que les doigts ; y’a le sport-elec de la chatte, aussi.

-          Mmpffff, tu dois avoir l’air malin, tiens…

-          Non, vraiment, Nan, c’est beau de donner la vie. Moi, ils m’ont fait sortir mini-Bri moi-même.

-          Quoi ?

-          C’est super émouvant, comme moment.

-          J’imagine la position. Et puis, si tu tires trop fort ? « tenez, prenez-la par la main… ne tirez pas trop fort… bon, mettez le bras dans la glace, on lui greffera plus tard… »

-          T’es horrible, Nan !

-          On pourrait pas les emballer dans de la cellophane, c’est plus facile à démouler.

-          Ça, c’est le préservatif, Nan.

-          Excellente idée ! tu le conçois dans le moule et y’a plus qu’à tirer ! C’est géant, ça comme idée !

-          N’importe quoi ! Je te ressortirais tout ça quand tu seras enceinte !

-          Risque pas ! D’abord, il me faudrait un homme… c’est pas gagné. Ensuite, il faudrait que je loupe ma pilule et je suis une paranoïaque de la contraception… non vraiment, je veux pas de mouflet. C’est trop horrible… »


MC ne m’a pas vraiment convaincue de la beauté du don de la vie. Tout esprit rationnel ne peut se ranger à ses arguments… pas le mien, en tout cas. La naissance me terrorise, je n’y peux rien. Alors pour l’apprivoiser, je fais des vannes affreuses dessus.

Je suis sincèrement désolée pour

  • toutes les futures mamans que je viens de traumatiser.
  • Tous ceux que j’ai purement et simplement horrifiés. Je ne suis pas un monstre, je vous jure…mon cœur a du rester coincé dans le ventre de ma mère…
  • Le langage, ma foi, fort peu soutenu que j’ai employé parfois mais il fallait bien retranscrire cette conversation le plus fidèlement possible.
  • Les personnes que j’aurais pu choqué ou peiné : ce n’était pas le but de ce billet. Juste de faire rire.
Je reconnais… j’ai un sens de l’humour particulier… ne m’écoutez jamais parler des vieux… ;-)

 

Par MamanCelib
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Mercredi 27 mai 2009

Papa, Maman, Tom-Tom et moi


Il y a une femme en trop dans la vie de mon père : ma sœur et moi l'avons surnommée Nana.


Prenons l'histoire du début : Papa a eu pour Nowel un GPS (Tom-tom, donc...) et ne se sépare plus de son nouveau jouet, même pour des trajets qu'il fait depuis 20 ans. Je me demande parfois s'il ne l'utilise pas pour aller au boulot. Ne vous méprenez pas, je ne suis pas en train de nier l'utilité de Tom-tom,  c'est top quand on ne sait pas où on va, mais là, y'a de l'abus.


Papa et Maman, qui sont de gentils parents, sont venus me rendre visite dans le trou du cul du monde bourguignon. Bien sûr, Nana était là. Tu veux aller dans la ville voisine ? Papa demande à Nana. Tu veux aller à la gare dans laquelle tu vas une fois par mois depuis deux ans ? Papa demande à Nana. Tu veux éviter un village parce que la route est coupée à cause d'un accident ? Tu connais une autre route, mais papa demande à Nana. Bref, quoi qu'il arrive, Papa est enchaîné à Nana. C'est à ce demander s'il ne dort pas avec !


Or, il se trouve que Maman est un guide Michelin fait femme et qu'elle adore aller d'un point A à un point B en passant par les points a1, a2, a3, a4... tout le contraire de Nana, donc, qui, elle, va du point A au point B au plus court. D'où un conflit sans fin entre Maman et Nana à coup de :

-          Dans 200m, tournez à gauche !

-          Nooon, moi, je veux aller à droite, y'a un clocher du XIIe siècle !

-          Tournez à gauche !

-          Mais on te merde, toi !

-          Faites demi-tour dès que possible !

-          Hé ferme-là !

-          Tournez immédiatement à gauche !

-          Pff, allez, t'as qu'à suivre Nana, va !


Et ça, pendant  trois jours : Papa qui consulte Nana pour aller aux toilettes et Maman qui ralôche sans arrêt sur le fait que Nana ne l'emmène pas où elle veut.

M'enfin, ça ne nous a pas empêché  de passer un excellent week-end et de visiter encore la région qui est décidément bien belle.

 


PS : Blogtrotter, merci de m'avoir fait goûter de l'Irancy, les parents adorent !

 

Par Nan
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Mercredi 6 mai 2009

Le complexe de Cendrillon


Le prince Charmant est mort, vive le prince !


C'est ainsi que j'aurais pu intituler ce billet, mais le complexe de Cendrillon, j'aime bien, aussi !


Après cette entrée en matière inutile et lourdingue, venons-en aux faits :

Lieu : le hall d'entrée de ma résidence (juste avant la courette, devant l'ascenseur... vous voyez ?)

Date : ce midi, enfin, exactement vers 13h

Situation : Nan revient de ses courses, chargée comme une mule... as usual !

Elément perturbateur : ma chaussure reste coincée dans la porte, mon pied est d'un côté de la porte vitrée, ma chaussure de l'autre.

Situation finale : J'ai l'air bien con avec mes courses au bout des bras et un pied nu... en plus, je suis morte de rire toute seule.


Et à ce moment précis, je me suis sentie l'âme d'une Cendrillon mais sans la belle robe (vous vous voyez faire vos courses en robe de soirée ???), sans la pantoufle de vair (mais une ballerine DR Marteens au summum de la féminité), sans le prince, sans la citrouille (un concombre, ça marche ?), sans marraine « La bonne fée »... bref Cendrillon version la loose.


Et pourtant, juste avant, j'arrivais donc avec mes courses et mes lunettes géantes sur le nez devant la première porte de la résidence (c'est de chez moi qu'ils se sont inspiré pour prison break...) le badge magnétique d'une main, tentant vainement de retenir la porte qui pèse un âne mort de l'autre. Un jeune homme me voit de l'autre côté et s'empresse de venir me tenir la porte avec un grand sourire. J'ai eu un soupçon d'espoir, je me suis dit que ce devait être un lointain cousin du prince charmant en raison de sa galanterie.


C'est peut-être cet épisode-là qui m'a fait me sentir telle Cendrillon et m'a poussée (à l'insu de mon plein gré) à laisser ma chaussure derrière moi.  Sauf que Charming était parti depuis longtemps...


Quelque part, c'est un peu l'histoire de ma vie, pis sans trop m'avancer, celle de MC.

Par Nan
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Jeudi 30 avril 2009

Au concert avec MC


Je le savais, je le savais... un concert avec MC, c'est de la folie. Déjà, le concert de Cali, ça m'avait fait peur mais alors là !

D'abord, elle porte des trucs étranges, genre sac poubelle géant vert bouteille

 



Et après, elle se permet de se moquer.... Non mais oh !


Vous croyez que c'est tout ? Non ! Sous le sac poubelle, elle porte des décolletés jusqu'au nombril (désolée, messieurs, j'ai pas de photos, là.)


Bon, ensuite, elle s'est liguée avec ma sœur pour nous faire une organisation digne d'un général :

MC : On se met contre la barrière, non ?

Sister : Ouaip, va falloir courir mais moi, j'ai envie de faire pipi.

Nan : Moi  aussi, je veux faire pipi. On fait comment pour les dwichs ?

MC : On les achètera à l'intérieur !

Sister : On a qu'à faire deux équipes. Qui se sent de courir ?

MC et MissB : Moi !

MC : Ok, nous, on court prendre les places et vous, vous allez aux toilettes et acheter à manger. Vous revenez et on échange. Check ?

Sister : Check !

Et c'est comme ça que, rendons à MC ce qui est à MC, grâce à MC et MissB, nous nous sommes retrouvées  contre les barrières.


Après, elle m'a forcée à mettre des trucs en mousse fluorescents dans mes oreilles, c'était horrible ! Mais dès qu'elle a eu le dos tourné, ou plutôt les yeux accrochés par Lenny, je les ai enlevés... héhé... suis une maline, moi... ou alors, vus les acouphènes le lendemain matin, j'aurais du lui faire confiance.

Quand Lenny est entré sur scène, elle s'est mise à hurler et à siffler très fort ... d'où les acouphènes ! Et puis elle a sauté dans tous les sens en montrant ses seins à tout le monde, surtout aux cuivres qui ont eu l'air d'apprécier le spectacle et même à Lenny qui n'a pas trop rechigné pour les reluquer !

A la fin du concert, elle a tout de même osé soutenir que tout cela n'était pas vrai.


En conclusion, les concerts avec MC... c'est trop bien : vous payez un spectacle, vous en avez deux parce qu'elle vaut vraiment le coup d'œil, au moins une fois dans sa vie, pour la science...

Je donnerais n'importe quoi pour voir la tête de Saint Louis à U2... Et un traumatisé de plus, un...


Au fait, pour ceux qui aiment jouer à « Où est Charlie ? », MC est quelque part sur cette photo...

 

 


Par Nan
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Lundi 6 avril 2009

SNCF, mon amour !


Me revoilà, je reviens prêter main forte à MC et comme j’aime me plaindre, ce sera la SNCF qui trinquera cette fois.


Quand on vit à 500km de sa famille et de ses potes, le train devient vite un moyen de transport privilégié. Je sais maintenant qu’il ne faut pas s’endormir comme une merde sans coussin –même en première classe-  sous peine de récupérer le torticolis de sa vie, qu’il vaut mieux une grosse valise que plein de petits sacs, que les toilettes sont bien plus chouettes dans un TGV que dans un TER, bref, toutes ces petites choses bien utiles...


Je connais aussi toutes les gares de la région, celles où il est facile de se garer, celle où il fait chaud même en hiver, celles dans lesquelles on peut boire un bon café, celles qui ont des toilettes…


Mais j’ai aussi fait l’expérience de toute l’incompétence et de toute l’incohérence de la SNCF.


Commençons par le début : vous voulez réserver un billet sur le net : une fois sur deux, le site est en panne, en maintenance ou plante de façon régulière vous faisant perdre le fruit de vos précieuses recherches. Les recherches, justement : vous tapez une première fois votre recherche, on vous trouve un train, vous ne prenez pas le billet parce que vous voulez vérifier que quelqu’un pourra venir vous chercher. Vous tapez la même recherche le lendemain, les horaires n’ont rien à voir avec la veille. Vous voulez acheter le dernier billet PREM’S… ça ne va pas être possible, votre carte est refusée alors que vous avez largement de quoi faire sur votre compte. Vous vous décidez à mettre une option dessus… erreur, vous ne pouvez pas la confirmer, le site est en maintenance. Vous adressez un mail pour expliquer que vous voulez votre billet mais que vous n’avez pas pu confirmer à cause de cette fichue de maintenance… on vous répond « vous pouviez confirmer en allant au guichet ou à un automate ». Euh oui, mais vous avez souvent vu des gares ouvertes à 22H ou un automate dans une gare de campagne ?


M’enfin, ça y est : vous avez réservé vos billets… oui mais il faut les retirer : si vous avez de la chance, on vous propose de vous les envoyer, sinon de les imprimer. Vous pouvez aussi opter pour le retirer en gare au guichet ou à l’automate. Calculez bien votre coup, l’automate peut être en panne lui aussi ou alors quelqu’un peut être en train de s’amuser à regarder si il y a des trains pour Tombouctou alors que votre train, à vous, part dans deux minutes… Vous vous retournez alors vers le guichet : euh…pourquoi y a-t-il plus de monde que pour la queue de la Tour de la Terreur en plein mois d’Août ???


Allez, vous avez vos billets, et vous avez eu un petit coup de folie : pour trois euros de plus vous vous êtes offert le TER en première, la grande classe ! Adieu ados qui écoutent leurs musiques pas toujours au goût de la voiture à fond les ballons ! Vous êtes sur le quai, à l’heure, le train arrive, à l’heure, vous cherchez le wagon première classe et vous ne le trouvez pas. Vous demandez au ptit monsieur habillé en violet juste à côté de vous et il vous répond : « il n’y en a pas sur ce train, montez vite en voiture. ». Comment ça ? Pas de première sur ce train ??? Et mes trois euros, je me les mets au cul et je fais l’avion ??? Et bien oui.


Ajoutons que vous n’étiez déjà  pas forcément très jouasse vu que vous vous êtes levé à quatre heures du matin et que vous vous êtes frappé deux heures de route parce que la seule gare TGV qui vous permet d’arriver dans le Sud sans changer de train trois fois en huit heures de trajet est à deux cents kilomètres de chez vous. Merci la SNCF et la  région Bourgogne ! Plus, ce serait de la gourmandise… 

Par MamanCelib
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Lundi 16 février 2009

" On ne peut pas se consacrer à Virgile et à la verge "


Tel est l'adage tout droit sorti des Guides déjantés à l'usage des profs  que MC me répète souvent. Nous autres, professeurs de Lettres Classiques (entendez Latin, Grec et Français mais en vrai, on n'aime pas ça), nous reléguerions le sexe loin derrière nos dictionnaires et nos vieux livres poussiéreux.


Mais que nenni ! Je passe rapidement sur la vieille fille aigrie qui, par hasard, enseigne le Latin et qui n'a probablement pas vu de monsieur tout nu et très content depuis ... pfiout, des millions d'années, sur l'étudiante « bête à concours » qui ne vit que pour avoir son agrég et estime que le sexe est une perte de temps et surtout d'énergie et sur le « geek » de service qui maintenant ne traine plus dans les couloirs du département de lettres classiques mais plutôt dans ceux de l'IUT génie informatique ou un truc comme ça.


Et j'en viens à nous, professeur(e)s de Lettres Classiques épanoui(e)s, qui prenons autant notre pied en récitant du Cicéron debout sur la table basse du salon qu'en bisouillant à mort notre amoureux.  C'est vrai, ce n'est pas le même plaisir, et si je dois choisir, je laisse ce malheureux Virgile au placard... encore que pour Cicéron... il me faudrait un très très bon amant pour le supplanter dans mon cœur.



Il n'y a qu'à m'entendre parler à mes dictionnaires pour comprendre que j'ai une relation très intime avec Félix et Anatole (respectivement dictionnaire de Latin par Félix Gaffiot et de Grec par Anatole Bailly) vu que ce sont les deux seuls hommes qui ne m'ont jamais quittée, jamais trahie, jamais abandonnée. Bon, il ne faut tout de même pas oublier mon Cicéron chéri.


Et puis, faire du Latin, c'est sexy. Demandez à mes élèves... quand je leur raconte les amours de Mars et Rhéa Silvia (en leur disant : « un beau jour, Mars visite Rhéa Silvia et neuf mois plus tard... »), ou la vie sexuelle de César, l'homme de toutes les femmes et ... la femme de tous les hommes, et Pasiphaé et son taureau... ce n'est pas digne des plus glauques films X ? Je passe sur mes lapsus et autres fous rires (« Si tu continues, tu vas l'avoir, la barre ! » qui s'ajoutera aux deux autres sur mon cahier de note et donnera lieu à une punition ; « Madame, je peux tirer ? » « Mais tirer qui, enfin ? »... ah, le sujet de l'évaluation tirée au sort... oups...). J'ai donc en ma faveur le témoignage d'une bonne trentaine d'élèves qui sont d'accord avec moi... les profs de Latin peuvent être chaudes comme des baraques à frites et sans faire exprès, en plus !


Là, je ne parlais que de mes expériences de prof, mais en tant qu'élève, c'est encore pire... je garde un souvenir ému de mon prof de linguistique grecque en première année de fac... flap, flap, flap... C'est fou tout ce que cet homme savait faire avec sa bouche, il parlait au moins dix langues anciennes (genre le hittite et le vieux persan, pis le sanskrit, of course !) et différenciait un son [bh] d'un son [b] ou d'un [hb] avec des petits mouvements de la bouche... aaarghh, je défaille ! Il nous expliquait la valeur du parfait en Grec (qui décrit un état qui dure) en nous disant : « bah oui, comme être assis, être debout, être en vie, être en érection... » Ça nous faisait rêver. D'ailleurs, s'il se reconnait, qu'il n'hésite pas à me contacter, il sera toujours le bienvenu dans mon cerveau et dans mon lit !




En plus, faire du Latin, ce n'est pas que lire des discours moralisateurs, ça peut aussi être lire l'art d'aimer, d'Ovide qui est en fait un manuel de drague, ou encore quelques pages de Suétone, surtout lorsqu'il se prend pour Voici ou Public et vous révèle les petites anecdotes croustillantes sur votre empereur préféré.  N'oublions pas les visites de musées avec tous ces gens tous nus (c'est ainsi que j'ai eu comme fond d'écran un monsieur qui se fait bouffer le cul... au sens littéral, il s'agit de Milon de Crotone). Ne croyez qu'on admire juste le travail du sculpteur. Même à 26 ans passés, on pouffe devant machin qui en a une petite et on s'extasie devant les fesses de chose.


Je conclurai en citant un de mes collègues après une discussion particulièrement classe : « les profs de lettres classiques sont soit coincés du cul soit de vrais petits coquins »... à méditer quand vous déciderez si votre enfant doit faire du Latin !


Par MamanCelib
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Mercredi 21 janvier 2009

D'aucun se sont peut-être demandés ce que ça fait d'avoir MC au téléphone. Étant une de ses interlocutrices privilégiées au combiné, je vais tenter de vous éclairer sur la question. Observons plutôt une soirée lambda (et non lambada):


21h03

Nan est vautrée sur son canapé, regardant une débilité à la télé ou jouant avec son ordi ou (mais c'est plus rare) bossant ses cours.

Le téléphone sonne.


Nan: Iiiiik! Mékésskecé?

Le téléphone: drelin, drelin, drelin...

Nan: ça va, ça va, j'arrive! Elle enlève le nombre incalculable de plaids et de duvets qui la recouvre, s'embronche dans le fil de son ordinateur, marmonne quelques jurons, saisit son duvet et va décrocher le téléphone sus-nommé.

MC: Bah alors, il est tellement grand , ton appart, que t'as pas le temps de décrocher?

Nan: J'étais vautrée sur mon canapé, le temps que je me lève, tu sais...

MC: Attends, j'ai ma fille qui pleure. A Minibri qui hurle en fond sonore: Minibri, qu'est-ce que tu as? Allez, tu prends la sussu et tu te couches! Revenant à Nan: Alors, quoi de neuf?

Nan: Bof, les élèves... là commence le laïus habituel made in EN... Tu sais pas ce qu'ils ont encore inventé? Bla bla bla bla bla....

MC: Quand Nan a fini de déballer les dernières bêtises de ces chers bambins. Oh bé tu sais, à Dinoland... bla bla bla bla et dans l'autre collège, la principale bla bla bla bla... Elle s'arrète un instant puis lance un retentissant: Minibri! Tu te couches! Arrête de chanter! A Nan: Non, mais sans déconner, c'est qui le chef?

Nan: Ah, et il faut que je te dise la dernière de « mon-collègue-qui-a-des-problèmes-de-couple-et-sur-lequel-je-fantasme-pour-passer-le-temps », figure toi que j'allais boire mon café quand bla bla bla bla... Nan raconte une pseudo-description d'affection de la part du collègue en question et manifeste son incompréhension. Franchement, j'comprends pas, pourquoi prendre la peine de me rhabiller s'il voulait mater mes seins?PFFFFFF Elle souffle longuement, marquant ainsi sa frustration.

MC: Tous des cons, j'te dis! Elle sort alors quelques insanités. T'as pas qu'à montrer tes seins, aussi, saloooooope! Elle rit, Nan la suit.


22h27


Nan: Et toi? Avec Saint Louis, ça donne quoi? Toujours le désert de Gobi?

MC: Pffff, L'horreur! Pas un mec libre en vue. Tiens, tu ne sais pas ce que Saint Louis m'a dit? MC évoque les dernières réflexions de Saint Louis (comme dire à sa mère, Blanche de Castille: « Tu crois que c'est une bonne idées, les croisades?). M'enfin, tu vois, c'est pas comme si mes yeux criaient « braguette »!

Nan: Ah si! Je les entends d'ici qui crient « braguette... guette! Braguette... guette! » Et oui, y'a de l'écho parce qu'ils sont deux. Il va de soi que cette vanne en contexte et avec le ton était amusante. Là, elle ne l'est pas: tant pis.

MC: Nan, tu es folle! Au fait, tu en es où de tes projets de poupée gonflable qui chante « tiens, voilà du boudin »? Elle fait allusion à une conversation antérieure durant laquelle elles avaient envisagé de commercialiser des poupées gonflables à leur effigie mais pour des catégories professionnelles bien précises, comme les charcutiers, par exemple.

Nan: en pouffant de rire T'imagines : quand on t'appuie sur le nez, te mettre à chanter! Et quand on te fait autre chose alors, tu fais quoi? Nous garderons ici un peu de retenue, retenue qui n'était pas de mise lors de cette conversation on ne peut plus graveleuse, digne d'une caserne!

MC hoquète, elle est proche de la mort par suffocation face aux inepties de Nan.

Nan: N'oublie pas, MC: inspire, expire. Voilà! ... Attention, tu ne respires plus, là ! Dépèce toi!

MC: Ouf! Mais tu es une grande malade! Non, sérieusement, Nan, vous êtes combien dans ta tête?

Nan: Arrête! La chose qui me fait le plus peur, c'est de devenir folle ! Quelle horreur ! Plutôt mourir!

MC: Oui mais tout de même, il faudrait te faire soigner, ça fait peur.

Nan: ça fait peuuuuuuuur! Elle prend le ton de Paul, le chanteur des Fatals sur l'album live Public, qui manifeste son effroi devant un t-shirt System of a down. Bon, c'est pas tout ça, mais j'ai pas mangé.


Il est maintenant 23h00 et l'estomac de Nan crie famine.


MC: Roooh, bé pourquoi tu me l'as pas dit avant? Allez, va manger, va!

Nan: Huuuuuuu, tu es bien aimable!

MC: Je sais, je suis trop bonne.

Elles échangent ainsi des politesses pendant un bon quart d'heure.

Nan: Bon, bonne nuit! N'oublie pas l'huile essentielle de lavande pour dormir!

MC: Ouaip! A bientôt! Bizz.


Voilà, maintenant vous savez tout, enfin presque. Un autre jour, je vous parlerai des problèmes de transit de MC et de son addiction à l'imodium, preuve que le débat vole toujours très haut.

 


Nan

Par Nan
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Mardi 13 janvier 2009

Défense et illustration de la langue française.

du port du pilou.


 

Bon, comme Minibri, 3 ans,  m'a interdit de la copier, je suis obligée de modifier mon entrée en matière :

 

Les pilougirls parlent aux lecteurs de MC - le pilou est en danger - MC lui a déclaré une guerre sans pitié - devons réagir au plus vite - devons écrire un manifeste pour sa défense - fin de la communication ... ou pas :


Je me dois d'intervenir : MC attaque trop souvent les porteuses de pilou : le pilou serait contre sa religion, ce n'est pas beau, c'est un tue-l'amour, bla bla bla... Et pourtant, nous sommes nombreuses à l'apprécier notre pilou chéri.


J'en conviens, le jour où je me suis rendu compte que je regardais Bridget Jones en pilou, j'ai eu comme un moment de solitude au moment où  elle chante « all by myself »... vêtue d'un magnifique pyjama en pilou, imprimé écossais rouge (page 230 de la redoute 2007 - 2008).

C'est vrai aussi, quand on ouvre sa porte vêtue d'un prodigieux pilou rose et de chaussons lapins,  oui, je le concède, la sexytude n'est pas au rendez-vous. Encore que... ça a un petit côté femme-enfant, non ?

Oui,  lors du combat nuisette contre pilou, la nuisette gagne par KO si l'enjeu du concours est de savoir lequel des deux est le plus sexy. Mais si on se demande lequel des deux est le plus doux, le plus confortable, le plus chaud : c'est mon pilou, pardine !


D'accord, MC, le pilou, ce n'est pas sexy ; encore que, un pote me faisait remarquer que bien porté (genre le pilou un peu trop grand, un peu trop ouvert, un peu sur Adriana Karembeu...) ça peut être tout à fait charmant et que mon ex adorait (mais lui, il n'était pas normal.)

Mais de toute façon, on ne le porte pas pour être sexy ! Qui aurait l'idée tordue de porter un pilou pour une première nuit d'amour ? Qui ouvrirait à son voisin, qu'elle convoite, vêtue de son plus beau pilou ? Quel homme offrirait cela à sa dulcinée (sauf si ça fait 30 ans qu'ils sont mariés ...et encore) ? C'est comme si je te demandais si tu vas bosser en jogging ? Tu me dirais « non mais ça va pas la tête ? » Et je te répondrais « plutôt mourir ! » Et ce serait normal.


Non , le pilou est l'accessoire de la femme qui veut prendre du temps pour elle, loin de tout jeu de séduction.

On porte un pilou, parce qu'

1.     Aujourd'hui c'est matinée cocooning : on prend son petit dej' en écoutant du Ray Lamontagne, on se fait couler un bain, on se fait un masque, et on squatte la salle de bain éclairée de bougies et flairant bon les huiles essentielles.

2.    On est rentrée du boulot trempée comme une soupe, on en a marre et on est fatiguée, alors on se love dans son pilou préféré et on boit un thé en lisant un magazine débile (ou du Virgile si on est une prof de lettres classiques frappadingue).

3.    Il a fait - 12° toute la journée, il est tard, on est bien calée dans ses oreillers et on lit un bon bouquin.

4.    Ce soir, on est toute seule à la maison (comment ça, comme tous les soirs ????), on s'est préparé un plateau-repas régressif  (jambon- purée ou coquillettes au fromage, compote-cannelle ou glace Ben  et Jerry's) et on regarde sa comédie romantique préférée ou un Disney pour les plus régressives d'entre nous.


Honnêtement, tu te vois faire tout ça en nuisette ? Tu aurais froid, tu ne dormirais pas bien, le lendemain tu aurais des cernes à faire peur et le charisme d'un beignet (je rends cette expression au César à qui je l'ai volée !).

 Le pilou n'a pas pour vocation de séduire, mais il participe au processus parce que chaque fois qu'on se glisse dans son pilou et qu'on prend du temps pour nous, on est bien et on devient plus belles. Alors, et seulement alors,  on est irrésistibles dans la magnifique nuisette que les copines nous ont offerte.


Par MamanCelib
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Lundi 5 janvier 2009

Hey les gens, Nan's speaking (Quoi, j'ai piqué l'entrée en matière de Mini-Bri ? Elle a trois ans, elle n'a pas mis un copyright dessus, non ? ). Bon, petite explication sur « pourquoi MC me cède-t-elle la parole ? » :


Après un débat philosophique et profond sur le bien-fondé de l'anéantissement de la race humaine puis de brillantes délibérations sur les métaphores sexuelles (l'expression « Lenny Kravitz joue dans ma courette » peut-elle être interprétée comme une métaphore sexuelle ?),  MC m'a octroyé l'immense honneur de balancer des tas de bêtises sur son blog (elle m'a même proposé de me laisser les clefs, ça fait peur, hein ?) m'évitant ainsi l'embarras et la charge morale d'avoir mon propre espace d'expression. Je deviens ainsi la première chroniqueuse de MC.


Si MC était Christine Bravo, je serais Sonia Dubois ! Je serais donc rapidement repérée par SlimFast, je perdrais des millions de kilos, et ma vie changerait ! Waouh ! Hélas ou heureusement (rayez la mention inutile), MC n'est pas Christine Bravo, parce qu'elle n'est ni blonde ni écervelée, par contre ma ressemblance avec  madame Dubois reste frappante, la découverte par Slimfast en moins. On ne peut pas tout avoir dans la vie.


Après une brillante démonstration de la nécessité de l'extinction volontaire de la race humaine, la répétition de petits « dépèce-toi » (déformation de « dépêche-toi » par un psychopathe qui a un cheveu sur la langue) dans le combiné,  et la proposition de  plusieurs solutions au problème, récurrent lors de nos conversations téléphoniques, du désert de Gobi (solution 1 : l'onanisme, 2 : la polygamie, 3. l'homosexualité, 4. La zoophilie... étrangement, elle n'en a choisi aucune.), l'épisode Dubois a été la goutte d'eau qui a fait déborder la MC. Encore un peu, et je pouvais dire « oh non, ils ont encore tué MC ! ». Il a fallu que je lui rappelle de respirer périodiquement, sinon c'en était fini de votre bloggeuse préférée.


L'inconvénient, c'est que contrairement à MC, je n'ai pas la plume facile (par contre je maîtrise à mort l'art de la flatterie) et que je ne sais vraiment pas ce que vous découvrirez potentiellement dans la « chronique de Nan ». Peut-être sera-ce bien, peut-être pas.


Inch'boudah comme dirait l'autre !

Par Nan
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